chez nousOur House, 2018
traduit de l'anglais par Caroline Nicolas
Sonatine, 5 mars 2020, 470 p.


Tout à coup, des inconnus vous piquent vos fleurs (et votre magnolia adoré, et votre cabane de jardin détestée, et votre maison).
Ça, c'est l'effet merdique d'expulse.

Lorsque Fi(ona) voit un jeune couple s'installer dans la somptueuse demeure londonienne qu'elle occupe avec son mari et leurs deux jeunes fils, elle croit d'abord à une erreur. Eh non, pincez-la, elle ne rêve/cauchemarde pas. Ce n'est pas "Surprise sur prise", et elle ne se trompe pas de maison, malgré tout l'alcool qu'elle s'enfile avec ses copines.
La réalité est tellement compliquée qu'il faudra à l'auteur près de 500 pages très denses pour nous expliquer la terrible machination à l'oeuvre.

L'intrigue est tordue à souhait, mais reste compréhensible, à défaut d'être vraiment crédible.
Le sac de noeuds se démêle très lentement, via les témoignages de Fiona et de Bram – dont l'alternance et le niveau de détail nuisent à la fluidité de lecture.
Lassitude, ennui et impatience à mi-parcours : je me demandais ce que l'auteur avait encore à nous apprendre.
Le 'coup de maître' s'est révélé pour moi dans les 70 dernières pages, et avec le personnage qui a(ura) le dernier mot.

La 4e de couv promet un "thriller redoutablement addictif" entre 'Desperate Housewives' et 'Les Apparences'.
Oui pour 'Les Apparences' et tous les autres thrillers conjugaux qui ont fleuri depuis quelques années.
N'ayant pas suivi 'Desperate Housewives', je comparerais plutôt aux romans de voisinage de Liane Moriarty (il paraît que ça y ressemble), qui nous parlent aussi de petits secrets (de maris) et de grands mensonges, un peu, beaucoup, à la folie...

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15 > 22 juin

 

Titre original : Our House