dans la toileHugo Thriller, mai 2019
vhLe Livre de Poche, 25 mars 2020, 408 p.

Non, lecteur, tu n'es pas convié ici à découvrir les joies du camping - audio & visio de l'apéro bruyant des voisins midi & soir, leurs blagues salaces, parties de pétanque et ébats sur matelas pneumatiques.

Cette 'toile' peut désigner des peintures, celles peintes par Isabel, mais aussi le piège dans lequel cette jeune femme se débat depuis qu'elle a été victime d'une fusillade (coma, syndrome de stress post-traumatique, amnésie, somnambulisme, etc.).

Le début du roman est prometteur.
Isabel est incitée à quitter Paris pour se mettre au vert dans les Vosges, son mari médecin rentre tard, elle se retrouve alors seule dans un environnement isolé et flippant, fait des malaises, manque d'air, voit des morts et/ou hallucine, reçoit d'étranges messages.
Huis clos + événements étranges + parano ou complot réel = ambiance angoissante, donc stress assuré pour le lecteur.
L'auteur revendique son admiration pour Stephen King. N'ayant lu que (l'excellent) Dolores Claiborne, je ne saurais comparer.

L'intrigue vosgienne devenant de plus en plus répétitive et confuse, les flash-back sur l'enfance américaine d'Isabel dans le Maine sont bienvenus (à défaut de représenter des bouffées d'air frais, car l'héritage familial est très lourd).

Pour accrocher le lecteur (c'est quitte ou double, moi il m'a agacée, dégoûtée), Vincent Hauuy multiplie les ingrédients du genre, et on trouve en prime, comme si ce n'était déjà pas assez chargé : troubles mentaux sévères, affaires de pédophilie, cancers, addictions diverses, dettes, gémellité, "cendrillonade", etc.
N'est-ce pas un peu facile de noyer le lecteur en multipliant ce genre de pistes ? C'est devenu du grand n'importe quoi, selon moi.

Plus jamais un tel imbroglio cousu de fil blanc.

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22 > 27 juin