dada trompeArola, février 2018, 52 p.

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En général, dans un numéro de DADA, je fais plusieurs découvertes.

Ici, sur le thème du trompe-l'oeil, c'est essentiellement Liu Bolin qui a retenu mon attention et suscité ma curiosité au point d'aller voir ses autres oeuvres sur internet.
Celle présentée dans la revue est Caché dans la ville, Panda (2012), qui illustre la première de couverture. Vous voyez les chaussures en bas, au milieu ? Remontez et vous trouverez la silhouette et le visage de l'artiste, entièrement grimés pour se fondre dans le décor. Ses autres créations sont sur le même modèle. Explication : « Puisque son pays veut le faire disparaître, il prend l'idée au pied de la lettre et se glisse dans toutes ses photographies. » L'utilisation du panda sur cette photographie en particulier est un symbole particulièrement fort, qui dénonce l'hypocrisie de la politique étrangère de la Chine : « Ces pandas sont une arme diplomatique efficace : l'animal, qu'on ne trouve qu'en Chine, est offert à d'autres pays pour entretenir de bonnes relations avec eux. Avec son air inoffensif, il donne aussi aux autorités chinoises une image sympathique, malgré la dictature qui règne sur place. » Une pensée (agacée) pour le 'filleul' ultra-médiatisé de Brigitte M., au zoo de Beauval...

Pour le reste, j'ai redécouvert les trompe-l'oeil antiques, notamment ceux de Pompéi ou les fresques de Zeuxis, tellement réalistes que les oiseaux venaient picorer les grains de raisins dessinés, à ce qu'on dit... On trouve aussi dans ce numéro les portraits fruits & légumes d'Arcimboldo (que j'ai toujours trouvés puissamment hideux), des oeuvres murales contemporaines de street artists* (Banksy, Anders Gjennestad...), des illusions d'optiques fascinantes de différentes époques, jouant avec la géométrie et le principe d'anamorphose.

Je parcours généralement en diagonale les dernières pages, consacrées aux expos et autres 'aRtualités'. Cette fois, l'article sur 'Le jardin des délices' de Carla Gannis (2014) m'a fascinée.
A découvrir en vidéo, car l'oeuvre, qui reprend le célèbre tableau éponyme de Jérom Bosch (1500) est animée.
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* DADA utilise toujours le terme de 'street artiste' (sans doute l'expression consacrée), je lui préfère ceux 'd'artistes de rue', ou 'street artist'.

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10 & 11 août

 

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source : 'Liu Bolin, l'homme caméléon', article du 28/01/2013 (L'Express)

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source :
Maison Européenne de la Photographie

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source :
 Liu Bolin: The Invisible Man | LIU BOLIN

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source : Liu Bolin Studio

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 Carla Gannis -- voir aussi cet article sur Rebelle