terebenthineGallimard, 20 août 2020, 176 p.

cf♥♥♥

Quand Trust tutoie l'antisocial qui perd son sang-froid, j'aime.
J'aime aussi quand Téléphone me dit familièrement que quelque chose en moi ne tourne pas rond. Jean-Louis, si tu savais... 🙃
Et je suis toute chose quand on me chante ça : 'Je te vois toute nue sur du satin. Et j'en dors plus, viens me voir demain.' *
Bref, je ne suis pas à cheval sur les principes : tutoie-moi si tu veux.

Par contre, quand un auteur emploie la 2e personne du singulier dans son roman, au mieux, je suis déroutée, et je m'habitue. Au pire ça m'agace, je trouve ça mièvre, artificiel, et je reste à distance. Option 2, dans ce cas.

Voilà pour la forme, ici.

Pour le fond, je m'attendais à une histoire de femme, de mère, de fille, comme dans les précédents romans de Carole Fives que j'ai tant appréciés (Tenir jusqu'à l'aube, Une femme au téléphone...).
Mais si j'avais lu la 4e de couv', je n'en serais pas là. Ou peut-être que si, j'aurais choisi cette lecture, mais pour d'autres raisons, car je reste dans la ligne de mes vacances apprenantes sur l'Histoire de l'Art. J'ai presque eu l'impression de lire un numéro de la revue DADA. Dans ce Térébenthine, l'auteur nous parle de femmes artistes des XXe et XXIe siècle, et pose également la question de l'avenir de la peinture dans les Arts plastiques.

Intéressant, bien que l'aspect didactique soit souvent artificiel. Quant aux interactions entre les 3 z'amis, elles ne m'ont pas convaincue une seconde. Les personnages sont sans relief, et leurs dialogues d'une platitude et d'une naïveté absolues - comme dans la vraie vie, cela dit.

Déception, parce que je partais avec des a priori très positifs.

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27 & 28 août

*****   rentrée littéraire 2020 - n° 2   *****