sale gosseL'Iconoclaste, 2019, 350 p.

mat♥♥♥♥♥

Où j'ai appris ce que signifie Miskine - le nom du chien 🐶 de Pierre-Emmanuel Barré, dont le journal de confinement fut l'un de mes plaisirs de cette période.
De l'arabe مسكين (miskīn) : pauvre, pauvre type, malheureux, triste, loser.

Dans ce roman : du foot, mais pas que. Sinon j'aurais abandonné.
Entre les films Polisse (Maïwenn) et Hors normes (Toledano & Nakache), des histoires d'enfants mal partis dans la vie, d'adoption, d'ados en colère (pléonasme ?), d'adultes qui y croient, même si l'administration ne les aide pas, ou si mal.

Mathieu Palain signe là son premier roman, inspiré de l'expérience de son père, éducateur en banlieue parisienne.
Je m'attendais à ce que le récit soit davantage centré sur ces adultes qui font ce métier admirable, ceux qui raisonnent de cette façon (car ici comme ailleurs, il doit bien y avoir des glandus) : « Quand je suis arrivé à la PJJ, je voulais changer le monde. Aujourd'hui, j'essaye de ne pas l'abîmer. Ton métier, c'est semer sans jamais récolter. Tu suis des mômes qui disparaissent dans la nature, d'autres les remplacent et tu dois te remettre à semer. Ce n'est pas pour les pragmatiques qui veulent des résultats. »

Mais au coeur de cette histoire, on trouve plutôt Wilfried - son 'insécurité affective' & sa colère, qui lui font bousiller tant de choses...
Toute ma sympathie aux malheureux parents. Il faut que jeunesse se passe - et ça passe ou ça casse, etc.

    trouvé dans une boîte à livres 🚪📚 et gardé pour faire tourner   

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2 > 4 sept.