la discrétion

Plon, 27 août 2020, 255 p.

faiza♥♥♥

Parcours de Yamina, femme née à la fin des années 1940 dans l'Algérie colonisée.
Exilée en France en 1981 pour rejoindre un mari marocain plus âgé qu'elle, qu'elle n'avait pas choisi.
Devenue mère de quatre enfants, aujourd'hui adultes, toujours à dorloter son petit dernier de trente ans, son seul fils - question de culture ? ou bien tous les hommes exploitent leurs pseudo faiblesses en matière de tâches domestiques pour retarder la coupure du cordon ? C'est moins fatigant pour eux, et ça fait plaisir à maman. Coup double, sauf que ça énerve les soeurs.

Pourquoi me suis-je autant ennuyée avec un roman si court (250 pages), dont les sujets m'intéressent ? Guerre d'Algérie, exil, intégration, deuxième génération, maternité et féminité, émancipation des femmes, sort des immigrés en France, et ceux du Maghreb en particulier (avec traumatisme supplémentaire pour les Algériens). Et colère - étouffée ou exprimée, acquise par la vie ou transmise entre générations...

Je me perdais dans les personnages, les filles de Yamina apparaissent de loin en loin dans le récit, j'ai eu du mal à mémoriser les caractéristiques de chacune, et donc à m'y attacher.

Pourtant, j'apprécie généralement les romans de Faïza Guène, truffés d'idées pertinentes, avec un sens de la formule qui fait mouche.
Ici, l'intrigue m'a semblé manquer de liant - tableau trop impressionniste pour une myope.

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23 > 27 oct.