l'arabeAllary Editions, 5 novembre 2020, 180 p.

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Dernière année de collège pour Riad et découverte du lycée.
Il s'intègre plutôt bien parmi ses congénères grâce à son talent pour le dessin, même s'il se mélange peu aux 'dominants', se contentant de les observer d'en bas. Comme beaucoup d'entre nous à cet âge, sa grande crainte est de rester 'puceau à vie'.
Les trois grands-parents maternels sont très présents, et la maman s'étiole (entre dépression, coups de gueule et espoirs), en attendant de retrouver, un jour peut-être, Fadi.

Je n'ai pas relu les précédents tomes avant de me jeter sur ce 5e opus hier soir. Je n'ai pas relu mes billets non plus.
Comme ça, de loin, je dirais que ce dernier album est moins géo-politique, plus familial, et centré sur l'adolescence. On retrouve des thématiques présentes dans la série 'Esther' du même auteur : souci de l'apparence, loi du collège et hiérarchie entre gamins généralement liée à l'origine sociale.

La personnalité de Riad se dessine, il découvre Lovecraft et des grands de la BD (Bilal, Moebius...). Et tandis que la famille traverse une grosse crise, il s'affirme de plus en plus comme l'aîné qui rassure la maman (quitte à mentir) et fait le mariole pour détendre l'atmosphère.

Les plus : les apparitions du papi rigolo/grande gueule, et pour moi, les allusions à des quartiers rennais que je connais bien.

Très bon moment. Vivement le 6e, hélas annoncé comme le dernier de la série.

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5 nov. -  ♥  merci au clic & cueillette de V. ♥