à crierAux Forges de Vulcain, 23 août 2019, 254 p.

♥♥♥

Exercice délicat pour un auteur : jouer les cartes de la distinction et de l'érudition sans paraître
- au pire prétentieux (déjà, ce titre...)
- au mieux un peu pathétique, façon élève trop appliqué qui imite bien ses maîtres (ah les tics de langage empruntés à quelques écrivain(e)s français : il est des... comme un enfant... évidence... effroi...).

S'agissant d'un premier roman, écrit par une blogueuse que j'ai aimé suivre pendant quelques années, je choisis la seconde impression.

Autre exercice délicat, côté lecteur cette fois : ne pas entrer dans un ouvrage les poils rebroussés par le concert de louanges des 'amis' de l'auteur (nombreux sur la blogo et Babelio), plus ou moins sincères, qui ont accompagné l'arrivée du 'bébé'.

àcrierDans ce roman initiatique, nous suivons Léna, jeune fille ukrainienne dont les parents ont décidé de fuir en France après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en 1986. Elle est partie à reculons, laissant sur place Ivan, sa 'moitié', ami d'enfance peut-être promis à devenir davantage. Mais peut-on savoir à treize ans ce que l'avenir nous réserve...

J'ai longtemps été agacée, distante, souvent tentée d'abandonner ces mots trop parfaits, ces agencements trop propres, cette abondance de symboles, de légendes, de références à diverses mythologies.

Je suis contente d'avoir persévéré, car j'ai aimé les cinquante dernières pages (à partir des mots de l'aïeule).
Le ton était-il devenu plus authentique ? ou bien je m'y suis habituée...

   • Quel dommage que la superbe couverture initiale avec des coquelicots et des liquidateurs alignés, jaunes comme des Lego n'ait pas été conservée pour le format poche !

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