elle danseFolio, 18 octobre 2001, 140 p.

♥♥

Pourquoi abandonner ce livre à la moitié (p. 79/140) ?
Parce qu'il m'agace.

Pourquoi pas avant ? J'ai failli le faire plus tôt, au bout de vingt pages, mais il a accompagné un aller-retour en bus. Je ne voulais ni porter ni abîmer le lourd & précieux 'Des vies à découvert' de Barbara Kingsolver, que je déguste doucement depuis quelques jours.

Pourquoi m'agace-t-il autant, ce petit roman ?
• Chichiteux en diable, posé, une atmosphère vaporeuse à la D. Hamilton, F. Cabrel. Et un peu cette même sensation écoeurante, d'ailleurs, lorsqu'il est question d'enfants, parfois, chez ces trois-là (plus ou moins).
Je n'aime pas le culte que ce père gaga voue à sa fille de six ans, ou sa façon d'en parler.
Comparer l'amour paternel au sentiment amoureux. (?!?)
Et parler de faire l'amour à une femme 'comme on berce un enfant'. (?!?)
• Des métaphores à foison. Et celle-ci, justement, qui me fait toujours bondir quand elle est reprise à gogo par un auteur, aussi pénible qu'un tic de langage : 'comme un enfant', pour exprimer la fragilité, la candeur (pour ces délicieux petits êtres 'innocents', voir aussi plus haut).
• Des poncifs pathétiques : "Si l'amour cessait d'exister du jour au lendemain notre planète s'éteindrait." (dès la page 14)
• Un narrateur nombriliste et mollasson, un homme quitté, jaloux, qui picole dans la touffeur d'un mois d'août poussiéreux, sale, trop lumineux.
• Et parce que je n'ai pas envie de me confronter à ce sujet - la mort lente & douloureuse d'une mère.

Pourquoi l'avais-je retenu dans une boîte à livres ?
Grâce à tous les éloges lus sur Babelio, de lecteurs dont les goûts sont généralement proches des miens.
Cet auteur n'est pas plus pour moi que Ph. Besson, je crois.
Dès que je vais me balader, attestation en poche et "gros sabots" aux pieds, je remets ce roman dans une boîte à livres, il plaira à d'autres.

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23 nov.