comme un plateauSix Pieds sous Terre, 20 septembre 2012, 144 p.

empl♥♥♥

La vie en colocation chroniquée par une jeune femme solitaire et tellement pudique qu'elle ne peut pas se montrer en pyjama.
Autre difficulté : elle qui a toujours vécu à Montpellier doit s'habituer à la Belgique - son climat, son vocabulaire...

La narratrice/l'auteur manque cruellement de confiance en elle. Comment ce malaise se traduit, en BD ? Pour Emilie Plateau, par des personnages minuscules. Moins de 3 cm, plus souvent 2, à peine plus grands que la petite forme perdue sur la couverture - j'ai mesuré avec ma petite règle rose de collège. La typo est à l'avenant : 1 à 2 mm pour les lettres.

Loupe obligatoire. Donc vague nausée à la fin.
Sentiment de redites, aussi : vie en communauté, donc promiscuité, embrouilles & mesquineries autour des corvées, divergences sur les notions d'ordre & hygiène et sur les préférences alimentaires, casting à renouveler dès qu'un des 6 colocs quitte le navire, impression d'être dans un jeu de TV réalité, etc.
Des angoisses, de la lose et de l'autodérision, je pense en avoir trop lu en BD, je sature.
J'ai quand même souri.

De cette auteur, j'ai préféré Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, BD-doc sur la première femme noire (avant Rosa Parks !) à avoir refusé de céder sa place à un blanc dans un autobus.

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28 > 31 janvier - emprunt mdtk