préférerHarper Collins, 8 janvier 2020
format poche, 13 janvier 2021, 240 p.

♥♥

A propos d'un homme qu'elle a aimé, la narratrice déclare : « Il m'a enseigné tant de choses en étant juste lui-même qu'il m'a légué, je crois, un souvenir par jour. »
Parmi ces choses : « arrêter (...) la lecture d'un livre que je n'aime pas. »
Je lis ça 4 pages avant la fin, et ça m'énerve de ne pas avoir osé.

J'attendais... mais quoi ?

En vrac, les idées et sentiments qui m'ont traversé l'esprit au cours de cette lecture interminable :
• qui a placé ce roman en tête de gondole des polars ?
• le deuil, je préfère ne pas en entendre parler, surtout celui-là, la perte de fils (x 2 : pour la narratrice et pour sa mère)
• la neige c'est beau quand ça tombe, c'est doux & cotonneux, j'ai réappris cela jeudi, mais la lumière crue ensuite est flippante, et ce blanc qui recouvre tout ne me convient pas, je veux du vert-nature et des couleurs vives, chatoyantes
• idem pour l'isolement dans un tr*uduc du monde en plein hiver, entourée d'animaux sauvages, où les plus proches voisins sont à des kilomètres - méfiants, taiseux et... armés
• flippante aussi cette forme de régression qui consiste à retourner vivre avec sa mère, même si les rapports d'autorité sont gommés après les drames qu'elles ont vécus
=> donc identification avec la narratrice impossible.

En reprenant mes notes, je vois que j'ai savouré le début, relevé beaucoup de phrases. Ensuite, je me suis enlisée dans cet hiver sans fin ; les états d'âme de cette femme en quête de soi m'ont ennuyée. A partir de quand ?

Je pensais conclure avec ce passage, lorsque j'aimais encore ce roman :
« Je ne cherche pas à ce que l'on me raconte une histoire. Je veux que cela soit divinement écrit. Je veux sentir l'équilibre parfait des tournures. le poids des mots qui se pondèrent dans les phrases. Je veux cette fluidité qui transporte. » (p. 41)

Je garde l'idée, mais pour préciser que j'ai besoin d'une histoire, moi, quitte à trouver le style bancal.

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>  14 février