impactMichel Lafon, 22 octobre 2020, 348 p.

ol no♥♥♥♥♥

En surproduisant pour surconsommer, on épuise les sols et les ressources (fossiles, notamment), on déforeste, on sacrifie des populations, on émet du CO2 et autres gaz à effet de serre.
Résultats : dérèglement climatique (canicules, inondations, incendies de forêts, fonte de glaciers et de la banquise, montée des eaux), catastrophes nucléaires, explosions chimiques, pollution, pénurie d'eau potable, cancers, extinction d'espèces animales & végétales... - ça vous a plu, ça vous plaît, vous en demandez encore (en croissance exponentielle) ?
♪♫ « Alors voilà, l'être humain a une petite amie
Elle brille, et son prénom c'est Profit
À eux deux, ils détruisent la planète... » ♪♫
Zut, je n'ai pas la rime pour continuer avec cette chanson...

Je passe à Alligators 427 de Thiéfaine pour les dégâts du nucléaire :
♪♫ « Je sais que vous avez la beauté destructive / Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir / Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie / Moi, je vous dis : Br@v0 ! et Vive la mort ! » ♪♫

On peut aussi enchaîner sur les Cow-boys fringants, à propos de l'extinction de la vie sur la Terre :
♪♫ « On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant / Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps / Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père / Et qu'il tombait encore de la neige en hiver / En ces temps on vivait au rythme des saisons / Et la fin des étés apportait la moisson / Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux / Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux / Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante / Paysages lunaires et chaleur suffocante / Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim / Comme tombent les mouches, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien (...)
Tout ça a commencé il y a plusieurs années / Alors que mes ancêtres étaient obnubilés / Par des bouts de papier que l'on appelait argent / Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants / Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien / Étaient prêts à tout pour arriver à leur fins / Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre / Pollué l'air ambiant et tari les rivières / Mais au bout de cent ans des gens se sont levés / Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper / Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie / Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits / C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens / Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence / Quand tous les océans ont englouti les îles / Et que les inondations ont frappé les grandes villes / Et par la suite pendant toute une décennie / Ce fut les ouragans et puis les incendies / Les tremblements de terre et la grande sécheresse / Partout sur les visages on lisait la détresse / Les gens ont dû se battre contre les pandémies / Décimés par millions par d'atroces maladies / Puis les autres sont morts par la soif ou la faim / Comme tombent les mouches, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien / Plus rien...
Plus rien... » ♪♫

En fait, je retarde le moment de parler en mon nom (ou pseudo), car j'ai adoré cet ouvrage, et les avis sur Babelio sont très contrastés. Certains jugent le roman simplet et manichéen - et ce WE, je suis lâche ou pas assez diplomate pour développer des arguments mesurés, qui n'agresseraient personne.panda mask

Donc, vite fait : Olivier Norek dresse un tableau catastrophique de notre planète, et comme dirait l'autre, l'apocalypse (y) est pour demain.
Comme l'histoire se passe en 2022, et que l'auteur est intelligent, cultivé et documenté, on sait que ce constat alarmiste n'est pas exagéré, qu'il y a urgence, etc. Il suffit de lire un peu sur le sujet.
J'ai adoré apprendre, j'ai aimé cette idée de secouer les consciences brutalement, quitte à recourir à la violence...
Tous ces protagonistes qui cherchent activement des réponses m'ont plu, aussi.

Et j'ai retrouvé ce que j'aime chez Olivier Norek : quid des états d'âme des policiers & avocats ? Quid de la Justice ?
Cet auteur m'apporte des éléments de réponse, que j'écoute d'autant plus attentivement qu'il a lui-même fait partie de la maison (ancien capitaine de police), et connaît donc bien les coulisses.

Aussi génial que flippant à pleurer.
Déconseillé aux climato-sceptiques...
#🐼⚡

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