et tjs lesJC Lattès, janvier 2020
Le Livre de Poche, 6 janvier 2021, 284 p.

♥♥♥

On the Road again ♪♫ - à mon insu.
Impression de reprendre une certaine Route que j'avais quittée sans regrets en 2009 pour emprunter des petits chemins plus verts, en compagnie de quelques personnes, sous des ciels plus bleus ou plus variés.
Cela dit, je les ai re-croisés ici ces deux-là, avec leur barda sur roulettes, et j'ai trouvé le clin d'oeil plutôt mignon.

Comme certains romans de Sandrine Collette que j'ai lus, le roman a d'abord des airs de conte cruel : une femme séquestrée par deux 'sorcières', un enfant rejeté par sa mère comme le Ludo de Y. Queffélec (Les Noces barbares) mais pour d'autres raisons, et qui s'en sort mieux... temporairement.

       ***    attention - la suite du billet peut spoiler    ***

Après l'abandon maternel et quelques années de répit, il connaît une nouvelle rupture, avec 'la chose'. C'est l'apocalypse.
Plus rien... ♪♫
Ce rebondissement m'a surprise, ce n'est pas le genre d'histoire que j'attendais - si j'avais su, je n'y serais pas venue, et j'ai d'ailleurs peiné lors du long voyage.
J'ai aimé en revanche la phase de réappropriation, qui rappelle ces pionniers qui repartent de rien loin de chez eux (cf. La Saga des émigrants, Vilhelm Moberg). Ou de presque rien, pour les Suédois décrits par Moberg, car les territoires 'empruntés' aux Indiens s'avèrent fertiles.

Ce roman post-apolcalyptique & initiatique, plombe et fait réfléchir à l'idée de 'vivre ou survivre', à l'instinct de conservation de l'individu, de l'espèce.
Il est sorti en 2020, le lire devait être encore plus anxiogène au début de la crise Covid. Il me semble que j'aurais alors abandonné.
Là j'ai tenu bon, et tant mieux pour les 150 dernières pages (sur 380).

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5  >  8 avril
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