kéroL'Iconoclaste, 1 avril 2021, 280 p.

♥♥

Vous aimez les nouvelles trash, façon Céline Robinet, Claire Castillon.
Sans adorer JJG, vous savourez cette ambiance - l'intimité nocturne en voiture. Mais les arrêts sur l'autoroute vous angoissent un peu, la nuit.
Les romans à tiroirs (comme ceux de Pierre Raufast) vous enchantent.
Et en plus vous avez adoré le premier texte de l'auteur, La vraie Vie.

Hélas, ça ne suffira peut-être pas à vous faire apprécier cette deuxième publication d'Adeline Dieudonné.
J'ai savouré, au début. Elle a quand même des idées et des formules amusantes, bien senties.
J'ai tiqué, de plus en plus.
Il faut dire que je n'aime pas
   • les chevaux, l'équitation, les truies sur les canapés
   • la cruauté et le mépris - lequel suinte partout, ici
   • les histoires de Q lourdement loufoques et embarrassantes pour l'un des 'participants' (pauvre Julie dans cette famille de tarés)
   • qu'on se fiche du lecteur en rafistolant des bouts de nouvelles pour en faire un roman, sans même prendre la peine de bricoler un liant (ah si, la chaude-p!ss3 de X, je viens de comprendre), d'offrir une chute digne de rattraper la grosse arnaque.

C'est glauque, c'est moche, c'est triste, et la mort semble la seule issue pour la plupart de ces êtres vivants (animaux ou humains).
Expérience de lecture décevante, à oublier rapidement. Je garde bien en tête, en revanche, que cette auteur peut ne pas être brillante.

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