le sermentVerivelka, 2019
traduit du finnois par Anne Colin du Terrail
Éditions De La Martinière, 16 septembre 2021
, 430 p.

♥♥♥

"Un roman d'amitié qui s'élance, comme un oiseau... ♪♫ Pas une histoire d'amour vacances qui finit dans l'eau... (quoique, ici : beaucoup d'eau)... Magique adolescence." ♪♫ Heum, avec des pères violents, bof...
Les assidus du Top 50 de Marc Toesca, auront reconnu ce tube de Barbelivien, interprété par Elsa et Glenn Medeiros en 1988. Ces paroles s'adaptent bien à cet ouvrage, mais le ton est bien différent ici ! Pas de guimauve, mais des amitiés viriles, des serments, et des bastons de caïds jaloux, de vengeance et d'honneur à défendre... J'ai compté six passages particulièrement crispants, que d'aucuns pourraient trouver 'haletants', mais je n'aime pas haleter en assistant à des bagarres/tortures avec nez qui éclate et pisse le sang.

J'ai d'abord été conquise, malgré une construction et un cadre déjà vus :
- alternance entre deux époques, 1991 et 2018
- flics mal en point (alcool, TOC, problèmes financiers et conjugaux)
- intempéries d'Europe du Nord.

L'idée est touchante, mais l'intrigue est beaucoup trop diluée.
J'ai fini par parcourir les passages violence/action.
Je suis redevenue attentive pour la fin, et tant mieux pour moi, car sa beauté rachète en grande partie les agacements croissants. Une fin aussi jolie que la couverture, tiens, mais même facticité (?) : ce n'est qu'un bandeau, qui cache une page toute noire. Ou seulement un épilogue qui intervient après trop de longueurs.
On peut s'attendre à une suite, ou plusieurs : certains personnages visiblement traumatisés n'ont pas délivré leurs secrets.

Il m'a fallu plus d'une semaine pour lire ces 430 pages. Et je me demande si cela en valait la peine, bien énervée ce soir d'y avoir passé une grande partie de mon dimanche.

    •  Merci à Babelio et aux éditions de La Martinière.

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15 > 24 oct.