une amitiéLiana Levi, 13 janvier 2022, 528 p.

♥♥

Silvia Avallone m'avait conquise avec le brûlant D'acier, et plus encore avec ses questionnements sur la maternité dans La vie parfaite.

Je suis donc navrée d'avoir été si agacée par les jérémiades d'Elisa, ici.
Amie de la sublime et charismatique Beatrice depuis l'âge de quatorze ans, Elisa reste persuadée vingt années après leur rencontre, d'avoir tutoyé une étoile, et ne se remet pas de la brûlure.

Je n'ai pas compris le propos. Elisa tourne en rond autour des trahisons de l'amie, aussi mal dans sa peau et malmenée qu'elle le fut elle-même par sa mère. Bea est une belle garce manipulatrice dont les vacheries ne surprennent pas, vu son manque de confiance.
Elisa, l'intello 'terne' (c'est ainsi qu'elle se voit) répète à l'envi que les apparences, c'est du toc : « Je maudis ces injonctions de la mode. »
Alors quoi ? Pourquoi s'obstine-t-elle à jalouser cette femme célèbre & riche, dont la plastique parfaite et l'élégance ne sont manifestement qu'une coquille vide ? Qui peut envier une femme comme ça ? Une telle vie : 'Sois belle, selfise-toi la bouche en cul de poule, donne envie de consommer du luxe, et surtout : tais-toi'.

Cette amertume, je ne la comprends pas. A l'adolescence, d'accord ; à trente-trois ans, non.
La folie ambiante (des mères & entre amies) et la déglingue m'ont pesé, paru outrées, et je commence à me dire que l'exubérance italienne n'est pas pour moi - ou serait trop proche de moi (cf. Elena Ferrante, les cris, les crises, les mères borderline...).

Cinq cent vingt pages interminables, lourdes et répétitives avec effets de manche (et attendez, j'ai encore ça à dire, mais je ne sais pas si je vais y parvenir...). Tout cela pour conclure qu'il vaut mieux une vie modeste et remplie de bouquins, que du clinquant sous le feu des projos.
Merci, je n'en avais jamais douté.

   • Mauvais choix dans cette MC de la rentrée littéraire de janvier.
       Je remercie néanmoins Babelio et les éditions Liana Levi.

___

agenda2

1er > 4 février