L'Ecole des loisirs, 1998, 28 p.

On ne mélange pas les torchons et les serviettes.
Dans la chaîne alimentaire (naturelle), dans une hiérarchie humaine (construite socialement), il y a peu de chance que les rapports s'inversent ou s'égalisent. Un loup n'est pas censé devenir pote avec des papillons, des lapins et des moutons.
Sauf dans la littérature jeunesse.

Et puisque L'Apprenti loup est un album pour enfants, j'ai voulu croire à une belle histoire d'amitié, au-delà des apparences, des appartenances.
Mais la conclusion est aussi désolante que celle de la fable d'Esope*, 'Le Laboureur et le Serpent gelé'.
Bienvenue dans ce monde sans pitié, les petits !

Brutal et sans intérêt, selon moi.

   * La fable d'Esope :
    Un laboureur trouva dans la saison d'hiver un serpent raidi par le froid.
    Il en eut pitié, le ramassa et le mit dans son sein.
    Réchauffé, le serpent reprit son naturel, frappa et tua son bienfaiteur, qui, se sentant mourir, s'écria :
    « Je l'ai bien mérité, ayant eu pitié d'un méchant. »
    Cette fable montre que la perversité ne change pas, quelque bonté qu'on lui témoigne.