ds les brumesMichel Lafon, avril 2022, 430 p.

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C'est Pâques ! On retrouve de vieux potes, morts depuis 3 jours, ou disparus depuis 6 ans, IRL & in literary life : Victor Coste, brisé mais toujours aussi sexy - le charme de l'oursitude.
On efface tout et on recommence : c'est le programme de protection de témoins, que Coste a rejoint comme flic, ou 'peseur d'âmes'. Grâce à ça, des délinquants/criminels ou des victimes ont une seconde chance. A eux de voir s'ils veulent coopérer.
La résidence surveillée où Coste accueille ses pensionnaires (un à la fois) est au bout du bout du monde.
« Saint-Pierre est une île de naufrage. J'ignore pourquoi. Six cent trente en deux siècles. Je suis venu m'ajouter à cette liste. »

Plaisir de lecture en V comme Victor :
1/ Régal.
Celles/ceux qui étaient déjà raides-dingues de Coste risquent de voir leur libido s'émoustiller - effet accru par le soleil & la chaleur.
Le polar a un petit air de ceux de Patrick Bauwen (ami de l'auteur) : on y apprend plein de choses.
Et on retrouve l'écriture vivante de Norek, notamment dans les relations et échanges, et particulièrement entre quatre personnages ici - méfiance, douceur, ambivalence, bienveillance... Un petit quelque chose de Frédérique Vargas, cette fois.
Pas envie de les quitter, ces gens, jusqu'à ce que...

2/ Déception croissante après un rebondissement pourtant sympa, que je n'avais pas vu venir : au secours, il reste 150 pages, comment l'auteur va-t-il meubler sans nous saturer d'action burnée dans la brume ?
Et beaucoup trop de cadavres, avant.

3/ Fin de l'action, on compte les morts et les vivants.
D'autres surprises arrivent, une fois passée la longue partie transposable en film ou série. On ne court plus dans tous les sens contre la montre, on réfléchit, on recoupe, on pige. Ça, j'aime.

Un bon Norek, pas le meilleur, et pas le meilleur de sa série Coste non plus.

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16 > 18 avril