Canel

samedi 23 juillet 2022

Actus juillet 2022

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Quand à la radio, on entend ça au flash-météo :
'Et toujours du très beau temps avec des températures caniculaires.'

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à propos du 'scandale' Uber qui est censé mouiller M@nu...

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Bonnes vacances !

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et merci à tous les auteurs géniaux qui partagent sur FB :
Soph', Sanaga, Fred Sochard, Deligne, Jo, Soulcié,
Chaunu, Mykolas, Pierick, Remy Catt, Mutio...

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mercredi 13 juillet 2022

~ Les vraies Gens (sociologie de trottoir), Guillaume Meurice

les vraies gens couvJC Lattès, 16 mars 2022, 192 p.

♥♥♥♥

Quatre soirs par semaine ♪♫, Guillaume Meurice régale les auditeurs de 'Par Jupiter' grâce à ses chroniques élaborées à partir de paroles de 'vraies gens', selon le principe du micro-trottoir.
« Je les aborde toujours avec le micro, siglé France Inter, éteint. J'explique mon sujet du jour et demande si la personne a un avis dessus. Si oui, la discussion peut s'engager. Pour le meilleur ou pour le pire. »
On entend beaucoup de 'pire', mais son idée n'est pas de prendre les gens pour des cons, plutôt de nous montrer qu'on a tous nos étroitesses d'idées, nos raccourcis, nos paradoxes. Et c'est très facile à vérifier en s'aventurant sur certains terrains - politiques, sociaux, religieux...

L'auteur ne se considère pas comme journaliste, mais comme humoriste.
Pour moi, qui le connais depuis cinq ans (merci Laurence 😘) et suis assidument ses différents 'travaux', cet homme, aussi 'gauchiasse', intelligent & cultivé que sexy et drôle, est le professeur de culture générale qu'on devrait avoir au lycée, le bon copain d'une giga-bande qu'on aimerait rejoindre (et plus si affinités) : PE Barré, Aymeric Lompret, Thomas VDB, Cédric Herrou, Philippe Poutou... ma grande famille de coeur de gens 'bien'.
Un éducateur de conscience indispensable, qui m'a beaucoup ouvert l'esprit.

Cet ouvrage n'est pas un recueil des chroniques diffusées sur France Inter. Pas non plus, comme l'indique le bandeau, une plongée dans les 'coulisses du moment Meurice'. Il m'a un peu déçue, car l'auteur ne fait que synthétiser ses idées que j'approuve mais que je connais par coeur, et j'ai trouvé que ses traits d'humour, savoureux à la radio, sont lourds ici et tombent à plat (car maintes fois entendus ?).

Je conseille vivement malgré tout, et je vais prêter mon ouvrage - d'autant plus précieux que l'auteur y a mis des bisous vannetais ! 😘

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10 > 13 juillet

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samedi 25 juin 2022

~ Mon mari, Maud Ventura

mon mariL'Iconoclaste,  19 août 2021, 360 p.

♥♥♥♥

« Il faut déterminer quelle vie amoureuse on souhaite mener : serons-nous celui qui reçoit ou celui qui donne ? »
Celui qui attend & espère toujours plus, ou bien celui qui semble indifférent & solitaire...

Une femme peut-elle se rendre à ce point esclave de son mec ? et du paraître ? Au secours pour la rate au court-bouillon non stop et le budget coiffure-maquillage-fringues - si on n'est pas Brigitte M., abonnée au tout gratos pour dix ans.
Quand mes enfants étaient petits, au début des années 2000, je n'avais plus assez de temps & d'énergie pour lire des livres, alors je me distrayais avec Voici. J'y avais appris, effarée, que la danseuse Dita von Teese, alors épouse du chanteur trash Marilyn Manson, se levait systématiquement avant lui pour apparaître toujours sexy, tirée à quatre épingles, coiffée, maquillée. Les jours de télétravail en pyjama, sans soutif et les cheveux gras, pas pour elle !

La femme du roman a beau s'avérer de plus en plus immature, dingue & pathétique, ses délires m'ont captivée. J'ai lu ce livre comme un thriller, je me demandais ce qui clochait, s'il y avait "un truc", si on était dans un univers parallèle, un fantasme...
Et même si ses obsessions et manies me semblaient complètement démesurés, j'avoue m'être parfois sentie proche de ses questionnements.

Déjà vu et téléphoné mais quand même... ** habile et délicieusement pervers ! **
« J'aime pas l'amour ♪♫ » comme dirait Olivia Ruiz.

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19 > 25 juin  -  lu dans le cadre du prix Cézam 2022

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samedi 4 juin 2022

# O Leãozinho - Aurélien Merle

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♥  coup de coeur pour le clip, la voix, la musique  ♥

Il s'agit d'une reprise d'un titre de Caetano Veloso par Aurélien Merle, des Goguettes.

Quand un-e ami-e est là, tout prend des couleurs !

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lundi 18 avril 2022

~ Dans les brumes de Capelans, Olivier Norek

ds les brumesMichel Lafon, avril 2022, 430 p.

♥♥♥♥

C'est Pâques ! On retrouve de vieux potes, morts depuis 3 jours, ou disparus depuis 6 ans, IRL & in literary life : Victor Coste, brisé mais toujours aussi sexy - le charme de l'oursitude.
On efface tout et on recommence : c'est le programme de protection de témoins, que Coste a rejoint comme flic, ou 'peseur d'âmes'. Grâce à ça, des délinquants/criminels ou des victimes ont une seconde chance. A eux de voir s'ils veulent coopérer.
La résidence surveillée où Coste accueille ses pensionnaires (un à la fois) est au bout du bout du monde.
« Saint-Pierre est une île de naufrage. J'ignore pourquoi. Six cent trente en deux siècles. Je suis venu m'ajouter à cette liste. »

Plaisir de lecture en V comme Victor :
1/ Régal.
Celles/ceux qui étaient déjà raides-dingues de Coste risquent de voir leur libido s'émoustiller - effet accru par le soleil & la chaleur.
Le polar a un petit air de ceux de Patrick Bauwen (ami de l'auteur) : on y apprend plein de choses.
Et on retrouve l'écriture vivante de Norek, notamment dans les relations et échanges, et particulièrement entre quatre personnages ici - méfiance, douceur, ambivalence, bienveillance... Un petit quelque chose de Frédérique Vargas, cette fois.
Pas envie de les quitter, ces gens, jusqu'à ce que...

2/ Déception croissante après un rebondissement pourtant sympa, que je n'avais pas vu venir : au secours, il reste 150 pages, comment l'auteur va-t-il meubler sans nous saturer d'action burnée dans la brume ?
Et beaucoup trop de cadavres, avant.

3/ Fin de l'action, on compte les morts et les vivants.
D'autres surprises arrivent, une fois passée la longue partie transposable en film ou série. On ne court plus dans tous les sens contre la montre, on réfléchit, on recoupe, on pige. Ça, j'aime.

Un bon Norek, pas le meilleur, et pas le meilleur de sa série Coste non plus.

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16 > 18 avril

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lundi 11 avril 2022

Actus 11/04/22 - élections, toujours

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L'artiste de rue parisien Jaeraymie réinvente l'histoire de candidats d'hier et d'aujourd'hui à l'élection présidentielle
sur des affiches électorales détournées : Gilet jaune, sans-dents... C'est çui qui dit qu'y est !

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merci à tous les dessinateurs de presse, aux humoristes, etc.

 

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samedi 9 avril 2022

Actus 09/04/22 (élections, et un tout petit peu d'autres choses)

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en vrac (à suivre, demain & lundi) - images zoomables

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•  faites le bon choix !  •

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- nostaaalgiiiie ! ♪♫ Les fous du volant, dans les 70's -

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dimanche 27 mars 2022

~ Les choses que nous avons vues, Hanna Bervoets

les choses

hanWat wij zagen, 2021
traduit du néerlandais (Pays-Bas) par Noëlle Michel
éd. Le Bruit du monde, 3 mars 2022, 160 p.

♥♥♥

Pour les amateurs de sensations fortes, il existe
un job formidable : modérateur de contenu Web.
Bien payé, en plus : 20% de plus que le Smic !? Royal !

Il commençait bien, ce livre, qui nous parle d'emploi précaire (intérim, CDD), de cadences infernales dans des conditions hostiles (le télédémarchage), et de souffrance au travail avec ce boulot de modérateur - obligation de chiffre, visionnage de trucs atroces à la chaîne, toute une journée, que vous ne pouvez pas oublier une fois rentré(e) chez vous. On ne peut même pas prendre de la distance en cliquant machinalement si l'image/la vidéo sont choquantes : un code complexe, croisant plusieurs critères, définit ce qui est acceptable. Il faut donc s'y arrêter pour analyser.
De quoi rendre dépressif, dingue, parano, vous faire voir des suicides partout.

Kailegh & ses collègues tiennent le coup tant bien que mal avec les pauses fumette & alcool, et les retrouvailles au troquet du coin, le soir.

Intéressant, mais il ne se dégage finalement pas grand chose de ce petit roman qui part en vrille et devient de plus en plus nébuleux. Comme si la fin avait été bâclée.

    • Merci à Babelio et aux éditions 'Le bruit du monde' pour cette MCS.

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sur le sujet, une pastille de Broute 

= série française créée en 2018 et jouée principalement par Bertrand Usclat, qui parodie le media d'actualité Brut en proposant une vision humoristique, parfois décalée et souvent impliquée de l'actualité nationale et internationale (Wikipedia)

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jeudi 24 mars 2022

# À cette étoile, Baptiste Ventadour (live à Montauban)

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découvert hier soir en me brossant les dents au son de RTL2
la ressemblance (chant et musique) avec Soan & Gauvain Sers ne pouvait que me séduire ! ♥

qui êtes-vous, jeune génie ? je file enquêter...

voir cet article de France Bleu

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mercredi 23 mars 2022

~ Les mille premiers mots en français, Heather Amery & Stephen Cartwright

les 1000 premiers motsUsborne, première parution en 1996
édition revisitée en 2014

♥♥♥♥♥

Destinée aux enfants, cette série d'albums illustrés est également parfaite pour les adultes qui apprennent une nouvelle langue.

Il s'agit d'un imagier avec des dessins colorés. Les mots sont regroupés par thèmes (animaux, sports, actions, aliments...), et par 'tableaux' représentant des scènes de la vie quotidienne : rue, commerce alimentaire, salle de classe, hôpital...

Comme le titre l'indique, on apprendra ainsi 1 000 mots.
Mais en réalité, beaucoup plus : en accompagnement, ces dessins attrayants et les expressions des visages peuvent donner lieu à des discussions, avec un vocabulaire plus étoffé et des phrases (il n'y en a pas ici).

C'est mon grand allié pendant les cours de Fle : il me sert à illustrer des mots & des idées, lorsque l'anglais, le mime et les croquis approximatifs ne suffisent pas.
Je le pose devant, il circule, les 'élèves' aiment s'y arrêter, déchiffrer. Il est vite devenu le petit chouchou de la classe.
Autre avantage : Usborne, éditeur anglais, a la bonne idée de représenter des gens 'de toutes les couleurs' - parfait pour les cours à destination de personnes venant du monde entier, pas seulement d'Europe de l'Est (et pour les enfants, bien sûr).

Atouts : clair, coloré, attractif, grand format (23 x 30.6) donc visible de loin, et malgré tout léger, grâce à sa reliure souple.
Dans la nouvelle édition, on trouve le célèbre petit canard jaune, à débusquer sur chaque double page.

Seul regret : l'avant-propos annonce que le lecteur peut « écouter tous les mots du livre sur le site web des éditions Usborne », mais le lien indiqué n'est plus actif.

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lundi 21 mars 2022

~ Revue DADA n° 259 - Invader

invaderArola, 10 novembre 2021, 52 p.

♥♥♥♥♥

Le Pixel Art, c'est des p'tits carrés, des p'tits carrés, toujours des p'tits carrés, en -2D- ou -3D.

L'artiste Invader n'a rien inventé : les mosaïques existaient déjà dans l'Antiquité, il s'est inspiré des jeux vidéos des années 80 pour ses motifs pixellisés, et il puise dans la culture populaire pour ses représentations (BD, ciné, musique...).

Mais il est génial et créatif : il adapte ses collages aux contextes (un régent décapité à Versailles... mais rue St Lazare, pour lui laisser une chance de reprendre vie). Il crée même des mises en abime, comme à Montpellier où la carte de ses mosaïques représente un Invader géant.
Pour que l'art soit accessible à tous, il colle ses oeuvres dans la rue, même si c'est illégal, même si elle se font vandaliser ou voler.

J'arrête de spoiler et vous laisse découvrir plein d'autres choses dans ce numéro de DADA passionnant - dont l'origine du monde au carré.
C'est d'ailleurs grâce à cette collection que je me suis intéressée à Banksy, au street art, au pixel art, au Land art... Pas besoin d'entrer dans des musées !

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17 mars - emprunt mdtk   [ mon grand retour, le Pass' n'est pas exigé ! ]

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dimanche 20 mars 2022

~ Cinq doigts sous la neige, Jacques Saussey

5 doigtsCosmopolis, 27 août 2020, 362 p.

♥♥

La Boum, 3 - avec Safi(lle) Morceaux.
   ♪♫ Nightmares are my reality...
   There was something merdic in the air... ♪♫
En vrac, pour ne rien dévoiler de l'intrigue : viol (premières pages), groupes d'ados et caïds, hormones en ébullition, drogue, légionnaire connard, mari volage, neige, mensonges & quiproquos, morts à gogo (autant que de doigts dans la neige ? je ne sais plus).

Depuis son terrible Enfermé.e (2018), j'étais restée sur l'équation : Saussey = valeur sûre
J'aurais dû relire mon billet sur 'Du poison dans la tête' avant de me jeter sur ce dernier thriller de l'auteur. Et me souvenir qu'il était de la même famille d'écriture que Claire Favan.
Pour la nuance et la crédibilité, on repassera.
Pour une adaptation en téléfilm sur TF1 (en 2 parties), c'est jouable ; ça semble même écrit pour.

Je n'aime pas les machos crétins, ni les ambiances anxiogènes avec marche dans la neige jusqu'à en crever.
Je me suis maudite de ce choix (dernière Masse critique Mauvais genre), j'ai perdu un WE de lecture, tout est dit. Point positif : je me méfierai désormais de cet auteur et de ses intrigues too much.
Je n'ose même pas le faire tourner dans mon circuit habituel, ce polar formaté & relou.
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18 > 20 mars - merci à Babelio et à Cosmopolis (mea culpa, pour le choix)

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samedi 19 mars 2022

~ L'apprenti loup, Claude Boujon

L'Ecole des loisirs, 1998, 28 p.

On ne mélange pas les torchons et les serviettes.
Dans la chaîne alimentaire (naturelle), dans une hiérarchie humaine (construite socialement), il y a peu de chance que les rapports s'inversent ou s'égalisent. Un loup n'est pas censé devenir pote avec des papillons, des lapins et des moutons.
Sauf dans la littérature jeunesse.

Et puisque L'Apprenti loup est un album pour enfants, j'ai voulu croire à une belle histoire d'amitié, au-delà des apparences, des appartenances.
Mais la conclusion est aussi désolante que celle de la fable d'Esope*, 'Le Laboureur et le Serpent gelé'.
Bienvenue dans ce monde sans pitié, les petits !

Brutal et sans intérêt, selon moi.

   * La fable d'Esope :
    Un laboureur trouva dans la saison d'hiver un serpent raidi par le froid.
    Il en eut pitié, le ramassa et le mit dans son sein.
    Réchauffé, le serpent reprit son naturel, frappa et tua son bienfaiteur, qui, se sentant mourir, s'écria :
    « Je l'ai bien mérité, ayant eu pitié d'un méchant. »
    Cette fable montre que la perversité ne change pas, quelque bonté qu'on lui témoigne.

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dimanche 13 mars 2022

~ Bel abîme, Yamen Manai

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Elyzad, 02/09/2021, 112 p.

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Une seule voix : celle d'un Tunisien de quinze ans, face à un avocat commis d'office, puis un psy. Pourquoi a-t-il tiré sur son père, sur un agent municipal, sur le maire, etc. ? Au nom de quoi ? Est-il terroriste ?

Il raconte, il en a gros sur le coeur, et n'a visiblement plus rien à perdre depuis longtemps. Il vit dans un monde froid, rigidifié par des principes religieux absurdes, énoncés trois siècles plus tôt et réécrits, réinterprétés. Il a été élevé par des adultes violents (son père, ses enseignants) ou complices passifs (sa mère). Aussi, quand il perd ce qu'il a de plus cher, il part en vrille. Mais chut, on n'en dira pas plus.

L'auteur fait monter la tension et l'empathie sur une centaine de pages, avec une grande finesse et même de l'humour - celui du désespoir, sans doute.
Emue et en colère, j'ai écouté d'une traite cet adolescent intelligent et sensible.
Demain les Kids... ♪♫ *

« Dans ce monde de façades, ce qu'il y a de plus précieux est ce qui coûte le moins. Un livre, une étreinte, et l'amour, l'amour. (...) »

La 4e de couv' est trop bavarde, et la première est hideuse (solide aversion pour les portraits réalistes d'animaux, sans doute depuis les canevas muraux des années 70 ?).

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3 mars - lu dans le cadre du jury Cezam 2022

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mercredi 9 mars 2022

~ Mathilde ne dit rien, Tristan Saule

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triLe Quartanier, 2020
Folio, 13 janvier 2022, 320 p.

♥♥♥♥

Mathilde ne dit rien, ou vraiment pas grand chose, le strict minimum, mais elle agit.
Avec ses tripes et son grand coeur, elle règle ses comptes elle-même, parce que dans son milieu, on ne peut rien attendre de la justice. Elle est du mauvais côté de la barrière, même si elle est travailleuse sociale, avec un salaire régulier de fonctionnaire. D'ailleurs, elle vit dans le même quartier que ceux qui viennent solliciter des aides financières, et connaît la plupart. Généreuse et impliquée, elle ne peut pas laisser passer certaines choses, mais...

Formidable roman noir, c'est à dire qu'il est bien écrit, que les observations de l'auteur sont très justes... et que ce tableau atteint son but, puisqu'il est totalement déprimant.
En gros, l'idée, c'est ça : « [Tu vis] dans un quartier où personne n'a de leçon à donner à personne. Tu gagnes ta vie comme tu peux. Tu vends du shit ou tu es caissière chez Leader Price, c'est du pareil au même. La morale n'a pas de gosses à nourrir. ... »
Ne pas donner de 'leçons à donner'.
Mais recadrer ceux qui profitent de cette misère, si. Merci Mathilde ! ♥

Je conseille à ceux* qui apprécient Nicolas Mathieu, Marion Brunet, Pascal Manoukian.
Dans ce style de roman choc, je conseille aussi le très fort 'Le secret de Mona' de Patrick Bard. J'ai également pensé, à la lecture, à l'incontournable 'Ils sont votre épouvante...' de Thierry Jonquet.

Un grand merci, Seb_libraire, pour tes extraits qui m'ont donné envie de découvrir ce roman. Je retourne lire soigneusement ton billet !

     * pas d'écriture inclusive sur le 'ceux', désolée... grosse flemme.
         Et la journée internationale des Droits des Femmes, c'était hier - relâche pour un an !
😜😉
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23 > 27 février


Cette chanson pour Mohammed & son petit-fils Idriss - courage, les gars, contre les c*ns & les prédateurs ! ♥
Pensée aussi à tous ceux menacés par la fin de la trêve hivernale, dans quelques jours. Menacés d'expulsion, en logement précaire depuis des années, alors que l'urgence ukrainienne et le déploiement de bonnes volontés montre qu'on peut trouver des solutions, quand les politiques et les médias soutiennent & encouragent... mais c'est une autre histoire.

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dimanche 20 février 2022

~ La Rumeur, Lesley Kara

la rumeurThe Rumour, 2018
traduit de l'anglais par Clara Gourgon
Les Escales, 2020
10|18, 21 janvier 2021, 408 p.

♥♥♥

La fin justifie-t-elle les moyens ?

La question se pose à plusieurs égards, dans cette histoire.
Joanna veut que son petit garçon s'intègre à l'école, certes, mais son idée pour se faire bien voir des autres mères n'est pas des meilleures. C'est même carrément con, vu les réactions suscitées.
Michael espère écrire un livre et a une idée de scoop, mais lui aussi, il chausse les gros sabots. Hep, les journalistes qui travaillez sur des faits divers sordides, bonjour ! - même si je ne suis pas la dernière à les lire - mélange de fascination & répulsion, mea culpa, j'ai honte après, je culpabilise même avant, le temps que l'ordi mouline pour ouvrir le lien...

Ce thriller manque de subtilité : Joanna apparaît plutôt idiote et gaffeuse, mais ça existe dans la vraie vie, des gens que vous connaissez à peine et qui vous demandent pourquoi vous mentez, alors que ça ne les regarde pas (cf. webcam). L'auteur multiplie les pistes, au risque de nous perdre un peu parfois dans ses personnages. Et la fin-action/suspense est bien lourde, aussi.
Sujets appréciés : protection de témoins, identité, mensonges par omission ou révélations que l'on remet à plus tard pour protéger nos proches... et évidemment, comme l'indique le titre, ravages de la rumeur, proportionnels sans doute à la taille de la ville.

Si vous pensez que les enfants tueurs sont des monstres qui ne méritent pas d'être réinsérés et protégés, ne tapez ni 1 ni 2, ni sur eux, mais lisez ces ouvrages intelligents & poignants :
L'Affaire Jennifer Jones, de Anne Cassidy
Une si jolie petite fille, de Gitta Sereny.

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13 > 20 février

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dimanche 13 février 2022

~ Malgré tout, Jordi Lafebre

malgré toutDargaud, 24 septembre 2020, 152 p.

♥♥

On s'est connu, on s'est reconnu ♪♫
On s'est perdu de vue, on s'est r'perdu d'vue
On s'est retrouvé, on s'est réchauffé
Puis on s'est séparé...
Chacun pour soi est reparti
Dans l'tourbillon de la vie... ♪♫

Le tourbillon d'Ana : un mari et une fille, et surtout la vie politique locale avec des mandats successifs de maire.
Celui de Zeno : des femmes, les sciences, l'exploration, la mer.

Apparemment, ils n'ont jamais cessé de s'aimer, en quarante ans, et comme le livre commence par la fin, on peut dire sans spoiler qu'ils ont décidé de vivre enfin leur histoire au grand jour. Sont-ils 'libres' ? On le découvre au fil des pages, en remontant le temps.

Je sature avec les BD de Zidrou - histoires convenues, bons sentiments, personnages caricaturaux (ici : le doux rêveur, la femme de caractère).
La couverture de cet album de Jordi Lafebre ne m'inspirait pas davantage.
Bingo : je me suis ennuyée, j'ai trouvé ça mièvre & sans surprises, j'ai eu de la peine pour Giuseppe parce que c'est à lui que je me suis identifiée. Et la construction à l'envers ? eh bien la plupart des polars que je lis commencent par la fin.
Eu égard à l'actualité locale, les nuits d'Ana à la mairie m'ont mise très mal à l'aise.

Je conseille +++ l'excellent billet de JamiK sur Babelio ! 😄

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lu dans le cadre du Prix BD Cezam - 12 & 13 février

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mardi 8 février 2022

~ On noie bien les petits chats, Françoise Guérin

on noieEditions Eyrolles, 20 janvier 2022, 398 p.

♥♥♥

Le Dieu vengeur tout-puissant nous l'a promis : 'Femme, tu enfanteras dans la douleur !'
Rapport au coup de la pomme d'Adam.

Pour se rassurer face à la perspective effrayante d'accoucher, on échafaude des scénarios de douceur et d'attentions, notamment de la part du futur papa. Il est rarement à la hauteur, le gars. Pas par mauvaise volonté, mais parce qu'il n'en mène pas large. Alors il va manger, s'asseoir, s'allonger, au lieu de vous brumiser...
A cela peut s'ajouter la 'maltraitance obstétricale' - elle existe, je l'ai rencontrée, dans un hôpital-usine du 19e arrdt de Paris, fin 96-début 97... J'ai aussi trouvé la bienveillance et les bras grands ouverts, fermes et rassurants d'une sage-femme, ailleurs, quatre ans plus tard.

Mais revenons au livre : lorsque Betty sent ses contractions se rapprocher, elle va à la maternité (logique !), mais se fait renvoyer chez elle par une mégère. C'est un chauffeur de taxi qui l'aide à accoucher, à l'arrache, dans un couloir. le papa, en mission en Afrique, ne répond pas à ses appels. Ça fait beaucoup de chamboulements pour cette maman seule et fragile, dont le bébé est en outre placé dans un service de néonatalité. Betty va avoir besoin d'écoute, de patience, et de compréhension de la part du psy et des infirmières de l'unité de soins mère-bébé pour aller mieux et (re)nouer avec son tout-petit.

Françoise Guérin connaît son métier de psy et en parle très bien. Elle est douée aussi pour nous plonger dans cette ambiance périnatale anxiogène - doutes, paranoïa, façon Rosemary's Baby (elle s'y réfère, d'ailleurs). Elle manque hélas de mesure dans cette intrigue terrifiante surchargée, bien peu crédible.
Je préfère prendre du recul, et voir dans toutes ces mésaventures complètement dingues une métaphore des angoisses maternelles qui se révèlent 'lorsque l'enfant paraît' - saurai-je l'aimer, le nourrir, le soigner ? comment élever un fils ? ne vais-je pas en faire un monstre ? le papa ne va-t-il pas fuir ? et moi, dans tout ça, vais-je réussir à ne pas me laisser dévorer ? etc.

De cette auteur, j'ai beaucoup aimé Cherche JF à croquer (sur les TCA et autres troubles psychiatriques adolescents).

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5 & 6 février

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lundi 7 février 2022

Distribution de nourriture à Calais - Le Moment Meurice (07/02/2022)

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Un arrêté préfectoral interdit aux associations de distribuer de l'eau et de la nourriture dans la ville. (...)

Pour aider les associations, vous pouvez taper :

Calais food collective sur internet ou L'Auberge des Migrants

 

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vendredi 4 février 2022

~ Une Amitié, Silvia Avallone

une amitiéLiana Levi, 13 janvier 2022, 528 p.

♥♥

Silvia Avallone m'avait conquise avec le brûlant D'acier, et plus encore avec ses questionnements sur la maternité dans La vie parfaite.

Je suis donc navrée d'avoir été si agacée par les jérémiades d'Elisa, ici.
Amie de la sublime et charismatique Beatrice depuis l'âge de quatorze ans, Elisa reste persuadée vingt années après leur rencontre, d'avoir tutoyé une étoile, et ne se remet pas de la brûlure.

Je n'ai pas compris le propos. Elisa tourne en rond autour des trahisons de l'amie, aussi mal dans sa peau et malmenée qu'elle le fut elle-même par sa mère. Bea est une belle garce manipulatrice dont les vacheries ne surprennent pas, vu son manque de confiance.
Elisa, l'intello 'terne' (c'est ainsi qu'elle se voit) répète à l'envi que les apparences, c'est du toc : « Je maudis ces injonctions de la mode. »
Alors quoi ? Pourquoi s'obstine-t-elle à jalouser cette femme célèbre & riche, dont la plastique parfaite et l'élégance ne sont manifestement qu'une coquille vide ? Qui peut envier une femme comme ça ? Une telle vie : 'Sois belle, selfise-toi la bouche en cul de poule, donne envie de consommer du luxe, et surtout : tais-toi'.

Cette amertume, je ne la comprends pas. A l'adolescence, d'accord ; à trente-trois ans, non.
La folie ambiante (des mères & entre amies) et la déglingue m'ont pesé, paru outrées, et je commence à me dire que l'exubérance italienne n'est pas pour moi - ou serait trop proche de moi (cf. Elena Ferrante, les cris, les crises, les mères borderline...).

Cinq cent vingt pages interminables, lourdes et répétitives avec effets de manche (et attendez, j'ai encore ça à dire, mais je ne sais pas si je vais y parvenir...). Tout cela pour conclure qu'il vaut mieux une vie modeste et remplie de bouquins, que du clinquant sous le feu des projos.
Merci, je n'en avais jamais douté.

   • Mauvais choix dans cette MC de la rentrée littéraire de janvier.
       Je remercie néanmoins Babelio et les éditions Liana Levi.

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Posté par Canel à 14:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]