Canel

mercredi 8 avril 2020

~ T'es pas ma mère, Prune Berge

t'es pas ma mèreActes Sud, 2001
octobre 2002, 85 p.

pru

« Je n'ai jamais parlé de toi à personne. J'évitais d'en parler à moi-même. Et me voici en train d'apprivoiser mon silence caché. »

Vingt ans après avoir accouché sous X, Anne écrit à Stéphanie, "sa" fille qu'elle n'a jamais revue, dont elle n'avait pas de nouvelles.
Des réponses viendront, tardivement, et le dialogue va se (re)nouer entre ces femmes d'une même famille (adoptive et biologique), avec des mots, enfin, pour dissiper doucement les maux, les malentendus.

Il me semble que ce roman épistolaire va droit au coeur des femmes - mères et/ou filles.
Sobre, sensible, doux et violent, il nous parle de maternité, d'adoption, d'abandon, de racines, des difficultés de l'adolescence (de part et d'autre) quand il faut rompre un cordon trop serré ou trop élastique...

La forme épistolaire et la brièveté du texte (80 pages) conviennent parfaitement à une panne de lecture passagère.
J'ai savouré...


Sur le sujet : La vie parfaite (Silvia Avallone), La fille secrète (Shilpi Somaya Gowda), Les petites filles (Julie Ewa), et d'autres dont les titres m'échappent.

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8 avril

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lundi 6 avril 2020

~ Les Orpailleurs, Thierry Jonquet

les orpailleursGallimard, 1993
Folio Policier, 1998, 400 p.

Le saigneur de l'anneau.
A laisser au masculin et au singulier ? Vous verrez.

Des mains de femmes coupées, et comme fil rouge : une bague de la même couleur.
Une enquête entre Paris et la Pologne, entre les années 90 et la seconde Guerre mondiale - pendant et juste après.
Plein de prénoms féminins en -a (Nadia, Martha, Helena, Aïcha, Olga, Jadwiga) et de noms polonais. Trop.
Trop de pistes aussi, surtout quand on connaît la fin, la toute fin (dévoilée dans un autre livre de cet auteur, lu récemment), et qu'on a horreur des spoils.

Cette histoire basée sur des faits tristement réels nous parle de misère, de marginaux, de victimes, de cupidité - images des laideurs de notre société, de notre Histoire. Thierry Jonquet en connaît un rayon, et ne lésine pas sur les détails.
On retrouve son excellent style, qui fait passer tant d'horreurs presque en douceur - acuité, cynisme et humour.

Mais cent pages de trop, sans doute, comme tous les romans que je lis depuis trois semaines.
Lecture gâchée par le contexte, assurément.

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 31/03  >  04/04

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dimanche 5 avril 2020

Un 2e jeu pour se distraire ce WE - à rallonge, et varié : chansons & films !

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A partir d'indices en émojis,
retrouvez ces titres
de chansons et de films célèbres.

- /!\ merci de NE PAS donner de réponses en commentaire -

•  des chansons (françaises)  •

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•  des films  •

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films2

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films4

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Merci L/J !  😘😘😘

Des titres de livres ? c'était hier, ici !

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samedi 4 avril 2020

Un jeu pour se distraire ce WE.

 

Retrouvez ces titres d'oeuvres célèbres, à partir d'indices en émojis.

 

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Amusez-vous bien !

- merci à Iris & J. pour le partage -  😉😘

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jeudi 2 avril 2020

~ Une Ombre, Nicolas Moro

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♥  'Juste' pour la beauté du clip, et de la chanson.  ♥

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mercredi 1 avril 2020

Des nouvelles d'auteurs de polars

 

Que ferons-nous quand le confinement sera levé ?

Ils l'ont imaginé pour vous, et ça fait mal !

sang

Quarante nouvelles pour quarante jours de confinement… pour l'instant. Bernard Werber, Bernard Minier, Ian Manook, Michel Bussi, Olivier Norek, Niko Tackian, Claire Favan ou encore Eric Giacometti et Jacques Ravenne, des auteurs qui, en septembre en bord de Garonne, aiment se retrouver au festival Lisle Noir en bord de Garonne, dédié à tous les amoureux du thriller.

Quand la France a été mise sous cloche, Ida Mesplède, directrice littéraire du festival, leur a proposé d'écrire chacun une nouvelle déposée tous les jours à 12h30 sur le site de l'enseigne culturelle Cultura et sur la page Facebook de Lisle Noir. Banco, ils ont répondu oui. (...)

source : Le Parisien, 29/03/2020

déjà en ligne :

Relations de bon voisinage, Olivier Norek • Au sommet de la chaîne alimentaire, Claire Favan • Homo Confinus, Bernard Werber • Madame Matheson, Niko Tackian • Comptes rendus, Nicolas Lebel...

Merci à l'équipe du festival pour l'initiative,
merci aux participants !

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mardi 31 mars 2020

~ 400 coups de ciseaux, Thierry Jonquet

400 coupsSeuil, mars 2013, 230 p.

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Sous la plume de Thierry Jonquet, les courtes histoires noires prennent des allures de contes.
Parce que l'auteur a le génie de la narration : bonne accroche, intrigue maîtrisée, aussi brève soit-elle (moins de trois pages, parfois), avec rebondissements, surprises, suspense, et protagonistes aussi vrais que nature.
Et parce qu'on y trouve des puissants et des faibles, des épreuves à surmonter, des situations cauchemardesques, de la cruauté, et que les rapports de force peuvent s'inverser (ou pas)... Exactement comme dans les contes traditionnels, dans leurs versions originales - je ne pense pas à Disney, ses couleurs pastel, ses musiques et ses princes...
Sauf que... ces histoires que nous raconte Jonquet s'inspirent souvent de faits réels - oups, malaise dans notre civilisation, comme dirait Freud.

Avec ses combats politiques de jeunesse et son métier d'ergothérapeute en terrains difficiles (gériatrie, psychiatrie, éducation...), Thierry Jonquet a affûté son regard sur notre société, ses winners et ses victimes. On le constate dans ces nouvelles mais aussi dans la plupart de ses romans, acérés, cyniques, mais non dénués d'humour. Et même si les textes de l'auteur ont plus de dix ans, ils restent d'actualité.

Décédé en 2009, Jonquet reste vivant grâce à une oeuvre très riche. Je suis loin d'en avoir fait le tour. Prochaine lecture : 'Les Orpailleurs', évoqué dans cet ouvrage.

PS : en lisant d'autres avis de lecteurs sur Babelio, je me félicite d'avoir gardé la préface d'Hervé Delouche pour plus tard ; il paraît qu'il spoile, le bougre !
En revanche, il est intéressant de commencer par la préface de l'auteur qui explique "comment ça s'est passé", comment il est arrivé au polar, en tant que lecteur, puis auteur, et ce qui a inspiré certains de ses textes.

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29 & 30 mars

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lundi 30 mars 2020

~ Les Ombres de la toile, Chris Brookmyre

les ombresMétailié, 2 avril 2020, 544 p.

Une histoire de masques, c'est d'actualité.
Dans un premier temps, il s'agit de vengeurs masqués héroïques. Leurs intentions sont louables et leurs actions aussi jubilatoires que celles de ma chère Fantômette des 70's.
Mais ensuite ?
Je ne le saurai qu'en demandant à ceux qui ont lu le livre jusqu'au bout.

Depuis quelques jours, je répétais à qui voulait m'écouter que ce thriller était génial, avec ses histoires de hacking et ses airs de Millenium.
Trop de visites chez Synergis, trop de détails techniques sur l'espionnage industriel, c'est long, c'est lent comme 3 jours de confinement sans vidéo/podcast de Guillaume Meurice.
Dommage car le côté schizo des pirates informatiques, et d'un personnage en particulier, est intéressant et touchant.

Patience à bout. J'abandonne à la moitié, p. 267/534.

/!\ 4e de couv trop bavarde ! laissez l'auteur vous apprendre en temps utile que...
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24 > 28 mars

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 ■  l'avis de Mr

Cette jeune fille mène une double vie : lycéenne et chargée de famille au grand jour, hackeuse justicière à ses heures perdues.
Quand elle lie son destin à celui du journaliste d'investigation Parlabane, on songe à la célèbre trilogie de Stieg Larsson.

Certains dénonceront peut-être un plagiat de Millénium, j'y vois plutôt un hommage, d'autant que ce polar n'a rien à envier au modèle.

Lorsqu'il s'agit d'entrer par effraction dans un bâtiment ultra-sécurisé, c'est à une scène du film 'Mission impossible' que l'on pense. La référence est nettement moins flatteuse pour moi !
Enfin, quand un homme apparaît en pleine action sur #lushbran*ette, c'est Benjamin Griv**** qui peut venir à l'esprit… (je précise que j'écris ce billet en mars 2020, mois du premier tour des élections municipales, et que Benjamin Griv**** occupe généralement peu mes pensées, surtout dans sa position…). Rien de flatteur non plus ici, mais une simple illustration de la contemporanéité de ce roman dont la version originale britannique date de 2017.

Avec une écriture agréable et une intrigue bien construite, Les ombres de la toile mêle tous ces éléments. Le suspense est garanti, et le plaisir de la lecture aussi, malgré quelques scènes d'action un peu trop longues.

Vous reposerez ce livre à la fois satisfait de votre lecture, et inquiet de la facilité avec laquelle des personnes malintentionnées pourraient s'introduire dans vos données numériques.

• Merci à Babelio et aux éditions Métailié noir pour ce partenariat (Masse critique 'Mauvais Genre').

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dimanche 29 mars 2020

Quand les clips des unes...

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... s'inspirent fortement de ceux des autres :

GiedRe, en 2017

 

Angèle, en 2019

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vendredi 27 mars 2020

Actus du 26 mars 2020

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Hommage à Mme Ndiaye (non, elle n'est pas dead, la meuf *).

  ■   Pour justifier l'appel à aider les agriculteurs, la porte-parole du gouvernement a dit qu'il ne s'agissait pas de le « demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas », oubliant que ceux-ci sont sur le pont à distance ou pour les enfants des soignants. Une maladresse parmi d'autres.

Il lui a fallu trois tweets ensuite pour tenter d’effacer sa maladresse. Appelée à expliquer l’appel du ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, à venir « rejoindre la grande armée de l’agriculture française », la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a répété que « les gens qui pouvaient le faire avaient vocation à aller donner un coup de main rémunéré dans les régions où il y a des récoltes ». Et d’ajouter cette précision inopportune : « Il va sans dire que nous n’entendons pas demander à un enseignant, qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes. » Les profs et instituteurs, qui assurent la continuité pédagogique à distance ou font classe aux enfants des soignants, apprécieront. (...)

• source : Les faux pas à répétition de Sibeth Ndiaye, Libération, 27/03/2020.

 

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et aussi :

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Le Covid19 risque de faire des milliers de mors, parce que
a) L'hôpital public a été laissé à l'abandon
b) Je suis allé faire un footing
Si vous ne cochez pas la réponse b, vous risquez une amende de 135 euros.

 

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* rappel : Dans un portrait consacré à Sibeth Ndiaye, le journaliste politique Cyril Graziani racontait ainsi : « Elle avait défrayé la chronique en envoyant ce sms le jour de la mort de Simone Veil. A la question 'Aura-t-elle des obsèques nationales ?' Sibeth Ndiaye avait répondu: 'Aucune idée, la meuf est morte il y a moins de vingt-quatre heures.' »

 

•   merci aux dessinateurs, humoristes (amateurs ou 'improvisés'), etc. qui partagent sur facebook   •

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mercredi 25 mars 2020

Actus 26 mars 2020

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*   *   *

quelques dessins, empruntés sur FB,
la plupart sont zoomables


une bonne idée que je vais tester pour rester zen face aux cris

de ces   %¨0@ù!   de petits voisins braillards quand je télé-taffe

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Merci à vous, les dessinateurs, super inspirés, pour le divertissement,
et pour vos partages sur
FB !

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mardi 24 mars 2020

~ Propriétés privées, Lionel Shriver

propriétésProperty, 2018
traduit de l'anglais par Laurence Richard
Belfond, 20 février 2020, 450 p.

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Accueil : « Vous avez 8 jours de retard sur la publication de votre chronique de 'Propriétés privées'. »
Je n'aime pas voir ça, j'ai ma petite fierté d'élève/citoyenne disciplinée.

J'ai commencé la lecture de ce recueil le 16 février. Et j'ai traîné sur la première nouvelle, interminable - pas moyen d'accrocher.
Pause.
propertyJ'ai repris un mois plus tard avec la 2e, vite agacée par le style, beaucoup trop ampoulé pour moi en ce moment. Je l'ai finie, malgré une histoire de conflit de voisinage (tiens !?). Bonne surprise : l'intrigue est finalement drôle et malicieuse, mais ça décolle lentement.
La 3e m'a vite donné l'impression d'étouffer chez moi, d'être envahie par un parasite (la chair de ma chair, qui s'accroche comme une bernique à plus de 30 ans) qui se fout ouvertement de ma gu3ule, avec un père mollasson qui le soutient, veut ménager la chèvre et le chou pour éviter les vagues. Au secours !


En bref : si le confinement imposé depuis plus d'une semaine vous met déjà à cran, à cause de - en vrac - votre conjoint, vos enfants, vos voisins, et parce que vous supportez mal la promiscuité et le bordel sans-gêne des autres en général, ce recueil risque d'aggraver vos symptômes d'énervement.
Si vous vous êtes muni d'une arme comme beaucoup de gens aux Etats-Unis avant d'être enfermé, débarrassez-vous pour quelque temps du flingue ou du bouquin, ça pourrait mal finir.

Trop anxiogène, à reprendre plus tard. 🤪

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16 février > 24 mars - Merci à Babelio & à Belfond pour cette proposition de découverte. J'encourage ceux qui ne connaissent pas l'auteur à lire Big Brother et Il faut qu'on parle de Kevin.

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dimanche 22 mars 2020

~ Je veux enlever la nuit, Hélène Gaudy & Simone Rea

je veux enleverCambourakis, 26 août 2015, 32 p.

Les insomniaques, les anxieux et les jeunes enfants le savent : la nuit est un tunnel effrayant.
On s'y retrouve seul.
Si on a peur du noir, on imagine toutes sortes de dangers.
Si on broie du noir, tout y prend une ampleur démesurée.

Voilà pourquoi on a tellement de mal à coucher nos petits le soir, alors qu'on a hâte de souffler, de prendre du temps pour soi, après avoir accompli toutes les tâches quotidiennes d'une vie de famille.


Quand il est l'heure d'éteindre et de dormir, Oskar s'insurge : « Non, non et non ! Je veux enlever le noir du ciel. Je veux le colorier en bleu, les joues en rouge, les arbres en vert et les étoiles en jaune fluo ! Et surtout : JE VEUX JOUER TOUTE LA NUIT ! »

Sa mère le rassure avec fermeté et douceur :
- rien ne s'oppose à la nuit ♪♫, comme diraient Alain B. (et DdV), rien ne justifie [que tu nous fasses ch!3r, sale gosse], donc c'est comme ça ;
- mais il y a des moyens d'y entrer en douceur, sans peur, de se détendre et de lâcher prise pour que le sommeil arrive et que la période d'endormissement, stressante, soit la plus courte possible : repenser aux douceurs du jour, ces 'bonheurs minuscules', voir que le noir n'est pas si noir mais prend des teintes lorsque les yeux sont accommodés à l'obscurité. On évitera d'évoquer les 50 nuances de Grey, ça emmènerait trop loin avec les questions du bambin sur le 'zizi sexuel'...

Plein de bonnes idées dans cet album.
Je n'ai pas adoré les dessins, en revanche, malgré les bouilles et postures sympas du petit lapin en vedette. Les espaces sont distordus, et au pastel terne, je préfère les couleurs punchy.

Une pensée pour tous les jeunes parents et les grands-parents 'réquisitionnés' pour l'effort de guerre : ce soir, ça va être encore plus compliqué de coucher vos enfants 'tôt' : pas d'école demain, et il fera encore jour dehors*... 😒
Bon courage ! 😉

* PS : me suis trompée d'une semaine ! j'ai changé l'heure sur quelques horloges de la maison à tort, et je ne pigeais pas pourquoi mon ordi ne s'actualisait pas tout seul... 🙈

< emprunt mdtk >

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vendredi 20 mars 2020

Confinement, J4.

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source : Facebook - merci à tous les auteurs qui partagent leurs oeuvres !

 

 

Bon courage, en attendant de re-télétravailler lundi !

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jeudi 19 mars 2020

~ Poulets grillés, Sophie Hénaff

pouletsAlbin Michel, 2015
sophhLe Livre de Poche, 30 mars 2016, 335 p.

Coupables de bavures, victimes de pétages de plombs - fréquents dans ce métier exigeant - et de problèmes qui en découlent (addictions diverses), ils composent l'équipe de ces 'poulets grillés'. Mis sur la touche, ils ont droit à une nouvelle chance : on leur confie deux vieilles enquêtes classées sans suite, des 'cold case'.
A leur tête : Anne Capestan, dynamique, réglo et déterminée.
Leur QG : un vieil appartement qu'ils transforment en nid douillet.
Ils ne sont pas équipés (même pas droit à un gyrophare), alors ils font marcher leur imagination, se débrouillent avec les moyens du bord, et ça fait des miracles, en plus d'amuser le lecteur !

Ce polar plein d'humour est très agréable à lire, avec ses petits airs de Vargas, Pennac et Norek, et plein d'autres auteurs que j'aime. Cette équipe de cabossés / bras cassés est sympathique, et leurs interactions et idées sont savoureuses.

Lu dans un contexte peu favorable, hélas, donc traîné sur deux semaines. Mauvais pour avoir une bonne vue d'ensemble ; je dévore d'habitude ce genre de gourmandise en 2-3 jours.

Attendre des jours meilleurs pour bien déguster ces poulets grillés à point.
Ou à lire maintenant, pour se changer les idées, si on arrive à lâcher prise et à ne pas avoir l'esprit parasité par 1 001 questions à la c**.

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3 > 18 mars

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mardi 17 mars 2020

L'Autre Cantine, à Nantes

 
Le projet est né de la situation de grave crise alimentaire
que vivent les exilé-es à Nantes.
-
Résultat de recherche d'images pour "logo autre cantine nantes"
-
L'Autre Cantine, c'est une cuisine militante et solidaire qui fonctionne 7j/7 ! Depuis sa création en juillet 2018, elle s'investit pour venir en aide aux personnes à la rue. 🍲

Les collectifs s'y organisent pour :
• Préparer et servir plusieurs centaines de repas du mardi au dimanche.
• Ouvrir ses portes pour offrir une boisson chaude, de quoi grignoter au chaud, discuter, recharger son portable,...
• Distribuer des vêtements, des produits d'hygiène, du matériel de couchage,...

Nous dépensons chaque semaine de 300€ à 550 € pour les courses, le carburant, le gaz, le matériel, les petits travaux du local, la voiture, etc.

Pour pouvoir continuer, on a besoin de votre soutien ! On a donc une cagnotte en ligne !!!

L’Autre Cantine a créé son compte sur HelloAsso ! Dès à présent vous pouvez devenir adhérent (montant libre) ou faire un don.

"On est là ou on est pas là !!!" 👍👍👍

Merci à vous 😍😍😍

L'Autre Cantine Nantes
18, rue de Cornulier
lautre.cantine.nantes@gmail.com

https://www.helloasso.com/associations/l-autre-cantine…

*    *    *

post du 17/03/2020

 

🚩 L' Autre Cantine continue les distributions de repas ! 🍲🥣🍽🍵🥖🥗

Suite aux annonces du gouvernement hier soir, nous avons décidé de poursuivre la solidarité en continuant à distribuer des repas.

💟Il est nous paraît évident que pandémie ou pas, les 400 repas quotidiens que nous distribuons seront plus que nécessaires.
💟Il nous paraît évident qu'il faut garder le lien envers les personnes que l'on soutient, pour aussi expliquer et traduire les mesures sanitaires à prendre, proposer du savon et des thermomètres, aider à téléphoner au 15 en cas de symptômes alarmants pour les personnes qui ne parlent pas français etc ...

🤝Nous refusons que celles et ceux déjà exclu-es du système le soient encore plus et se retrouvent affamées.

🚨Toutefois, nous avons décidé de prendre des mesures sanitaires spéciales que nous vous demandons de respecter absolument !

POUR AIDER A CUISINER ET DISTRIBUER LES REPAS :

➡️ Vous devez obligatoirement vous inscrire au préalable sur le planning car le nombre de personnes est restreint au strict nécessaire.
Pour vous inscrire, envoyez un MP ou rejoignez le groupe facebook "orga autre cantine".

➡️ Pas de bises, pas de mains serrées ni accolades pour dire bonjour. Avec le sourire seulement

➡️ Nous demandons aux personnes de +60ans de ne pas venir ni cuisiner ni distribuer.

➡️ Si vous êtes malade, même un rhume, restez chez vous aussi.

➡️ Les mesures sanitaires sont à respecter obligatoirement. Le nombre de personnes autorisées dans les locaux également.

➡️ Une distance est a respecter entre les personnes dans la file d'attente lors de la distribution. Un marquage au sol a été fait en ce sens.

➡️ La vaisselle collective est un vecteur important de transmission ! Nous avons donc choisi d'utiliser une partie de vaisselle jetable. Pour le reste, le nombre de personnes qui font la vaisselle est restreint au strict minimum, avec des protections et il faut veiller à ne pas se toucher le visage.

➡️ Nous mettons à disposition autant de protections que possible pour les bénévoles.

🚨Les déplacements sont restreints, nous vous demandons d'imprimer ou de recopier les attestations sur l'honneur de sortie sur le site du gouvernement et de faire jouer votre droit de sortir pour "aider les personnes vulnérables" comme autorisé par le gouvernement.

🚨🚨 Chaque personne qui viendra aider le fait en son âme et conscience. Pour vous-même et les autres, réduisez au maximum les risques en respectant les consignes sanitaires !!!

🧼🧼🧼Lavez vous les mains ! 🧼🧼🧼

👮‍♂️Il y a aussi un risque face aux forces de l'ordre, notamment d'amende à hauteur de 135€.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’EN CETTE PÉRIODE DE PANDÉMIE IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE CHANGE PAS POUR NOUS C'EST LA SOLIDARITÉ’

on peut faire un don via
HelloAsso

merci d'avance !

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dimanche 15 mars 2020

Dimanche citoyen

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Pour l'essayiste décroissant Antoine Buéno, le Covid-19 va au moins permettre une réduction des émissions de CO2 : "Quand les hommes souffrent, la planète souffle".

Les mesures prises partout dans le monde pour enrayer la pandémie de Covid-19 ne vont pas seulement protéger les humains, elles vont aussi offrir un répit à l'environnement. 

On le sait, ces mesures vont avoir un impact catastrophique sur l'économie. Cela a déjà commencé et cela ne peut qu'empirer. Activité gelée, bourses qui dévissent. Tous les ingrédients sont réunis pour une crise réelle amplifiée par la sphère financière. La croissance mondiale va dégringoler. On peut même s'attendre à une récession. Ce qui se traduira mécaniquement par une baisse des émissions des gaz à effet de serre (GES). (...)

source : L'Express.

 

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samedi 14 mars 2020

~ Cachons-nous dans les bois, Elisa Géhin

cachons nousEditions Milan, 20 mai 2009, 24 p.

Principe identique à celui de l'album Mère-Grand, que fais-tu ? de la même auteur.
Telle une comédie musicale, l'histoire est racontée et rythmée sur fond de 'Promenons-nous dans les bois'. ♪♫

Cette fois, Hansel, Gretel et le Petit Chaperon rouge échappent au loup en se dissimulant derrière arbres et buissons.
Le loup se rapproche, la taille des dessins et de la typo en témoigne.
La tension monte dans ce cache-cache coloré.
Qui va l'emporter ?

Du génie dans cet album qui reprend deux contes célèbres pour faire une nouvelle histoire, originale.
J'imagine le plaisir du grand qui raconte en mimant et chantant, et la frayeur joyeuse du petit auditeur.

< emprunt mdtk >

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vendredi 13 mars 2020

~ Neuf pieds sous terre, Loïc Dauvillier & Gilles Rochier

9 piedsSix pieds sous terre, Arthropode, 2 décembre 2010

Certains pensent que les chats ont 9 vies.
Ce petit album tout sombre, tout glauque, illustre l'idée que si c'est le cas, ils ont 9 morts.

D'abord, notre chat en slip kangourou boit un truc de travers, s'étouffe, vomit. La déjection tombe sur une prise électrique, crrrrrr, tous poils debout, la bête est électrocutée. Mais ressuscite. Puis poursuit sa journée, un peu plus longuement à chaque fois et re-meurt, de manière différente. Ceci, à 9 reprises, et sans paroles.

L'intrigue est construite comme un jeu célèbre dont le nom m'échappe : on poursuit une histoire commencée sur le principe du cadavre exquis, mais en connaissant le début. Et à chaque fois, on rajoute un épisode aux précédents. La mémoire étant faillible, ou l'esprit ayant tendance à caricaturer, le début se modifie. Ici, ça devient de plus en plus lourd (décor de plus en plus chargé).

La lecture n'est pas des plus agréables, mais l'idée est amusante et correspond à l'esprit de la maison d'édition 'Six pieds sous terre' qui publie de la BD dite 'indé' (pour 'indépendante') ou 'alternative' :
« 6 Pieds sous terre a débuté par le fanzine 'Jade', devenu en 1995 une revue de bande dessinée et de critique artistique diffusée en kiosque et tirant jusqu'à 30 000 exemplaires, ce qui en faisait la revue de bande dessinée alternative à plus fort tirage, loin devant Lapin. (...) Parallèle à 'Jade', 6 Pieds sous terre a publié à partir de 1995 des albums d'auteurs principalement français dans des styles très variés, de l'humour absurde de Guillaume Bouzard aux expérimentations graphiques d'Ambre en passant par l'adaptation en bande dessinée du polar 'Le Poulpe'. »
  > source : Wikipédia

A tester !

< emprunt mdtk >

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jeudi 12 mars 2020

~ Dans la gueule du loup, Michael Morpurgo & Olivier Barroux

dans la gueuleGallimard Jeunesse, 11 octobre 2018, 192 p.

Résolument pacifiste, Francis décide de ne pas s'engager lorsque la guerre éclate en 1939. Etant anglais, il doit néanmoins participer à l'effort de guerre. On l'envoie dans une ferme : 'La nation avait besoin de nourriture.' Lorsqu'un de ses proches meurt au combat, Francis part se battre contre le nazisme, lui aussi. La mort dans l'âme, il abandonne sa jeune femme et leur bébé - pour que les générations futures vivent libres.

Michael Morpurgo livre ici un documentaire intéressant et émouvant sur les années de guerre de Francis Cammaerts, un de ses oncles.
Abondamment (et joliment) illustré, didactique, simple à lire, ce roman est accessible dès le collège.
On y voit le dilemme d'un pacifiste qui refuse d'aller 'tuer', mais se persuade néanmoins que c'est le prix de la paix à moyen et long terme.
On y apprend beaucoup sur l'organisation de la Résistance, en particulier dans le Vercors.
Et aussi sur le métier d'enseignant : « [Harry] m'a appris qu'il fallait toujours être du côté des élèves et qu'il fallait qu'ils le sachent, que ce respect mutuel, cette affection étaient la clé de tout. Je découvrais par moi-même que j'avais dans cette classe quarante visages interrogateurs qui me regardaient, quarante esprits qui attendaient d'être stimulés, quarante coeurs qui attendaient d'être émus dans le rire ou dans les larmes par des histoires, des poèmes, des pièces de théâtre. »

Plein de bonnes choses dans cet ouvrage pour ouvrir le dialogue entre prof d'Histoire/français et collégiens, donc !

PS : Merci à ma mémoire défaillante : j'ai emprunté ce livre à la bibli parce que je confonds Morpurgo et Mourlevat. Bah, à quelques lettres près...

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11 mars - emprunt mdtk

Posté par Canel à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]