Canel

lundi 16 juillet 2018

~ Gravé dans le sable, Michel Bussi

gravé

Presses de la Cité, 2014
mibuPocket, octobre 2015, 480 p.

♥♥♥♥

La semaine dernière, j'étais sur les plages du débarquement en Normandie, IRL et grâce à Alan, Lucky, Alice, Lison...
Et j'ai adoré ce double voyage, in situ et virtuel, alors que je différais ces deux aventures, parce que je ne suis pas fan des récits de guerre ni de l'Histoire du XXe siècle - séquelles d'un programme indigeste de Terminale. 😣

Comme presque toujours, Michel Bussi m'a embarquée dès les premières pages, entre les Etats-Unis et la Normandie.
L'intrigue fait délicieusement penser à Un long dimanche de fiançailles (Japrisot), et à Maisie Dobbs (Jacqueline Winspear) : ravages de la guerre, force et faiblesse d'hommes au combat (crânerie, amitié, lâcheté, trahison), ténacité et courage de femmes.

L'auteur a souvent le défaut de trop brouiller les pistes, mais c'est ce qui entretient le suspense et me rend accro. Et tant pis si je peste quand le roman se termine, parce que la fin est bancale, mais que je serais bien restée encore...

Merci au Mémorial de Caen et à Michel Bussi qui m'ont tant instruite, dépaysée et émue, ces derniers jours.

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8 > 16 juillet

♦  quelques plaques en hommage aux soldats américains - Mémorial de Caen  ♦

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samedi 14 juillet 2018

Bon WE !

en bleu-blanc-rouge... comme le drapeau croate ! Emoji

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 vu dans une église de Caen Emoji

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⚽  ⚽  ⚽   edit de 22h, ce dimanche 15/07   ⚽  ⚽  

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mardi 10 juillet 2018

Le non-événement du jour

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A l’occasion de coupe du monde de football 2018 Manneken-Pis sera habillé de son costume
de Diable Rouge lors de chaque match de l’équipe de Belgique à la Coupe du Monde de Football.

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source : www.manneken-pis.be

 

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sud ouest

 ♦    ♦    ♦

Les violences conjugales augmentent-elles les soirs de match ?

publié le 06/03/2018 dans L'Express, mis à jour le 05/07/2018

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■  Faut-il craindre une hausse des violences conjugales en ce jour de match ? Des études lient ce fléau au foot, occultant d'autres facteurs.

Assise sur son canapé, les yeux rivés sur l'écran de télévision, une femme regarde un match de foot comme si sa vie en dépendait. Apprenant la défaite de son équipe, elle éteint l'appareil, bouleversée. La campagne télévisée chiffre les dégâts : « Personne ne souhaitait la victoire de l'Angleterre autant que les femmes. Les violences domestiques ont augmenté de 38% quand l'Angleterre a été éliminée de la Coupe du monde. » 

Diffusée en Grande-Bretagne lors de la compétition de 2014, ce spot a été réalisé après la parution d'une étude de l'université de Lancaster mettant en avant la hausse des signalements de faits de violence conjugale les soirs de matchs. Un constat plusieurs fois rapporté par les associations de prévention. Dont le centre national pour la violence domestique britannique, qui publiait dernièrement une nouvelle affiche : « Si l'Angleterre est battue, elle le sera aussi. » 

  Les autres sports également concernés

L'étude à l'origine du premier spot de prévention montrait une hausse spectaculaire du nombre de cas de violences conjugales lors des défaites de l'équipe nationale en Coupe du monde. Pour déterminer ce taux, les chercheurs s'appuyaient sur les cas rapportés à la police lors des compétitions de 2002, 2006 et 2010. 

Contactée par L'Express, la Fédération nationale solidarité femmes a analysé les appels du 3919, le numéro pour les victimes de violences conjugales en France. Loin de se rapprocher de nos voisins d'Outre-Manche, elle n'a pas constaté de « modifications significatives » les soirs de match. Françoise Brié, directrice générale de la Fédération, reste néanmoins prudente : « Les appels peuvent survenir plusieurs jours après les épisodes de violences et les femmes ne sont pas forcément informées de l'existence du numéro. »

Les compétitions de football ne sont pas les seules à susciter des inquiétudes. Selon une autre étude menée par l'Institut national de la santé américain, les violences conjugales augmenteraient également pendant les matchs de foot américain, notamment pendant la finale du championnat national, le célèbre SuperBowl. Les autorités rapportent une hausse de 10% des cas de violences d'hommes contre leurs compagnes les soirs de défaites dites 'inattendues' - lorsque l'écart de points est important et que l'équipe joue à domicile. 

■  L'alcool plus que le sport

Ce rapport entre violences domestiques et football avait déjà été établi en 2012 par Allan Brimicombe, un statisticien, et Rebecca Cafe, une journaliste de la BBC. Leur étude rapportait une hausse de 30% des violences pendant le Mondial en Afrique du Sud en 2010. « Les grands événements sportifs ne provoquent pas la violence domestique, car les personnes violentes sont seules responsables de leurs actes, précisaient les auteurs. Mais les niveaux d'alcool consommés liés à la nature fortement émotionnelle de ces événements semblent augmenter la fréquence des incidents. » 

Interrogé par Le Guardian, le criminologue Stuart Kirby va même plus loin : « Parce que la Coupe du monde augmente les facteurs étiologiques de la violence domestique, il y aura des individus qui commettront des violences conjugales pour la première fois. » Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), près de la moitié des femmes victimes de violences de la part de leur conjoint estimaient qu'il était sous l'emprise de drogue ou d'alcool au moment des faits. 

■  Des violences en tout genre

D'autres types de violences à la personne augmentent également. Régulièrement, les autorités rapportent de violents incidents après les matchs et leurs auteurs terminent souvent en cellule de dégrisement. Pour décrire ce phénomène, les Britanniques ont même inventé un mot : l' alcooliganisme, que le gouvernement a tenté de combattre en interdisant la vente d'alcool à proximité des stades les jours de match.  

L'alcool serait donc un facteur plus décisif que la défaite d'une équipe pour l'auteur de tels crimes ou délits. Pour preuve, l'étude menée par l'université de Lancaster montre que, même en cas de victoire, les autorités enregistrent une hausse de 26% des violences conjugales.  

Difficile d'établir un lien de cause à effet entre foot et violence domestique, à moins de vouloir mettre sur le dos du sport une responsabilité qu'on ne peut imputer qu'aux auteurs.

 

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lundi 9 juillet 2018

~ Récidive, Sonja Delzongle

récidiveEditions Denoël, 2017
Folio Policier, 2018, 470 p.
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♥♥♥

Saint-Malo, cité corsaire.
Ses remparts, sa ville intra-muros avec crêperies, boutiques & marinières Saint-James, ses plages, le tombeau de Chateaubriand sur l'îlot du Grand Bé, les grandes marées, les enlisés dans les sables mouvants, les Festivals - Quai des Bulles, Etonnants voyageurs.
Et puis Erwan Kardec, qui a tué sa femme devant leur fille, et qui vient d'être libéré de prison après avoir purgé une peine (allégée) de vingt-cinq ans. 

Sans remords ni regrets, ce dur à cuire a un objectif : retrouver sa fille - la célèbre profileuse Hanah Baxter - qui l'a dénoncé, et la zigouiller. 
D'ici là, pour passer le temps, Kardec satisfait quelques petites manies. Oh, rien de luxueux. Ça demande juste un couteau et un peu de force, comme pour manger des huîtres de Cancale ou d'ailleurs...

Polar bien dense, riche en rebondissements et aux ingrédients classiques.
Le canot est trop chargé pour moi : crimes immondes aux lendemains en odorama, flic malouin falot et profileuse guère sympathique aux aventures abracadabrantes qui se jette dans la gueule du loup ** et en sort vivante, évidemment **, une vraie-fausse piste, un peu de piraterie...

Avec en toile de fond des Bretons aux idées courtes et l'ambiance granitique de St-Malo, ville aussi charmante qu'oppressante...

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agenda22 > 6 juillet

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dimanche 8 juillet 2018

Actus fin juin > début juillet

 

Bac & foot, en plus de l'actu socio-politique habituelle...

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mercredi 4 juillet 2018

~ Bien dans son slip : Un urologue vous déballe tout ! - Volker Wittkamp

bien dans son slip

Fit im Schritt : Wissenwertes vom Urologen, 2016
voltraduit de l'allemand par Corina Gepner
illustré par Martina Frank
Presses de la Cité, septembre 2017, 225 p.

lu par Mr

♥♥♥♥

Selon Wikipédia, l'urologie est le domaine de la médecine qui s'applique aux reins, aux voies urinaires des hommes et des femmes, au système reproducteur masculin (appareil uro-génital masculin) et aux glandes surrénales.

Dans cet ouvrage, il est donc notamment question de reins, d'uretères, de vessies, d'urètres, de testicules, de vésicules séminales, de prostates et de pénis.

Après une description simplifiée de chaque organe et de son fonctionnement, en lien avec le reste du système urinaire et/ou reproducteur, l'auteur expose les principales pathologies qui les affectent. 
Les symptômes, les méthodes d'exploration médicale, et les traitements sont décrits, là encore de manière souvent imagée et compréhensible par tous.

Le ton se veut léger et humoristique, le texte est parsemé de situations cocasses, sans doute pour contrebalancer la gravité de certains sujets - maladie... On sourit souvent, c'est vrai, mais le propos est parfois lourd : on se dispenserait des blagues entre praticiens au retour de touchers rectaux, par exemple.

Quoi qu'il en soit, l'ouvrage est instructif, et des conseils élémentaires d'hygiène de vie sont toujours bons à rappeler : tabac à proscrire, alcool à consommer très modérément, sport (non violent) recommandé, activité sexuelle aussi, mais évidemment protégée si nécessaire. Malheureusement, ces principes ne suffisent pas toujours, et une surveillance médicale régulière est aussi recommandée.

   Merci à Babelio et aux Presses de la Cité.

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lundi 2 juillet 2018

~ Une femme blessée, Marina Carrère d'Encausse

une femme

Editions Anne Carrière, 2014
Pocket, 16 juin 2016, 208 p.

mcde

♥♥♥♥

Dans cet hôpital du Kurdistan irakien, le chirurgien Omar soigne des femmes brûlées. Presque toutes prétendent avoir été maladroites avec le réchaud à kérosène en préparant le repas. Il est vrai que le voile et la longue tunique brident les mouvements et ne sont pas ignifugés.

La réalité est encore plus sombre, puisqu'il s'agit rarement d'accidents. 
Ces femmes sont pour la plupart victimes de 'crimes d'honneur' - suicides ou meurtres - par divers moyens, dont le feu, comme dans cette histoire.

Nous suivons ici Fatimah, une femme blessée (bel euphémisme, vu ce qu'elle a enduré). Le lecteur apprend peu à peu comment elle en est arrivée là, très lentement, car sa parole ne se libère pas facilement et l'omerta règne dans la famille.

Ce récit est instructif, poignant et révoltant. Dommage que le ton soit un brin naïf, comme si le narrateur était un enfant (ce qui est parfois le cas), et le dernier chapitre si rocambolesque.

L'auteur a choisi pour cadre le Kurdistan irakien. J'ai apprécié qu'elle précise en postface que ce type de maltraitance féminine ne se cantonne pas à cette région du monde, ni aux musulmans : 
 
 ►  « Selon l'ONU, au moins 5 000 femmes sont tuées chaque année au nom de l'honneur. Il s'agit d'une tradition d'origine babylonienne répandue dans les sociétés patriarcales du Moyen-Orient, au Pakistan, en Turquie, au Tchad et dans certains régions d'Amérique latine. On en retrouve déjà les prémices dans la société arabe avant la naissance de l'islam. Elle est pratiquée dans tous les milieux socio-culturels, ne répond à aucune loi et n'est pas d'ordre religieux puisque des personnes de confessions différentes la pratiquent. Cette coutume cruelle légitime l'assassinat, par un membre de la famille, d'une fille ou d'une jeune femme suspectée d'avoir enfreint le code d'honneur familial. [...] C'est le père, un frère, un cousin ou une personne désignée par la famille qui se charge de venger l'honneur familial, souvent un mineur ne risquant qu'une petite peine. Différents moyens sont utilisés pour assassiner ces femmes, elles sont le plus souvent empoisonnées, égorgées, fusillées, étranglées, poignardées ou encore arrosées d'essence puis brûlées. le criminel, sont forfait accompli, est accueilli comme un héros par sa famille, il se rend souvent de lui-même à la police, qui encourage généralement son geste. »

Comme pour l'infanticide des bébés filles en Chine ou pour l'excision, il est effrayant de constater que les hommes (pères/frères) ne sont pas les seuls à perpétuer la tradition. Des femmes aussi peuvent s'avérer particulièrement zélées.

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1e juillet - merci Sandrine !  😉

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samedi 30 juin 2018

~ Le couple d'à côté, Shari Lapena

le couple

The Couple Next Door, 2016
shtraduit de l'anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec
Presses de la Cité, 2017

Emoji  3.5/5

Anne & Marco Conti sont les heureux parents de Cora, six mois, blondinette à bouclettes.
Pas si heureux que ça, en fait : Anne déprime depuis l'accouchement, et Marco est désemparé face à ce baby-blues, au point d'accueillir un peu trop favorablement les avances d'une femme plus séduisante que la sienne.

Le couple d'à côté, c'est Cynthia & Graham Stillwell. Ils n'ont pas d'enfant, et pas envie d'en avoir. 
Ils sont amis avec les Conti, mais comme la petite pleurniche beaucoup, elle est persona non grata chez eux, comme ce soir où les deux couples fêtent ensemble l'anniversaire de Graham. 
Pour surveiller le bébé, un babyphone devrait suffire, les maisons sont mitoyennes...

Les thématiques et l'atmosphère font penser aux romans de Liane Moriarty, Barbara Abel, Solène Bakowski, Amélie Antoine, Lisa Gardner, Saskia Noort et d'autres : couple, famille, parentalité, amis, voisins, rivalités...

Encore un thriller qui pourrait avoir pour titre 'Petits Secrets et grands Mensonges', ou alors 'Boule de Neige', ou 'Tache d'Huile' ou encore 'Bon Dieu, quel Bordel !' (sic) car l'intrigue rebondit sans cesse, et certains témoins et/ou suspects ont l'art d'aggraver leur cas en s'enferrant dans le mensonge.

Malgré tous ces retournements, on n'est jamais vraiment surpris, a fortiori si on est habitué à ce genre de littérature, et je me demande si l'auteur nous laisse volontairement cette petite longueur d'avance ?

Agréable à lire, mais trop classique dans le genre pour mériter vraiment le détour.

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26 > 30 juin

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vendredi 29 juin 2018

~ 44 après Ronny, Michaël Olbrechts

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Vierenveertig na Ronny, 2016
mictraduit du néerlandais (Flandre) par Monique Nagielkopf
Glénat, 2017, 125 p.

♥♥♥♥

Réunion de famille : quatre générations sont rassemblées le temps d'un week-end estival chez pépé & mémé, pour une « fête ». 
L'occasion est en réalité bien triste...

Les deux frères trentenaires ne s'entendent pas, l'ambiance est explosive. Les autres marchent sur des oeufs, évitent de les laisser en tête-à-tête. Et les parents s'engueulent à leur sujet. Heureusement, on doit faire des efforts pour Pépé, c'est SON week-end, et le formidable voisin Reggie apaise bien des conflits, plus ou moins volontairement. 
Reggie, c'est celui qu'on aurait appelé « l'idiot du village », autrefois. Aujourd'hui, on dit poliment qu'il est « un peu... tu vois... ».

Les visages sont laids, les nez trop pointus, et la typo des bulles manque d'âme. Mais on passe vite outre parce que cette intrigue émouvante réserve bien des surprises et nous renvoie subtilement à la vraie vie - fratrie, querelles & brouilles familiales, non-dits, espoirs de jeunesse & désillusions, nostalgie de l'enfance, vieillesse & maladie...

Comme quoi, il ne faut pas se laisser rebuter par le graphisme.

< emprunt mdtk >

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mardi 26 juin 2018

~ Fleur de cadavre, Anne Mette Hancock

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Ligblomsten, 2017
amhtraduit du danois par Caroline Berg
Albin Michel, 2 mai 2018, 380 p.

  lu par Mr

♥♥♥♥

Héloïse, célèbre journaliste, reçoit une lettre au contenu intriguant signée 'Anna Kiel'. Les réflexes de professionnelle de la jeune femme sont immédiatement réveillés. En effet, Anna Kiel est activement recherchée par la police depuis plusieurs années. Quel intérêt pourrait-elle avoir à sortir de l'oubli ? Héloïse commence sa quête mais son chemin croise rapidement celui de la police, également alertée …
Ce roman comporte presque tous les ingrédients d'un bon polar : une intrigue cohérente, des révélations dispensées durant tout le récit, à un rythme ménageant le suspense, et des personnages qui ne laissent pas indifférent. 
Sa lecture est donc agréable. Il lui manque cependant un petit plus qui aurait pu en faire un excellent roman policier : une atmosphère captivante, ou un supplément d'âme qui l'aurait fait sortir d'un exercice littéraire finalement conventionnel. 

■  et Canel

♥♥♥

Arum titan, Amorphophallus titanum, également appelé 'phallus de Titan', est une espèce de plante de la famille des Aracées. Son inflorescence est la plus haute du monde, atteignant plus de trois mètres. 
Ça, c'est Wikipedia qui le dit.
Celle du jardin des plantes de Nantes était en fleur en 2014, j'ai failli aller la voir. Mais quand on sait qu'elle dégage un parfum de viande pourrie afin d'attirer les coléoptères pour la pollinisation (d'où son nom de 'fleur de cadavre'), et que cette odeur est si forte qu'elle est détectable à 800 mètres, ça calme sur la promenade botanique entre midi et 2. Surtout que la fleur en question ressemble à une verge géante violacée, d'où le surnom de 'phallus de Titan'.

Petite mise en bouche qui n'a qu'un lointain rapport avec le livre, mais j'étais à court d'idées pour commencer, et je n'ai pas beaucoup de bien à en dire, alors je meuble.

Ce livre reprend quelques ingrédients de Millenium (journalisme d'investigation, jeune femme psychopathe et/ou vengeresse, vieux cochons...) - l'étoffe et l'originalité en moins. 
Après trois polars d'Olivier Norek (série Coste) où les enquêteurs sont drôles, sympas, et tellement réalistes qu'on se croirait au bureau avec ses collègues préférés, ce roman danois m'a paru bien fade. 
Des personnages sans épaisseur, pour lesquels je n'ai rien ressenti, une intrigue et des mobiles déjà vus x fois, et à peine un peu de suspense sur la fin.

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 17 > 24 juin - merci à Albin Michel ! 

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dimanche 24 juin 2018

Nevermind

« Pour les premiers de plongée, l'été à Brégançon, ça va être le... le... eh ben oui, le Nirvana ! 
Nevermind, les riens... » - Mykolas, 24 juin 2018

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 rappel de l'original (1991)

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samedi 23 juin 2018

~ Zapland, Marie-Aude Murail

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L'Ecole des Loisirs, Mouche, 12 octobre 2016, 88 p.

♥♥♥

Je vais vous parler d'un temps que les plus de cinquante-soixante ans d'aujourd'hui ne connaîtront sans doute pas : les années 2050.

Si la planète n'a pas succombé sous le poids de nos excès d'ici là, et si le monde ressemble à celui imaginé par Marie-Aude Murail, il y aura des enseignants de plus de 80 ans. Les livres papier auront disparu, mais les enfants apprendront toujours à lire - avec une drôle de méthode. Quelques réformes simplifiant l'orthographe et la grammaire françaises seront sans doute passées par là...

Livre amusant où, encore une fois, l'imagination de Marie-Aude Murail fait la joie du lecteur, tout autant que sa façon de décrire les relations entre les individus. Avec humour (jeux de mots et situations) l'auteur invite à réfléchir au progrès technique, à ses avantages et inconvénients, à la nostalgie de ceux qui ont connu l'avant...

< emprunt mdtk >

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lundi 18 juin 2018

~ La petite mosquée dans la cité, Solenne Jouanneau & Kim Consigny

la petite mosquée

Casterman, Sociorama, 13 juin 2018, 168 p. 

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♥♥♥♥

Comment installe-t-on une mosquée dans un quartier ? Comment devient-on imam (équivalent du prêtre pour les catholiques) ? Quel est le rôle de l'imam auprès des fidèles ? Comment son influence peut-elle dériver ?

Maître de Conférences à l'IEP (Sciences Po) de Strasbourg, Solenne Jouanneau s'est intéressée à ces questions dans le cadre de sa thèse de sociologie « Les imams en France : Réinvention et tentatives d'appropriations d'un magistère religieux en contexte migratoire » (2009).

Ce travail est repris ici sous forme synthétique, simplifiée, et illustrée par Kim Consigny. Et c'est passionnant !

kimcOn y suit Moussa, un imam sage, modéré, tenant compte des avis de ceux qui travaillent avec lui pour le culte, proche de ses fidèles, respecté et apprécié de tous, consulté pour des questions pratiques, parfois intimes.
On le voit dans la tourmente lorsque la mosquée doit déménager, on apprend quelles sont les possibilités pour en installer une nouvelle : autofinancement ou aide par un Etat musulman, avec les risques de perte d'autonomie que cela entraîne - a fortiori dans un contexte agité où l'on ne sait pas très bien qui a des accointances avec Daech, l'Etat islamique, etc.
On y voit le rôle de la Préfecture et des élus de la municipalité.
On y constate également l'hostilité des riverains non musulmans en cette période d'amalgame rapide entre islam, intégrisme et terrorisme. On sent d'ailleurs une menace se profiler avec un des protagonistes...

Vive la collection Sociorama, éditée chez Casterman : la socio pour tous à mini-prix ! Les ouvrages sont de qualité inégale, mais certains sont vraiment réussis, comme celui-là.
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15 > 17 juin

 

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dimanche 17 juin 2018

~ Contre moi, Lynn Steger Strong

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Hold Still, 2016
lsstraduit de l'anglais (US) par Héloïse Esquié
Sonatine, 2017
10/18, 19 avril 2018, 335 p.

♥♥

Pas facile d'écrire un avis sur un livre qu'on a péniblement traîné sur douze jours. J'ai du mal à rassembler mes souvenirs et impressions pour donner une vision synthétique de l'ouvrage.

Trois thèmes :
- mer & noyade,
- mère & enfant,
- femme & couple.

Le premier renvoie à Virginia Woolf - auteur dont Maya, universitaire américaine, est spécialiste.

Le deuxième aux difficultés et angoisses liées à la maternité, quand les enfants sont petits et bouffent beaucoup de temps et d'énergie (et on revient à mon premier avec l'idée de noyade...), quand ils grandissent et se mettent en danger.

Et le troisième rejoint le deuxième, dans ce cas : l'éducation des enfants a pâti d'une mauvaise répartition des tâches dans le couple, et les relations conjugales se sont fragilisées avec le quotidien d'une vie de famille.

J'ai été attirée par ces sujets, et parce que ce roman a initialement été publié en VF chez Sonatine.
On y retrouve en effet les atmosphères et analyses présents dans des romans de cette maison d'édition que j'avais aimés (notamment 'Tout ce qu'on ne s'est jamais dit' de Celeste Ng). 
Mais je me suis beaucoup ennuyée dans cette ambiance étouffante - milieu universitaire américain sclérosant, femmes qui doutent, qui souffrent...

Le va-et-vient entre les époques est vite pénible, et l'abondance de souvenirs et de flash-back rend la lecture fastidieuse.

Un roman trop lent pour moi, ou mal tombé dans un emploi du temps serré...

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03 > 16 juin

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samedi 16 juin 2018

~ Vacances au bled, Singeon & Jennifer Bidet

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Casterman, Sociorama, 13 juin 2018, 168 p.

♥♥♥

Férouze, Nesrine, Sélim et Sabrina 'retournent au pays' le temps d'un été.

A travers leurs aventures, on a un aperçu des difficultés identitaires de ces jeunes ni tout à fait français, ni tout à fait algériens.
Cet entre-deux inconfortable est dû à l'histoire commune des deux pays (colonisation et guerre d'indépendance), aux sentiments que ces conflits passés ont pu induire, et bien sûr d'une manière générale, aux difficultés liées à la 'transplantation' d'un pays à un autre, d'une culture à une autre...

Les différentes histoires de ces protagonistes m'ont paru parfois confuses et souvent trop anecdotiques. Le malaise de quelques uns des personnages est néanmoins bien rendu - celui des femmes en particulier. Très intéressants, les rappels de l'auteur sur l'Histoire algérienne et la situation politico-socio-économique se font hélas un peu trop rares.

Pas mon ouvrage préféré de cette excellente collection Sociorama, « quand auteurs de BD et sociologues de terrain s'amusent à décoder les dessous de notre société. »

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14 & 15 juin

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mercredi 13 juin 2018

Actus, début juin 2018

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Revue de dessins de presse et de Répliques engagées non exhaustive...

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www.sosmediterranee.fr

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lundi 4 juin 2018

~ Romanesque, Tonino Benacquista

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Gallimard, 2016
Folio, 1 février 2018, 288 p.

♥♥ 

B&C

« Vous avez lu l'histoire de Jesse James ?
Comment il vécut, comment il est mort...
Ça vous a plu, hein ? Vous en d'mandez encore ?
Eh bien écoutez l'histoire de Bonnie & Clyde. » ♪♫

J'avais aimé ce film (Arthur Penn, 1967) avec le couple Faye Dunaway & Warren Beatty - so sexy ! 😍
J'ai failli adorer ce Romanesque de Tonino Benacquista.
Ici aussi, un couple en cavale.
Avec en prime une mise en abyme : les deux fuyards assistent à une pièce ressemblant fort à leur propre histoire.

Plutôt que 'romanesque', j'aurais qualifié ce récit de théâtral, épique, fabuleux. Il commence comme un conte, un conte cruel.
Et comme le dit si bien l'auteur « celui qui a fait confiance au conteur en entrant dans son histoire se prévaut légitimement des vertus de ses personnages. Il s'entiche du héros, puis le devient lui-même, et c'est bien la force du conte sur la leçon de morale. »
Voilà : un conte est plus fort qu'une leçon de morale.
Sauf que... ce que j'apprécie dans les contes, c'est aussi la brièveté et la simplicité.

Cette lecture m'a vite paru indigeste : style de plus en plus pompeux, aventures interminables à travers les âges et les continents de ces amants maudits, chassés de l'Eden.

De moins en moins sous le charme, je me suis ennuyée, j'ai décroché, me suis énervée, ai essayé de poursuivre de plus en plus distraitement, ai finalement commencé un autre livre en me promettant de reprendre celui-là. 
Il ne restait que soixante pages, tant pis, j'ai décidé de ne plus y revenir...

De cet auteur, j'avais trouvé Homo Erectus génial.
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agenda229 - 30 mai 

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dimanche 3 juin 2018

~ Le Jour du Chien, Patrick Bauwen

le jour du chien

Albin Michel, 2017
Le Livre de Poche, 16 mai 2018, 504 p.

♥♥♥♥

On prend les mêmes et on commence pour de bon (avec le 1e opus, donc) cette série qui met en scène le médecin urgentiste Chris Kovak et le commissaire Armando Batista. 
On ne peut pas dire que ces deux-là collaborent main dans la main quand les disparitions et cadavres se multiplient autour d'eux, mais ils font du bon boulot, mine de rien, chacun de leur côté. Et on avance - à défaut d'arriver complètement, car oui, il faut le savoir, même à l'issue du 2e tome, on ne saura toujours pas qui... *

Mêmes protagonistes, à quelques-uns près - il faut bien que certains meurent, sinon, où est le suspense ? 
Et même cadre : Paris et son gigantesque sous-sol labyrinthique (égouts, catacombes, métro, rendez-vous underground...).

Comme avec La nuit de l'Ogre, j'ai apprécié les anecdotes sur l'Histoire parisienne.
Bernard Werber apparaît en fin d'ouvrage dans les remerciements, et la façon dont Patrick Bauwen épice son récit de petites infos scientifiques, historiques, socio-politiques, rappelle en effet l'auteur des Fourmis. Le style d'intrigue fait également penser à celles de Harlan Coben.

J'ai aimé également le rythme pêchu et le côté page-turner entretenu par l'alternance de cadres et personnages entre les chapitres, et par quelques rebondissements surprenants. 
Mais là encore j'ai pu déplorer des scènes trop spectaculaires et des invraisemblances. ** Les multiples facettes de DZ ne me semblent pas crédibles, eu égard à son emploi, par exemple... **

* Un an à attendre, j'imagine ? D'ici là, j'aurai beaucoup oublié.

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agenda2

30 mai > 3 juin


  ■  EXTRAIT :

Peu de gens s'en rendent compte, mais Paris n'est que le couvercle d'une autre ville aussi vaste. Entre les réseaux des égouts, du métro, du téléphone, les galeries électriques, les parkings, les innombrables caves, les abris datant de la Deuxième Guerre mondiale et les Cata[combe]s, ce sont des milliers et des milliers de kilomètres qui grignotent le sous-sol.
Catacombes n'est pas le terme exact, d'ailleurs, puisqu'il s'agit des anciennes carrières de Paris. [Il] a lu quelque part que si elles existaient, c'était parce que l'homme les avait exploitées durant deux mille ans : gypse, calcaire pour les églises (comme Notre-Dame), craie, argile pour les tuiles (qui a donné le nom des 'Tuileries'), à ciel ouvert d'abord, enterrées par la suite. Elles sont devenues les Catacombes seulement au XVIIIe siècle, lorsque les cimetières surchargés de Paris vomissaient littéralement leurs morts à la figure des habitants.
A l'époque, les gaz de décomposition étaient tels qu'ils filtraient à travers les murs et éteignaient les chandelles de suif. Les parois des caves cédaient en déversant des tonnes de cadavres. Les autorités décidèrent de transférer les corps, ou plutôt leurs restes, dans les carrières inactives.
Ainsi naquirent les Catacombes. Un empire de ténèbres à l'odeur fade d'humidité, au sol parsemé de trous et de crevasses à température constante, été comme hiver, ni trop chaude, ni trop fraîche. Une cité des morts, vingt mètres sous les vivants, totalement coupée du monde des télécommunications.

catas

- plan touristique des Catacombes -

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samedi 2 juin 2018

~ Orang et Outang - Matthieu Sylvander & Perceval Barrier

orang

L'Ecole des Loisirs, Mouche, 27 août 2014, 54 p.

♥♥♥♥

Orang & Outang, deux jeunes cousins facétieux, passent leurs journées à jouer dans les arbres de la jungle de Bornéo. 
Leur terrain de jeu est sans limite. Jusqu'au jour où ils se heurtent à une imposante clôture, qui protège une sorte de village. 
C'est un hôtel, leur précise Sawami, jusqu'alors bûcheron, et nouvellement promu garde de l'enceinte : « Un hôtel avec des restaurants, des bars, des piscines, des résidents, et tout et tout... » 
Des résidents humains, exclusivement, qui « portent des costumes courts et colorés (...) aussi bruyants et bariolés que des perroquets. » 
Nos deux cousins 'roux et poilus' vont devoir faire marcher leurs méninges pour être admis en ces lieux.

Ce roman plein d'humour est construit comme un conte : à chaque échec succède une nouvelle épreuve qui permet aux aventuriers pugnaces d'améliorer leurs techniques et d'approcher du but.
Il montre évidemment le sentiment de supériorité et l'esprit de conquête humains sur les autres espèces (animales, végétales), mais aussi sur ses semblables - les touristes envahissent un espace étranger et y édictent leurs règles, tout en modifiant le mode de vie de ceux qui y vivaient depuis des générations.

A lire au premier degré pour jubiler de la malice de ces deux singes bien sympathiques, et/ou à assortir d'un petit discours d'adulte 'écolo-gauchiasse-bobo-bien-pensant-droit-de-l'hommiste', selon votre sensibilité. 😉

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agenda22 juin - emprunt mdtk

o&o

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mercredi 30 mai 2018

Bravo à Mamoudou Gassama !

Un acte héroïque, bien récompensé.

Et bien récupéré politiquement 😒 - ce qui inspire les humoristes.

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