Canel

dimanche 19 novembre 2017

~ Illusion tragique, Gilda Piersanti

illusion

Passage, Ligne noire, 5 octobre 2017, 235 p.

 

gild

Un jeune garçon curieux et sa maman esseulée, un voisin bizarre, une auteur à succès amoureuse...

Je n'en dirai pas plus sur ce thriller hors du commun, qui m'a surprise dès le deuxième chapitre. J'ai failli être agacée par ce retournement, je suis finalement entrée dans ce jeu vertigineux avec délice. 
Tout en nous baladant avec brio entre deux intrigues, Gilda Piersanti nous interpelle sur la création littéraire, le flou entre fiction et réel, les relations de pouvoir, les traumatismes d'enfance, les apparences et le mensonge...

Je ne connaissais pas cette auteur d'origine italienne qui écrit en français. Je crie au génie, et je me réjouis déjà de découvrir ses autres romans policiers, en espérant qu'ils sont aussi alambiqués et ingénieux que cette Illusion tragique.

Merci à Babelio et aux éditions Le Passage pour cette excellente découverte !

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15 > 17 nov.

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samedi 18 novembre 2017

Actu 6 > 18 nov. 2017

Les semaines se suivent et se ressemblent.

Toujours en Une : harcèlement sexuel, réchauffement climatique, dérapages trumpiens, mort du code de Travail, pauvreté vs Paradise papers, chômeurs « qui partent en vacances aux Bahamas » (dixit Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime)...

- la plupart des images et encadrés sont zoomables -

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   Désactivation de la page Facebook des Répliques, suite à cette publication :

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 pour en savoir plus : c'est ici.

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 Le Canard enchaîné, 15/11/2017.

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jeudi 16 novembre 2017

~ Moi et toi, Niccolò Ammaniti

moi et toi

Io e te, 2010
Robert Laffont, 2012

lu par Mr

♥♥♥♥♥

A quatorze ans, Lorenzo vit comme un fils unique dans une famille plutôt aisée. Il est particulièrement asocial, ce qui préoccupe ses parents. Sa mère est donc ravie lorsqu'il lui annonce qu'une camarade de classe l'a invité avec d'autres à skier pendant quelques jours de vacances. Mais cette semaine sera différente de celle que l'on aurait pu imaginer…

Le jeune Lorenzo inspire compassion voire pitié tant sa vie est compliquée. Contrairement à ce qu'il croit, il ne peut pas vivre dans sa bulle. Et le monde qui l'entoure lui réserve, ainsi qu'au lecteur, bien des surprises (belles ou douloureuses)... 

L'écriture est vive et l'histoire poignante. Un très agréable moment de lecture.
Du même auteur j'avais aussi beaucoup aimé 'Je n'ai pas peur'. 
Merci, Canel, pour cette idée, inspirée par une lecture récente sur le même sujet. ** 'A la dure', de Rachel Corenblit. **

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mercredi 15 novembre 2017

~ Cinérama, les meilleurs plus mauvais films - Charles Berbérian

cinérama

Fluide Glacial, 8 janvier 2014, 52 p.

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♥♥♥♠♠

L'auteur épingle quelques nanars étrangers et français qu'il a vus au cinéma dans sa jeunesse. Il établit des parallèles entre certains films des années 80 et le contexte socio-économique et politique d'alors - la comparaison entre le premier septennat de Mitterrand et 'Paroles et Musique' (Elie Chouraqui, 1985) est particulièrement amusante. Il évoque aussi ses premiers émois de petit garçon devant des scènes et ambiances 'pour adultes' pas forcément censurées par ses parents (les mêmes parents que ceux du réalisateur Alain Berbérian puisque Charles et Alain sont frères)...

Visiblement, le film 'Retour vers le futur' a marqué Berbérian : on retrouve ici des thématiques de l'album Tombé du ciel avec des confrontations entre la version jeune de l'auteur et l'homme mûr qu'il est devenu. Pas de scénario ici, plutôt un catalogue. C'est drôle, mais un peu trop léger, trop factuel, malgré des réflexions sur le 7e art, notamment sur le pouvoir des fictions ciné/TV sur nos vies.

Quelques mises en abyme rigolotes nous rappellent à quel point les écrans peuvent nous engloutir : 

« Il y a quelques décennies, ma mère était restée coincée un bon moment dans 'Dallas', un feuilleton à intrigues mêlant familles richissimes, blondes peroxydées, brunes névrosées et hommes vicieux. Dallas, un univers pitoyable.
Je décidai un jour d'aller le tirer de là.
[L'auteur se présente chez les Ewing, Jock et Ellie ouvrent la porte]
- Bonjour, jeune homme, que nous vaut votre visite ?
- Madame, Monsieur, je viens chercher ma mère.
- Pardon ? Votre mère ?
- Euh... heum... Oui, oui, je viens chercher ma mère. Elle est quelque part chez vous. Euh, il faut absolument qu'elle revienne à la vraie vie. »

Distrayant mais pas marquant, et moins punchy que Tombé du ciel.

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14 nov. - emprunt mdtk

*    *    *

- Pour moi, tout ça, en fait, raconte l'histoire de la gauche au pouvoir pendant la première moitié des années 80. Il faut savoir qu'à la sortie du film, en 1985, Catherine Deneuve va servir de modèle au buste de Marianne, qui va aller décorer toutes les mairies de France.
- Tu veux dire que dans ton film, Deneuve incarne la République qui vit une histoire d'amour avec le peuple ?
- Yes ! Tout se passe bien au début, et puis au bout d'un moment, c'est la merde... Tu vas voir, tout correspond ! En 1982, le nouveau ministre de la culture de gauche crée la fête de la musique. L'Etat soutient les artistes et les musiciens, tout comme Margaux aide Jeremy et Michel. Michel et Jeremy forment un couple, le nouveau ministre de la Justice décrète que l'homosexualité n'est plus un délit. En 1986, la droite revient au pouvoir, la France reprend le chemin d'une économie libérale, capitaliste. C'est ce qu'annonce la fin du film. [...]
(p. 21)

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dimanche 12 novembre 2017

~ Les vieux fourneaux, tome 4 : la Magicienne - Lupano & Cauuet

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Dargaud, 10 novembre 2017, 56 p.

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Où l'on en sait plus sur le papa de la grande Sophie, et sur celui de la petite Juliette...

Toujours politico-écolos, les auteurs nous offrent une histoire de foutage de gueule industriel, où Garan Servier fait encore des siennes au nom du redressement économique local et du mieux-être des individus. Une 'noble cause' évidemment au mépris de l'environnement, entre autres. Heureusement, les anti- peuvent compter sur la Magicienne, ainsi que sur les Zadistes qui ont pris possession des lieux et sur quelques renforts surprises... Toute ressemblance avec l'actualité n'est évidemment pas fortuite - des affaires en cours comme ça, il y en a à la pelle...

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Bon album, tout à fait dans l'esprit des précédents, mais peut-être moins déjanté et moins riche. Les auteurs nous ont habitués à plus de rebondissements, de gags, et de dialogues savoureux ? J'ai pris le parti de ne pas relire les trois premiers avant d'attaquer ce quatrième volet, je ne sais pas si une 'révision' aurait changé la donne. 

On reste sur sa faim avec la dernière page - zut, s'il faut attendre encore deux ans pour avoir des réponses aux questions restées en suspens... 😒

Quoi qu'il en soit, j'admire et savoure toujours autant l'esprit et le travail de ce binôme de choc, et celui du dessinateur Paul Cauuet en particulier, son sens du détail (notamment dans les attitudes de la petite Juliette).

■  l'avis de Mr :

On retrouve ici les personnages hauts en couleur découverts dans les albums précédents, autour d'un projet économique pour lequel les avis sont tranchés.
L’humour est encore présent, mais il manque cette fois une petite touche de tendresse ou d’émotion. La surprise n’est plus au rendez-vous non plus, peut-être parce qu’il s’agit là d’un quatrième tome.

Malgré une lecture plaisante, je n'ai pas retrouvé dans cette BD les éclairs de génie qui m’avaient fait tant apprécier les premiers ouvrages de la série.
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 11 nov. 

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vendredi 10 novembre 2017

Prix littéraires d'automne 2017

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En 1987, Françoise Nyssen [ministre de la Culture depuis mai 2017] devient associée et présidente du directoire de la maison d'édition Actes Sud fondée par son père Hubert Nyssen [...]. Elle fonde parallèlement la librairie Actes Sud avec son second mari, l'agronome Jean-Paul Capitani, et dirige la collection « Un endroit où aller », créée en 1995. Elle détient 95 % du capital de la holding Acte Sud Participations (source : wikipedia).

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Fabcaro in
 Talk Show

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à venir : Goncourt des lycéens la semaine prochaine, prix Interallié dans une dizaine de jours, et Femina des Lycéens (début décembre ?) né en 2016.

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• Un Goncourt se vend dix fois plus qu'un Médicis (Le Monde, 27/10/2017)

Les romans primés s’arrachent encore davantage à l’approche des fêtes de Noël, selon une étude de l’institut GfK. 

Le bandeau rouge fait toujours de l’effet, constate l’institut GfK, dans une étude publiée jeudi 26 octobre sur les ventes de livres mis en place pour la rentrée littéraire. Entre 2012 et 2016, le Goncourt des lycéens arrive en moyenne en tête des ventes, avec 443 000 exemplaires, un peu plus que le prix Goncourt (398 000 exemplaires). Loin devant le prix de l’Académie française (246 000 exemplaires), le Renaudot (221 000 exemplaires), le Femina (83 000 exemplaires), l’Interallié (65 500 exemplaires) ou le Médicis (41 000 exemplaires).

ventes selon prix litté

  Un pic en décembre
Entre août et décembre, ce moment béni pour les éditeurs, les libraires et les auteurs, s’effectuent 80 % des ventes. Un étiage qui varie peu ou prou selon les années et montre l’incroyable saisonnalité de ce marché. Le pic se situe, comme la neige, en décembre, où se négocie le quart du chiffre d’affaires annuel de la profession.
L’obtention d’un prix conjuguée à l’approche des cadeaux de Noël gonfle doublement les achats, selon GfK. Plus de 100 000 ouvrages ayant obtenu un prix littéraire – on compte tout de même en France la bagatelle de 2 000 prix… – ont été écoulés chaque semaine de décembre l’an dernier.
Rien qu’au cours des huit jours précédant Noël, en 2016, le Goncourt, Chanson douce, de Leïla Slimani (Gallimard), s’est vendu à plus de 62 000 exemplaires et le Goncourt des lycéens, Petit pays, de Gaël Faye (Grasset), à plus de 56 000 exemplaires.

■  Amélie Nothomb en tête des ventes
L’an dernier, cette saison « littéraire » s’est achevée avec 3,4 millions d’exemplaires vendus, soit 19 % du marché des romans contemporains grand format – aussi bien en chiffre d’affaires qu’en nombre d’exemplaires. Cette année, au 15 octobre, Frappe-toi le cœur, d’Amélie Nothomb (Albin Michel, 180 p., 16,90 euros), caracolait en tête des ventes (112 500 exemplaires), suivi par Ils vont tuer Robert Kennedy, de Marc Dugain (Gallimard, 400 p., 22,50 euros), avec 54 300 exemplaires, Bakhita, de Véronique Olmi (Albin Michel, 455 p., 22,90 euros), avec 46 500 exemplaires, et L’Art de perdre, d’Alice Zeniter (Flammarion, 512 p., 22 euros), avec 33 300 exemplaires.

■  Qui fréquente les librairies ?
A 60 %, il s’agit de personnes de 50 ans et plus, à 60 %, de femmes, CSP +, qui habitent Paris ou l’Ile-de-France. Des acheteurs aimablement partageurs, selon cette étude, puisque plus d’un tiers des livres achetés (36 %) le sont pour en faire cadeau. Ces achats sont prémédités : à 51 %, les clients savent déjà ce qu’ils souhaitent acquérir avant de franchir le seuil d’une librairie.

 

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mercredi 8 novembre 2017

~ Talk Show, Fabcaro

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Alimentation Générale, Vide Cocagne, 3 mars 2017, 54 p.

♥♥♥

fabIl y aurait beaucoup à dire sur les talk-show télévisés, et comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, laissons Fabcaro s'exprimer, c'est assurément lui et son humour loufoque/mignon qui en parlent le mieux.

On ne connaît pas son nom, elle pourrait s'appeler Evelyne T ou Mireille D ou Claire C ou JPP ou Laurent R ou Thierry A... Cette blondasse pas futée reçoit des invités, quidams, célébrités d'un jour ou plus. 
Avec un peu de chance, elle ne se trompera pas de nom en les présentant, ne s'embrouillera pas dans ses fiches pour expliquer leur présence. 
Ensuite, elle leur posera des questions, pas forcément pertinentes. Son but n'est pas de mettre les gens en valeur, ni de véhiculer de l'information intéressante, parce que du respect, elle n'en a ni pour ceux qu'elle reçoit, ni pour ceux qui regardent son show, ni pour l'actualité. 
Elle peut partir en vrille, avoir un fou-rire, ridiculiser son interlocuteur, ça ne sera pas coupé au montage, ça fait le buzz. C'est bon, ça, Coco/Lolo, encore ! Bon là, je m'égare un tout petit peu.

Quoi qu'il en soit, le talentueux Fabcaro met ici en évidence la vacuité de certaines émissions, qui semblent être des coupures grossières au milieu de la pub et non plus l'inverse. Les gags montrent la bêtise (feinte ou réelle) des présentateurs, jamais avares d'approximations, de mesquineries, de polémiques stériles, ou a contrario, de brossages dans le sens du poil - le chaud et le froid, efficace pour réveiller le téléspectateur assoupi...

On peut trouver l'album répétitif, les situations se ressemblent, l'humour reste le même, absurde et jubilatoire, comme dans Zaï Zaï Zaï Zaï, avec une touche de Deschiens. Il s'agit en partie d'une compilation de strips - parus dans 'Fluide glacial' -, ceci explique pourquoi il est peut-être préférable de ne pas tout lire d'affilée. Moi je n'ai pas réussi à m'arrêter et j'ai même relu certains gags sans me lasser...

Les moins jeunes reconnaîtront avec nostalgie en couverture le graphisme des logos TV des 70's...

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6 nov.

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mardi 7 novembre 2017

~ Là où elle repose, Kimberly McCreight

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Where They Found Her, 2015
kimtraduit de l'anglais (USA) par Elodie Leplat
Le Cherche Midi, 2016
Le Livre de Poche, 6 septembre 2017, 505 p.

♥♥♥♠♠

Panique à Ridgedale, petite ville universitaire du New Jersey : un bébé est retrouvé mort sur le campus, des gamins de l'école maternelle pètent les plombs, des jeunes filles ne savent plus où elles en sont. Trois mères plus ou moins impliquées dans ces histoires se confient, se jalousent et se balancent des vacheries tour à tour. Ah, les rivalités féminines ! Maman au foyer parfaite vs 'mauvaise' mère qui privilégie sa carrière ou sa sexualité au détriment de ses enfants ; mère surprotectrice tendance castratrice vs maman cool ou complètement irresponsable.
Et les hommes, dans tout ça ? Ils bossent, à la fac, dans la police. Ils essaient de calmer ces hystériques de bonnes femmes, mais certains n'ont pas l'air bien nets dans l'affaire...

Un roman qui ressemble beaucoup à ceux de Liane Moriarty par les thématiques abordées : des femmes dans la tourmente de leur vie de famille, de couple ; leurs problèmes liés à l'éducation et à l'adolescence ; leurs 'amitiés' et les sentiments ambivalents qui vont avec. Mais le ton est moins caustique, moins pertinent, moins drôle que chez la talentueuse auteur australienne.
Deux sujets intéressants en prime : l'omerta au sein des campus américains, et l'intervention - aux conséquences parfois désastreuses - des médias dans la résolution d'affaires criminelles.

Le côté polar est plus présent ici que chez Moriarty - hélas, ce n'est pas ce que K. McCreight réussit le mieux. Elle nous perd (à escient, comme un prestidigitateur qui veut détourner l'attention ?) avec des noms et prénoms qui se ressemblent trop, il faut un certain temps pour savoir à qui on a affaire entre Stella, Ella, Jenna, Rhea, Barbara, par exemple, ou Sanderson et Mendelson - il n'en faut pas plus pour m'embrouiller.

Le dénouement est tiré par les cheveux, même si on a vu pas mal de choses arriver.

Agréable à lire, mais bof, finalement.
De cette auteur, j'avais beaucoup aimé en revanche Amelia, plus subtil. Ou plus proche de mes préoccupations ?

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4 > 6 nov.

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lundi 6 novembre 2017

Actus 26 oct > 5 nov.

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Obligé de tout faire soi-même. C'est bon, tu filmes ? Avec un peu de chance, ça passera sur Arte dans quelques mois.

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A l'aide, on veut me déshabiller la Liberté ! Me tripoter l'Egalité ! Me violenter la Fraternité !

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... et le Canard enchaîné, 102 ans !!

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Et , Marlène Jobert se plaint qu'Harvey Weinstein a harcelé sa fille - 
sa fille Eva Green, actuellement à l'affiche du dernier film de Polanski........ 😵

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dimanche 5 novembre 2017

~ Opération Pantalon, Cat Clarke

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The Pants Project, 2017
cctraduit de l'anglais (Royaume Uni) par Cécile Ardilly
Robert Laffont, R jeunesse, 23 mars 2017, 270 p.

♥♥♥♠♠

Au collège où Liv fait sa rentrée, « les filles doivent porter une jupe noire, plissée, mi-longue ». Alors la jupe, pourquoi pas, malgré l'inconfort des collants, mais le problème, c'est que Liv ne se reconnaît pas dans cette contrainte : « J'ai peut-être l'apparence d'une fille, mais à l'intérieur, je suis un garçon. »

3esTrois thématiques intéressantes dans cet ouvrage pour jeunes adolescents : identité sexuelle, différence, harcèlement. 
Et même si - hélas - ce schéma a tendance à se reproduire et à s'entretenir à l'identique, dans la vraie vie, ce livre m'a semblé plat et sans originalité. Tout est prévisible et j'ai retrouvé les mêmes ingrédients que dans les autres romans que j'ai lus sur le harcèlement scolaire : la bonne copine de toujours qui vous lâche pour rejoindre le camp des pestes tortionnaires, le beau gosse qui devient votre meilleur ami (il n'est pas gay, là, mais il a son petit secret, lui aussi...), etc. 
Et quelle idée que Liv ait pour parents un couple de femmes ! De quoi conforter certains dans l'idée qu'un enfant élevé par deux homos devient 'LGBT'. Ou alors faire croire de façon réductrice que... ** le transgenre serait moins bien toléré par des parents hétéros ? **

Bof. J'ai lu tellement mieux et moins léger sur ce sujet que je suis déçue. Mais il s'agissait d'ouvrages pour adultes (Mon neveu Jeanne de Patrick Bard, Le Choeur des femmes de Martin Winckler), et de Cat Clarke, je ne connais que des romans pour grands adolescents (Cruelle, Perdue et retrouvée).

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3 & 4 nov.

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31 mars 2017  -  Loi de modernisation de la Justice du 21ème siècle 
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Communiqué de presse de Jean-Jacques URVOAS, garde des sceaux, ministre de la justice
Publication du décret simplifiant la procédure de changement de sexe à l’état civil - #J21
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Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice, salue la publication ce jour du décret prévu par la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du 21e siècle, relatif aux procédures de changement de prénom et de modification de la mention du sexe à l’état civil. 

L’article 56 de la loi de modernisation de la justice du 21e siècle a confié à l’officier de l’état civil, en lieu et place du juge, le traitement des demandes de changement de prénom. Il a également créé devant le tribunal de grande instance une procédure dédiée aux demandes de changement de sexe à l’état civil. La nouvelle procédure permet à toute personne majeure (ou mineure émancipée), qui démontre que la mention relative à son sexe dans les actes de l'état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue, d’obtenir cette modification, sans que cette personne ait à justifier avoir subi des traitements médicaux, une opération chirurgicale ou une stérilisation. 

Le décret publié ce jour encadre d’abord la procédure judiciaire de changement de prénom lorsque la demande présentée à l’officier de l’état civil s’est heurtée à l’opposition du procureur de la République. 

Le décret fixe ensuite la procédure applicable à la demande de modification de la mention du sexe à l’état civil, mettant ainsi en œuvre l’engagement pris par le garde des sceaux d’en faire une procédure gratuite et sans avocat obligatoire. Le décret précise les conditions de délivrance d’un nouveau livret de famille à la suite du prononcé d’une décision de changement de sexe à l’état civil. 

Ce texte complète les dispositifs pris en faveur d’une justice plus simple et plus accessible, objectifs au cœur de la réforme engagée pour la modernisation de la justice du XXIème siècle. C’est également une avancée importante pour la reconnaissance des droits des personnes concernées.

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samedi 4 novembre 2017

~ Un loup pour l'homme, Brigitte Giraud

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Flammarion, 23 août 2017, 245 p.

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Comme beaucoup de jeunes hommes de sa génération, Antoine doit tout quitter pour aller en Algérie. Nous sommes en 1960, il a une vingtaine d'années, sa femme attend leur premier bébé et lorsqu'elle a exprimé son refus de mettre cet enfant au monde seule, le médecin suisse consulté n'a pas voulu pratiquer une IVG : « Si toutes les femmes de soldats avaient avorté, la terre serait dépeuplée ». Et puis « l'Algérie, ce n'est pas la même chose qu'une guerre », assure-t-il.

De guerre, il n'est en effet pas question officiellement, on parle seulement de ‘maintenir l'ordre', de 'pacifier'. Antoine part, laissant à Lyon sa femme et le bébé à naître. Il a choisi d'être infirmier : « Il n'était pas d'un tempérament guerrier, il préférait soigner ».
En effet, on ne lui demande pas de prendre les armes. Il travaille dans un hôpital de guerre, et est parfois envoyé sur le terrain pour soigner des blessés ou ramasser des cadavres. Mais ces corps abîmés ou détruits ne mentent pas et lui parlent bien d'une guerre sauvage, eux, pas d'un simple ‘maintien de l'ordre'. 

Superbe livre ! le plus beau que j'ai pu lire jusqu'alors sur cette guerre d'Algérie encore taboue, ‘faite' par mon père bien malgré lui, et dont il ne parlait pas, sauf pour justifier son aversion pour les oranges – je comprends pourquoi en suivant Antoine, cet homme doux, bienveillant et sensible, immergé dans l'horreur. 
« Il y a ceux qui auront fait l'Algérie, et les autres. Il y a ceux qui auront vu, et ceux qui auront perçu les événements en lisant les journaux, en écoutant les conversations sur le zinc, en se contentant de parcourir leurs lettres mensongères. »
« Les mois qu'ils viennent de vivre seront comme un secret, une expérience embarrassante qu'ils tairont instinctivement. […] Ils sont priés de ne plus y penser. De chasser le mauvais rêve d'un revers de la main. La guerre d'Algérie n'a pas eu lieu. »

On voit le flou dans lequel l'armée maintient ces appelés pour les apaiser ou les manipuler. Ils sont moins informés que leurs proches restés en France, la réalité leur apparaît progressivement - attentats en Algérie et à Paris, représailles, 'ratonnades', torture... 

Brigitte Giraud évoque joliment l'amitié, les confidences, l'amour, les lâchetés, les remords, le désespoir et l'autodestruction. Les détails du quotidien et les sentiments plus ou moins avouables donnent au récit une grande justesse : la jalousie envers les chanceux restés en France, le besoin soudain d'un fils d'échanger avec son père, parce que lui aussi a connu la guerre ; les lettres qu'on envoie, dans lesquelles on ne dit pas tout, où l'on rassure, et celles qu'on reçoit : « Le bonheur devant la phrase d'une mère, qui pour la première fois laisse deviner son amour, et à qui en retour ils tentent d'exprimer, sans trop s'épancher, l'attachement qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de nommer. »

Une lecture à partager, notamment avec nos grands enfants. Contrairement aux deux ou trois précédentes, leur génération et celle de leur père ont été jusqu'alors épargnées par la mobilisation de civils. Une chance inouïe... 

■  L'écriture et la sensibilité de Brigitte Giraud m'avaient déjà beaucoup touchée dans Nico et Une année étrangère (autres thèmes, autres blessures).

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01 > 03 nov.

Merci à PriceMinister et à Dimitri pour ces Matchs de la Rentrée Littéraire ! #MRL17

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Des enfants à Alger le 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu. (source : Slate)

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Serge Reggiani lit 'Le dormeur du Val' (Arthur Rimbaud, 1870) et chante 
'Le déserteur' (Boris Vian & Harold B. Berg, écrite en 1954, pendant la guerre d'Indochine, et censurée)

Monsieur le Président / Je vous fais une lettre / Que vous lirez peut-être / Si vous avez le temps 
Je viens de recevoir / Mes papiers militaires / Pour partir à la guerre / Avant mercredi soir
Monsieur le Président / Je ne veux pas la faire / 
Je ne suis pas sur terre / Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher /Il faut que je vous dise / Ma décision est prise /Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né / J'ai vu mourir mon père / J'ai vu partir mes frères / Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert / Elle est dedans sa tombe / Et se moque des bombes / Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier / On m'a volé ma femme / On m'a volé mon âme / Et tout mon cher passé
Demain de bon matin / Je fermerai ma porte / Au nez des années mortes / J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie / Sur les routes de France / De Bretagne en Provence / Et je dirai aux gens :
Refusez d'obéir / Refusez de la faire / N'allez pas à la guerre / Refusez de partir
S'il faut donner son sang / Allez donner le vôtre / Vous êtes bon apôtre / Monsieur le Président
Si vous me poursuivez / Prévenez vos gendarmes / Que je n'aurai pas d'arme / Et qu'ils pourront tirer.

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vendredi 3 novembre 2017

~ Les secrets de la matière, Etienne Klein

les secrets

J'ai lu, Librio Mémo, 4 mars 2015, 94 p.

lu par Mr

♥♥♥♥

C'est le troisième ouvrage de la série Mémo dans la collection Librio que je lis, et comme à chaque fois la qualité est au rendez-vous - pour seulement 3 € !
Ici, le physicien Etienne Klein explique l'état des connaissances scientifiques sur ce qui constitue la matière. Son langage est simple, sans références mathématiques. Il s'agit donc là d'un véritable ouvrage de vulgarisation scientifique, comme j'aimerais en rencontrer plus souvent. 
Mais l'exercice a ses limites pour les lecteurs non initiés comme moi. Elles résultent notamment de l'usage d'un vocabulaire technique non courant (hadrons, leptons…) et de modèles théoriques qui sont loin d'être intuitifs (relativité, théorie quantique…). 
Le concept de symétrie et le dernier chapitre intitulé « Questions ouvertes de la physique des particules » sont restés particulièrement obscurs, mais comme ils arrivent en fin d'ouvrage, cela n'a pas nui outre mesure à ma lecture.

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jeudi 2 novembre 2017

~ Je serai 6, Kayren, Hong Kong 2017 - Fabrice Colin

kayren

Play Bac, 18 octobre 2017, 350 p.

fc

♠♠♠♠

Titre : KAYREN.
K comme Killeuse à hong-Kong.
A comme AbrAcAdbrAnte histoire (pour Ados ?) de règlements de comptes, d'espionnAge, de trAhisons, de révélAtions, d'Adeptes mAsqués.
Y comme Y a pas photo, ce livre est écrit pour être adapté en film... et Youpi, je l'ai fini, je vais pouvoir passer à autre chose.
R comme RéincaRnation ? et tRès Rapide suRvol des deRnièRes pages, juste pour m'assuReR que... mèRe et fils se retRouvent. 
E comme EngrEnagE, dEssEin collEctif, sociEtE sEcrEtE. Et surtout : scEnario ultra-lEgEr (mais violEnt) Et hEurEusEmEnt quE c'Est vitE lu !
N comme NoN, ce geNre d'iNtrigue bourriNNE comme un film d'actioN, ambiaNce NiNja éNervé, N'est défiNitivemeNt pas pour moi.

Auteur : COLIN, né en 1972, déjà 136 livres répertoriés sur Babelio !
CO comme COmment peut-on écrire/signer autant ? j'ai la réponse...
LIN comme LINoléum, LINéament, LINgette jetable, sopaLIN, etc.

« Je serai 6 ». Cette série va compter 6 volets ? Je ne m'y laisserai pas prendre une 2e fois. 

Ce billet 
- ne ressemble pas à grand chose 
- a l'air bâclé
- mais je remplis mon contrat. 
Marrant : j'ai eu les mêmes sentiments sur le 'travail' de l'auteur en lisant ce livre cousu de fil blanc.

Merci à Babelio et aux éditions PlayBac
J'aurais dû penser que je n'étais pas le bon public. Cet ouvrage fera le bonheur d'autres lecteurs (les avis publiés à ce jour sur le site sont beaucoup plus enthousiastes que le mien), je le donne.

l'avis de Mr.

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29 oct. au 1e nov.

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mercredi 1 novembre 2017

~ Daho, L'Homme qui chante - David Chauvel & Alfred

daho

Delcourt, 21 octobre 2015, 145 p.

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Confection d'un album de A à Z, en l'occurrence 'Chansons de l'innocence retrouvée' d'Etienne Daho (2013). 
Trois ans de la vie d'un disque : premières ébauches de textes, composition des musiques et arrangements, tri des titres à garder, enregistrements, choix de la couv (une femme très dénudée, à côté d'un Daho vêtu, lui), sortie dans les bacs, présentation officielle avec clips (un chouïa dégueu, ça fait parler) et promo médiatique, et puis tournée.

La démarche est intéressante, elle devrait ravir les fans, d'autant que la vedette y est présentée comme un homme exceptionnel aux multiples médailles - à revers, les médailles : Daho est perfectionniste et entêté mais ouvert aux autres avis, pop et rock, artisan et commercial, léger et profond, etc.

On apprend évidemment beaucoup sur le travail d'un musicien et de tous ceux qui gravitent autour de lui - et ça fait du monde, quand on est célèbre comme Daho et/ou produit par un 'grand' label !
On peut aussi trouver que cette BD est un support publicitaire grand luxe (120 pages) pour relancer un artiste dont la carrière décline.
Les témoignages de people et d'huiles de chez Pool-aux-oeufs-d'or nous rappellent, au cas où on l'oublierait, que la musique, c'est du bizness, qu'un album est avant tout un produit avec plein de fric en jeu, et donc que le public est envisagé comme une cible marketing - une poire, en gros. 
Pourquoi pas, mais où est "l'art" dans tout ça ? Enfin au moins les tripes, le talent, les émotions ? J'ai du mal à m'y retrouver, comme quand je vois des ventes de gadgets à l'effigie de la 'star' aux concerts de Thiéfaine, par exemple. Ça m'éteint quelques unes des étoiles que j'avais dans les yeux...

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13 > 30 oct. - emprunt mdtk

ventes daho

Ventes d'albums d'Etienne Daho - source : www.chartsinfrance.net

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mardi 31 octobre 2017

~ Tombé du ciel, Charles Berbérian & Christophe Gaultier

tombé du ciel

Futuropolis, 11 septembre 2014, 272 p.

 👽  lu par Mr

 ♥♥♥♥

Durant un festival de l'été 1982, le guitariste et chanteur des Pinball Razors semble tétanisé au moment de commencer sa prestation. Comme Syd Barrett lors de certains concerts, Emile ne parvient pas à aligner les notes, du moins des notes distinctes les unes des autres. Mais le LSD n'y est ici pour rien ! Dommage pour les Pinball Razors, car de potentiels mécènes étaient présents ce jour-là. Et leur succès ne sera finalement pas celui des Floyd…

Quelques années plus tard nous retrouvons un Emile quadragénaire plutôt déprimé : sa femme est partie, le laissant avec leur fils et les beaux-parents. 
Une rencontre inhabituelle va amener Emile à se remémorer cette triste soirée de 1982, et à comprendre comment sa vie a réellement basculé ce jour-là.

L'histoire est à la fois prenante et amusante. Quelques situations et répliques sont truculentes, notamment quand les enquêteurs font de leur mieux pour confondre Emile, suspect n° 1 dans une affaire louche. 
Le graphisme, en noir et blanc, ne m'a pas époustouflé mais se laisse oublier, permettant de se concentrer sur les dialogues et les rebondissements.

Très agréable moment de lecture avec le sourire.

 👽  et Canel

 ♥♥♥♥

Connaissez-vous les Pinball Razors ? un groupe breton ! 
Bon, en fait c'est normal que ce nom ne vous évoque rien, leur carrière a été tuée dans l'oeuf en 1982, dès leur première apparition en public... La faute au trac ? Pas sûr. C'est un chouïa plus compliqué. 
Une rencontre pour le moins étrange d'un des membres du groupe, quelque vingt-cinq ans après le fiasco, va lui en apprendre plus sur cette soirée-là.

Ah quelle aventure réjouissante ! Une intrigue pleine de rebondissements, une ambiance 'Retour vers le futur', de l'humour déjanté grâce aux dialogues et aux situations, façon Fabcaro (dans 'Zaïzaïzaï'). On y croise des Bretons, des \_/, des beaux-parents vraiment sympas, des flics pas futés, des rockeurs - et même une célébrité -, des Martiens altruistes à bonne bouille et dont les vêtements cachent de jolies surprises... 

Un délice ! Et à quelques heures d'Halloween, je conclus forcément par : Champaaaaagne !! ♪♫

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29 oct. - emprunt mdtk 

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lundi 30 octobre 2017

~ La liste de nos interdits, Koethi Zan

la liste de nos int

The Never List, 2013
zatraduit de l'américain par Séverine Quelet
Fleuve Editions, 2015
Pocket, 14 septembre 2017, 380 p.

♥♥♥♥

Etudiantes sérieuses et prudentes, Sarah et Jennifer respectaient scrupuleusement les conseils de base pour ne pas atterrir entre les pattes d'un sale pervers. Cela n'a pas suffi, elles sont tombées dans un piège et ont passé trois années séquestrées dans une cave avec deux autres filles, soumises aux caprices les plus monstrueux d'un dingue. 
Dix ans après leur évasion, alors qu'elles restent traumatisées, leur tortionnaire risque d'être mis en liberté conditionnelle. Elles peuvent contribuer à empêcher cela. Mais quel est le prix à payer pour se confronter à de tels souvenirs ?

Encore une histoire de séquestration, je ne compte plus le nombre de thrillers que j'ai lus sur le sujet depuis l'affaire N. Kampusch, et même avant. Celui-ci sort du lot, montrant l'emprise psychologique que peut exercer un tortionnaire (à distinguer des jeux SM entre adultes consentants), évoquant également le syndrome de Stockholm, et posant la question de la santé mentale - et donc de la responsabilité - de ce genre de criminel : « D'après le manuel des troubles mentaux, je dirais qu'il est au minimum un 'sociopathe souffrant d'un trouble narcissique de la personnalité'. Quant à savoir ce que ça signifie en termes de responsabilité morale, aucune idée. Est-il malade ? Doit-on avoir pitié de lui, ne pas le craindre ? »

Un thriller intelligent, plutôt sobre et pourtant terriblement flippant par moments - une vraie lecture d'Halloween, pour les âmes sensibles comme moi. 🎃

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24 > 29 oct.

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dimanche 29 octobre 2017

# Dear Prudence

une chanson, deux versions :

ma préférée, celle de Siouxsie & The Banshees (1984)

et la VO des Beatles

Merci à Francis Zégut qui nous offre ce genre de 2 en 1 dans son émission Pop-Rock Station sur RTL2, chaque soir en semaine !

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samedi 28 octobre 2017

~ Conduite interdite, Chloé Wary

conduite

Steinkis, 29 mars 2017, 112 p.

wary

♥♥♥♥ 

Dans un décret publié le 25 septembre 2017, le roi Salmane d'Arabie saoudite a ordonné « de permettre d'accorder le permis de conduire aux femmes »
L'Arabie restait le seul pays au monde où les femmes n'avaient pas le droit de prendre le volant. Pourquoi ? Il faut croire que Dieu, né bien avant l'invention de l'automobile mais qui a plusieurs coups d'avanceen a décidé ainsi - relisez bien les textes sacrés, on peut justifier toutes les décisions masculines en 'Son Nom', depuis des siècles et des siècles...

Dans ce royaume ultraconservateur du Golfe, les femmes sont mineures à vie, ne pouvant échapper à l'autorité du père ou des frères qu'en se mariant, passant ainsi sous la tutelle du conjoint - y a intérêt à bien le choisir, celui-là, sauf que les mariages sont généralement arrangés.

Cette bonne nouvelle a été médiatisée. Ce que j'ignorais en revanche, c'est que ce décret fait suite à trente années de lutte des femmes saoudiennes pour acquérir ce droit. On le voit dans cette BD, qui montre le parcours d'une militante dans les années 90, une jeune femme ayant vécu en Occident et refusant de reprendre son joug en revenant dans son pays d'origine.

Après la découverte de cet album enrichissant, aussi agréable que les ouvrages de Marjane Satrapi, j'ai relu le chapitre que Julien Blanc-Gras consacre à l'Arabie Saoudite dans son dernier carnet de voyage. On y apprend que ce pays est « le seul pays au monde qui ne délivre pas de visa touristique. [...] Même la Corée du Nord admet quelques voyageurs sous étroite surveillance. [...] La Mecque [...] est interdite aux non musulmans [alors que] les non catholiques peuvent venir au Vatican, les non hindous à Bénarès, les non juifs à Jérusalem. [...] L'apostasie, l'homosexualité ou l'adultère sont passibles de la peine de mort, en général pratiquée sous forme de décapitation sur la place publique ».

Mais (et c'est toujours Julien Blanc-Gras qui parle) : 
« Toutes ces joyeusetés ne scandalisent pas outre mesure les chancelleries occidentales d'ordinaire si promptes à dénoncer les manquements aux droits de l'homme. Il faut dire que tu pèses lourd en pétrole, en contrats, en diplomatie et en influence religieuse. Et que ton alliance inébranlable avec Les Etats-Unis (pétrole contre sécurité) te protège. Il faut reconnaître que tu es habile, tu as quand même réussi à prendre la tête d'une commission du Conseil des Droits de l'Homme aux Nations Unies, ce qui revient peu ou prou à confier la protection de l'enfance à Marc Dutroux. » (Dans le désert, p. 111-113)

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25 oct. - emprunt mdtk

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vendredi 27 octobre 2017

~ Miriam Makeba, une voix pour la liberté - Tanella Boni & Gopal Dagnogo

une voix pour

Editions A dos d'âne, Coll. Des graines et des guides, 10 octobre 2009, 48 p.

♥♥♥♠♠ 

Zenzile Miriam Makeba, alias Mama Afrika, naît au début des années 1930 dans un quartier pauvre de Johannesburg (Afrique du Sud). Son père meurt lorsqu'elle n'a que six ans, sa mère travaille beaucoup pour élever ses enfants, tout en leur transmettant sa passion pour la musique, le chant, la danse. 
Miriam Makeba devient une chanteuse d'ethno-jazz mondialement reconnue, et se distingue par son engagement politique, représentant l'une « des voix contre l'apartheid et pour la fierté du continent africain ».

En quelques lignes sur Wikipedia, j'ai mieux compris le parcours de cette femme au destin d'exception qu'avec ce petit ouvrage, pourtant destiné aux enfants - cette collection propose de faire 'découvrir les femmes et les hommes qui ont changé le monde'.

La biographie est confuse, la chronologie chahutée et les références citées me semblent compliquées pour le public visé. Les 7-12 ans sont-ils censés connaître JF Kennedy et le chanteur Paul Simon, savoir ce qu'est un 'militant des droits civiques', s'y retrouver dans le contexte géopolitique des pays africains des années 1930 à 1980 tel qu'il est exposé là ?

Un ouvrage court, quarante pages aérées et joliment illustrées, mais pas très accessible.
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26 oct. - emprunt mdtk

a dos d'ane

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jeudi 26 octobre 2017

~ Love Addict, Koren Shadmi

love addict

Ici Même Editions, 29 octobre 2015, 220 p.

sh

♥♥♥♠♠ 

Il était amoureux - enfin installé en couple, quoi - et il peine à se remettre de la rupture. Pas grave, il attendra un an pour retrouver une autre fille, comme d'hab. Son vieux pote lui conseille 'Lovebug', son site de rencontres préféré, parce que franchement, se passer de sexe plus d'un mois, c'est pas possible, enfin !!!
Il hésite : les coups d'un soir, c'est pas son truc.

Après quelques rendez-vous peu concluants (la 'cyber-grosse' (sic), la névrosée, la bavarde-saoulante, la coincée qui veut direct des mômes - bonjour les clichés et le respect !), il arrive à mettre des filles dans son lit, c'était l'idée de départ. Et y a de la chaudière, dans tout ça : il fait hurler d'extase les petites meufs qu'il a pé-cho sur le net, il se prendrait presque pour le roi de la quéquette, le brave gars, son coloc n'en revient pas...
Mais ne va-t-il pas y laisser sa santé ? Il n'a plus le temps de dormir, il risque les MST. Il s'emmêle les pinceaux parce qu'il entretient plusieurs liaisons en même temps. Les femmes sont moins prêtes à partager que les hommes, on dirait, vu les réactions de certaines.

Un album qu'on lit d'une traite, pour savoir si l'arroseur sera arrosé, parce qu'on a un peu l'impression que les filles sont lésées, dans l'affaire. 
Et pour quoi d'autre ? Je ne sais pas. Les scènes se répètent à l'identique, les deux types ne sont pas franchement sympas, l'ensemble est assez macho (de la bombe à gros nibards, sinon rien), m'a-t-il semblé, mais peut-être est-ce le jeu dans ce genre de rencontres ? Il faut dire qu'on a ici un point de vue masculin, mais comme les 'proies' féminines semblent averties, pourquoi pas...

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 22 oct. - emprunt mdtk

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~ Loup gris, Jean-Marie Robillard & Sébastien Mourrain

loup grisMilan Jeunesse, Le Coffre à histoires, 5 avril 2007, 32 p.

♥♥♥♠♠

Il a beau être un prédateur mythique aux longues dents pointues, Loup-Gris s'ennuie. Il faut dire qu'il est figé sur la couverture d'un album de la bibliothèque, un dimanche, jour de fermeture - un album dans lequel il n'y a rien à chasser, rien à manger, personne à effrayer. Alors Loup-Gris s'échappe et va tailler le bout de gras avec quelques loups célèbres de la littérature...

Déçue ! Parce que la couverture est prometteuse, parce que le début ressemble au subtil et inventif Le loup tombé du livre (Robberecht & Mabire) et parce que l'intrigue fait allusion à des contes classiques, j'attendais beaucoup mieux, plus original.

Le récit semble construit pour un public très jeune (répétition de situations avec rencontres successives), mais l'histoire n'est pas si simple à suivre, j'ai réussi à décrocher. 
A mi-parcours, le discours se veut bobo/écolo, genre 'Faites l'amour, pas la guerre', ou plus exactement 'Plantez des arbres, ne mangez pas les plus petits que vous'et puis virage en épingle à cheveux avec le dénouement. 
On peut trouver ça drôle, ou malvenu, ça dépend de l'état d'esprit.
Pas sûr que le public concerné (3-5 ans) saisisse ces 3 nuances de Loup-Gris ?

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 25 oct. - emprunt mdtk

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