Canel

vendredi 19 janvier 2018

~ 100 Fantômes - Une galerie de portraits pleins d'esprits, Doogie Horner

100 fantomes

100 Ghosts, 2013
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Paule Zierski
J'ai lu, 18 octobre 2017, 200 p

♥♥♥♥

Extrait de la 4e de couv' : « Galerie de 100 portraits drôles et décalés de fantômes, brillamment illustrée par Doogie Horner, qui nous offre là un voyage plein d'esprit(s) ! »

Tout joli, ce petit livre bleu turquoise relié-chic, un bon cadeau de Noël... ou de fête, si on connaît un Rémi, un (Sé)Bastien, un Nazaire, un Clou, un Godefroy, un Basile, un Gildas, un Nino, un Edouard, et qu'on a envie de rigoler avec lui. 
On peut aussi le feuilleter seul(e) en librairie et se bidonner, mais c'est pas pareil.

Le titre est mensonger, mais dans le bon sens : on découvre dans ce recueil un peu plus de 100 variantes de fantômes, au moins 105, car il y en a 5 pour le génial 'Vinyle', et parfois 2 par page - imaginez les versions kangourou et matriochka.

Certaines idées sont simplistes, comme si l'auteur avait manqué d'inspiration pour arriver à 100, tellement pas terribles à première vue qu'on cherche plus loin, jusqu'à ce qu'on trouve le trait de génie - ou pas, car certaines restent très 'premier degré', mais c'est quand même drôle.

Mes préférés : le drap-housse, le teckel, le kangourou, l'igloo, l'athlète (que j'ai mis un peu de temps à piger)... A vous d'imaginer comment ils se présentent. 
Et tiens, ça me fait penser qu'on pourrait en faire un jeu de société : les dessiner et faire deviner (c'est plus facile que les dessins de 'Mexicains'). Ou au contraire, donner le nom et les faire dessiner...

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19 janv. 

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mercredi 17 janvier 2018

Actus janvier 2018

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Le droit d'être "opportunée" (sic) parce que "ça peut déboucher sur de belles histoires".

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Tempête, migrants et autres SDF, lait contaminé, interdiction des fake news, amis du président...

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(dessin de gauche : 'Deuxième puissance économique mondiale, mépris de l'environnement, mépris des droits de l'homme et des salariés, ce pays me fait bander' - dessin de droite : Nemo comme le poisson (sushi) ou comme le chien de l'invité ? les deux possibilités me plaisent !)

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Merci au site des Répliques  les rep

et à  fb  que je n'utilise que pour cela.

 

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mardi 16 janvier 2018

~ Montserrat, Emmanuel Roblès

montserrat

pièce jouée pour le 1e fois en 1948 - Le Seuil, 1949
Le Livre de Poche, 2014, 158 p.

♥♥♥♥♥

emmroDans cette intrigue, Bolivar, le chef des révolutionnaires vénézuéliens, est en fuite grâce à la complicité de Montserrat, un officier espagnol. Celui-ci, désormais considéré comme un traître, risque d'être exécuté s'il ne dévoile pas la cachette de Bolivar. Comment le faire parler ? Le lieutenant Izquierdo imagine un stratagème aussi ingénieux que monstrueux.

Les hommes en guerre blessent, torturent, violent, massacrent d'autres humains, pillent et détruisent leurs biens. Pourquoi ?
Ont-il perdu tout sens moral ? 
N'en ont-ils jamais eu pour basculer ainsi du côté des bourreaux ? L'expérience montre que non. 
Comment les barrières cèdent-elles, alors, et si facilement pour certains ? Par respect de la discipline, par sens du devoir, pour obéir à une noble cause ? 
Les tortionnaires ont-ils une vengeance à assouvir ? Des comptes à régler avec leur honneur blessé ?
Et pour ceux qui ont choisi de s'engager, la fin justifie-t-elle les moyens ?

Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, Emmanuel Roblès a utilisé comme décor la guerre civile du Venezuela. Tandis qu'au début du XIXe siècle, les Espagnols occupaient les trois quarts du pays, un mouvement indépendantiste est apparu, inspiré par les révolutions américaines, françaises et haïtiennes.
Ce choix de l'auteur est judicieux :
- la religion sert de justification aux massacres, alors que là encore, il s'agit avant tout de conquérir/garder des territoires
- les représentants du dieu invoqué jouent avec les mots pour avoir la conscience tranquille
- les Espagnols, conquérants/tortionnaires ici, sont en même temps victimes de l'invasion française en Espagne (troupes de Napoléon)...

Cette pièce interroge habilement sur la guerre, la morale, la vengeance, la trahison, le prix d'une vie rapporté au destin d'un peuple...
Ce texte court et très fort rappelle La mort est mon métier (R. Merle), La controverse de Valladolid (JC Carrière), et fait évidemment écho à d'autres barbaries plus proches de nous dans le temps et l'espace...

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13 & 14 janv. - merci R. !

 

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dimanche 14 janvier 2018

~ L'Équation africaine, Yasmina Khadra

l'équation

Julliard, 11 août 2011, 336 p.

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♥♥♠♠♠

Pour changer d'air après le décès brutal de sa femme, Kurt, médecin généraliste allemand, accompagne sur un bateau son ami Hans qui oeuvre dans l'humanitaire et s'aventure dans des zones dangereuses. Mauvaise idée : la mer c'est dégueulasse, les pirates [vous] baisent dedans...

Soit j'ai beaucoup perdu en algèbre, soit ma zone du cerveau consacrée à la géopolitique s'étiole par manque de sollicitations... Toujours est-il que je n'ai pas pigé grand chose à cette équation africaine. Ou plutôt, elle m'a fortement ennuyée.

C'est quoi l'Afrique ? Et les Africains, qui/comment sont-ils ? Peut-on généraliser ? 
Un continent magique, riche d'individus pleins de ressources, selon un certain Bruno.
Pas si simple, rétorque Kurt qui voit surtout la misère, la corruption, la violence...
Des joutes verbales se déploient inlassablement entre ces deux-là. Y en a même un qui boude, comme un môme, quand il en a marre d'être contredit. Faut dire que leurs conditions de 'voyage' ont de quoi les mettre sous tension, les gars !

J'ai eu beaucoup de mal à venir à bout de ce livre que j'ai traîné sur quinze jours, me faisant un devoir de le lire parce qu'il m'a été prêté par une collègue enthousiaste. J'ai fini par craquer soixante pages avant la fin... Et comme c'est bon de se sentir enfin libérée de cette lecture corvée !

Bien sûr, ma 'note' ne s'applique qu'à MA lecture, pas à la qualité de l'ouvrage. On peut y trouver des jolies phrases, de bonnes idées. Moi, j'ai souvent été mal à l'aise face à l'ambiguïté du discours.

Amusant : inversion des feuillets dans cet exemplaire emprunté en bibliothèque. Les pages 10, 14, 13, 12, 11, 15 se succèdent dans cet ordre ! Pas sûr que je m'en serais aperçu après quelques dizaines de pages, tellement je lisais d'un oeil distrait.

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31 déc > 12 janv.

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samedi 13 janvier 2018

~ Quand vient la vague, Manon Fargetton & Jean-Christophe Tixier

quand vient

Rageot Editeur, 17 janvier 2018, 288 p.

  lu par Canel

far  tix

♥♥♥♥

« Disparaître. [...]
La définition annonce quatre sens : ne plus être visible, s'absenter, mourir, ne plus exister. »

Nina a disparu depuis près d'un an. Par choix, semble-t-il. 
Qu'est-elle devenue ? Ses parents et Clément, son jeune frère de quinze ans, sont inconsolables. Deux mois avant le dix-huitième anniversaire de Nina, il devient urgent pour Clément de comprendre, de savoir, car les recherches seront bientôt mises en veille : « N'importe quel adulte, du jour au lendemain, a le droit de tout plaquer et de refaire sa vie ailleurs. Les proches de sa première vie ? La seule information que leur donneront les policiers si l'enquête aboutit, c'est que le disparu est vivant, mais ne souhaite pas rester en lien. » 
Clément enquête, relit soigneusement la lettre que sa soeur lui a laissée - à lui, rien qu'à lui -, retrace ses dernières semaines avant sa fugue, part à sa recherche. Il entre ainsi de plein fouet dans le monde des adultes - ses hypocrisies, ses mensonges, ses petits arrangements dans le dos des enfants/ados.

J'ai sans doute lu trop d'histoires de ce style à destination d'adultes pour être pleinement conquise par cet ouvrage, d'autant qu'il m'a semblé assez répétitif, puisqu'on suit alternativement les recherches de Nina et de son frère, à un an d'intervalle, qui aboutissent aux mêmes découvertes. 
Je trouve néanmoins ce roman 'initiatique' très intéressant pour le public visé (à partir de 14 ans). Les adolescents pourront s'identifier aux protagonistes de leur âge, s'interroger avec eux sur le sens du couple et de la famille, s'indigner des indélicatesses des adultes et des injustices de notre société...
Comme l'excellent Dans le désordre de Marion Brunet, cette lecture peut être un bon tremplin avant de découvrir Vernon Subutex (V. Despentes), par exemple !

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9 > 11 janvier - Merci à Babelio et aux éditions Rageot.

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•  et Mr

♥♥♥♥

Nina quitte le domicile familial à dix-sept ans, sans en avoir parlé à ses proches ni montré de signe annonciateur. S'agit-il d'une fugue, d'un enlèvement, d'un suicide ? Pour la famille et les amis, ces hypothèses sont envisagées. 
A travers le récit de Nina, le lecteur, lui, sait immédiatement qu'elle a choisi de s'éloigner de sa famille. Il devra en revanche attendre pour connaître ses motivations et savoir où elle est allée.
Tandis que ses parents semblent s'être résignés malgré leur douleur, Clément, le jeune frère de Nina, se lance à sa recherche.

Plus que le mal-être adolescent (même s'il est traité à travers les personnages de Clément et de Jules), ce roman a pour thème central la vérité et les mensonges dans la famille. Les « secrets de famille » font souvent plus de dégâts s'ils sont conservés trop longtemps que s'ils sont divulgués avec les explications idoines. Ceux qui dissimulent une vérité en prétendant épargner leurs proches ne dissimulent-t-il pas en réalité le souhait de protéger leur propre image ou leur confort ? C'est à ce type de question que ce roman invite habilement à réfléchir. 

Agréable à lire, il m'a paru surtout adapté à un public adolescent qui pourra y trouver des échos avec son quotidien.

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gironde

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vendredi 12 janvier 2018

Comme une petite ressemblance...

Grâce à Laurence (merci), je me relance !

Des couvertures qui se ressemblent, plus ou moins, et que j'assemble.

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(Les Illusions doit paraître en octobre - Sonatine va peut-être changer sa couverture d'ici là ?)

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Tout plein d'autres ici :

billet 1billet 2billet 3billet 4billet 5billet 6billet 7billet 8janvierSt Valentinmarsavril (1/2)avril (2/2)maijuinjuilletaoûtseptembreoctobreHalloweendécembre 2014mars 2016août 2016août 2017 

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jeudi 11 janvier 2018

~ T'en souviens-tu, mon Anaïs ? - Michel Bussi

t'en souviens-tu

Pocket, 4 janvier 2018, 300 p.

♥♥♥♥

On retrouve dans ces quatre nouvelles des éléments récurrents de l'oeuvre de Michel Bussi :

• Thématiques : petite enfance, famille et liens entre générations, couple, temps qui passe et nostalgie... Et même si les personnages manquent parfois de finesse, on se sent proches d'eux, on se retrouve dans certaines de leurs préoccupations et difficultés.

• Lieux fétiches : la Réunion, le pays de Caux (Normandie) qui suscitent des envies de voyage.

• Reconstructions autour de personnages historiques - ici, la première histoire est consacrée à Victor Hugo et quelques individus qui ont gravité autour de lui, dont l'actrice Anaïs Aubert (1802-1871).

• Musique en fond sonore, variété et rock français principalement, comme 'Dernière station avant l'autoroute' d'Hubert-Félix Thiéfaine, qui donne le titre au recueil.

... Et du suspense !

Ceux qui aiment cet auteur devraient passer de bons moments en découvrant ces quatre histoires insolites. Et même si certaines chutes sont prévisibles, peu importe, il y a plein de jolies choses à savourer - notamment dans la troisième nouvelle.
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 6 > 8 janv.

On s'est aimés dans les maïs 
T'en souviens-tu, mon Anaïs ?
Le ciel était couleur de pomme (d'opium ?) 
Et l'on mâchait le même chewing-gum... ♪♫ 

 'Dernière station avant l'autoroute', in 'Autorisation de délirer', 1979

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mercredi 10 janvier 2018

~ La tortue qui respirait par les fesses, Brooke Barker

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Flammarion, 31 mai 2017, 224 p.

♥♥♥♠♠

C'est quitte ou double, ce titre. En tout cas, il induit en erreur.
Heureusement que celui qui nous l'a offert est à la fois amateur d'humour scato ET d'anecdotes sur les animaux. On a moins fait la tête en découvrant le cadeau. 😏😉

Le titre original est Sad Animal Facts. C'est moins lourdaud-racoleur que la version française et plus conforme au contenu. 
L'auteur nous rapporte 150 anecdotes sur des animaux - certaines tristounettes, en effet, d'un point de vue humain.
On apprend ainsi que :
- les koalas ne supportent la compagnie que 15 minutes par jour,
- les fourmis ne dorment pas, mais s'accordent chaque jour 2 siestes de 8 minutes,
- quand ils naissent, les girafons tombent de près de 2 mètres,
- la disposition de leurs yeux est telle que les cochons ont du mal à voir le ciel...
Voilà le style d'enseignement insolite.

Chacune de ces anecdotes est accompagnée d'un dessin amusant.
Exemple : les chèvres peuvent voir à presque 360° -> « Oh là là, j'ai vraiment un gros cul » dit la biquette...

Sympathique, mais on aimerait que l'auteur développe un peu ses assertions, qu'elle dépasse le stade anecdotique pour expliquer les particularités citées. Ce n'est qu'en fin d'ouvrage, une fois les 150 bizarreries passées en revue, qu'on découvre quelques lignes d'information complémentaire... classées par ordre alphabétique des animaux évoqués, et non par catégorie comme dans les pages qui précèdent. Bon courage pour s'y retrouver !

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mardi 9 janvier 2018

~ HP, t. 1 : L'asile d'aliénés (Souvenirs d'infirmiers, 1968-1973) - Lisa Mandel

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L'Association, Espôlette, 1 octobre 2009, 84 p.

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♥♥♥♥

Michèle, Lulu, Vève, Robert & Albert ont commencé leur carrière d'infirmiers psychiatriques à la fin des années 60. Les deux années d'études préalables étaient alors rémunérées, le poste était assuré.*

Lisa Mandel a recueilli leurs témoignages sur leurs débuts dans un HP marseillais (1968-1973). 
Ces cinq infirmiers ont beau préciser en introduction qu'il ne s'agit que de « visions très personnelles et subjectives », tout ce qui relève du factuel et de l'observation fait froid dans le dos : dortoirs de 80 lits, pas de bassins ni de couches pour les grabataires incontinents changés une seule fois par jour, douches collectives au jet, patients (on disait 'fous') incontrôlables attachés à leur lit ou à un radiateur, thérapies extrêmes (insulinothérapie, cure de sommeil, abcès de fixation, électrochocs...). 
Tout cela, c'était avant la généralisation des neuroleptiques. 

Si on a connu des gens d'un côté ou de l'autre de la barrière ψ, ou entre les deux (la famille de quelqu'un en soin, tiraillée entre le discours médical et la souffrance du proche interné), on se dira que les conditions sont plus douces aujourd'hui, certes, mais qu'il reste du chemin à faire dans de nombreuses structures. Il y a encore des soignants (infirmiers, psychologues, psychiatres) méprisants, froids, aux méthodes militaires - j'allais dire 'vétérinaires', mais certains vétos sont respectueux, à l'écoute et très doux...

Dans un second opus, Lisa Mandel recueille des témoignages sur les années 1974-1982 - « période clé pour la psychiatrie qui sort de ses archaïsmes pour aller vers de nouvelles pratiques, [...] période de libération morale, qui touche aussi le monde médical. » 
Je vais bien sûr m'empresser de le lire.

* J'en connais plus d'un que ça a motivé. Ce statut a disparu en 1992.

 Un article intéressant sur l'histoire du métier d'infirmier psy sur infirmiers.com.

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6 janv.

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lundi 8 janvier 2018

~ Capitaine frites, Arnaud le Guilcher

capitaine fritesPocket, 28 septembre 2017, 319 p.

lu par Mr

♥♥♥♠♠

Le mariage entre Morgane et Arthur a viré au fiasco, à tel point que ce dernier s'est enfui jusqu'au Konghia. Vous ne connaissez pas ce petit pays africain ? C'est normal, il communique peu avec le reste du monde. Loin des yeux, loin du coeur : le Konghia semble le refuge idéal pour le jeune homme. Mais là-bas, la routine ne dure guère !

Le Konghia imaginaire de Arnaud le Guilcher est une excellente caricature des Etats africains post-coloniaux, que les anciens pays colonisateurs continuent à exploiter après y avoir semé la zizanie.

D'abord très amusé, j'ai été de plus en plus agacé par l'accumulation de loufoqueries dans le récit. Dommage car l'auteur possède un réel sens de la formule, jouant habilement avec et sur les mots. Mais l'outrance des situations dans ce roman efface progressivement toute sa subtilité. J'avais nettement mieux apprécié Ric-rac, plus drôle et plus fin.

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dimanche 7 janvier 2018

# France Gall (1947-2018)

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Chanson écrite par Michel Berger pour France Gall (1987), après le décès de leur ami Daniel Balavoine (1952-1986).

 

 

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samedi 6 janvier 2018

~ Les Loyautés, Delphine de Vigan

les loyautés

JC Lattès, 3 janvier 2018, 208 p. 

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♥♥♥♥

Un ancien collègue-ami nous répétait qu'il avait raté son mariage mais réussi son divorce. Son fils a forcément souffert de la séparation (il avait cinq ans lorsque la maman est 'partie' avec un autre homme), mais chaque parent faisait de son mieux pour le bien-être de l'enfant et, mettant de côté rancoeurs et mesquineries, parvenait à s'entendre pour toute décision le concernant. J'admirais à l'époque, alors que je n'étais pas encore mère. J'admire plus encore à l'issue de cette lecture bouleversante.

Sans trop dévoiler, on peut dire que l'intrigue de Les loyautés, centrée sur quatre personnages en souffrance, montre la façon dont les difficultés des adultes de l'entourage peuvent affecter et perturber les enfants - de jeunes adolescents en l'occurrence.

Cette histoire douloureuse happe rapidement le lecteur, le prend aux tripes, le met en colère (ah l'irresponsabilité de parents anéantis et aveuglés par leur propre souffrance ! ah l'inertie administrative !) et lui laisse craindre le pire.

Plus qu'à Delphine de Vigan, le ton et le propos m'ont fait penser pour diverses raisons à Alexandre Seurat (La Maladroite), Sophie Loubière (L'Enfant aux cailloux), Thierry Lenain (La fille du Canal), Emmanuel Carrère, JP Blondel, Liane Moriarty et quelques autres...

La fin m'échappe. Moins que la situation elle-même, c'est la réaction de l'adulte que je ne comprends pas. ** Pourquoi ne pas commencer par appeler les secours ? ** Si vous voulez bien m'éclairer en message privé - merci ! 

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5 & 6 janv. - merci à mon petit 'coursier' ! 😉😘

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vendredi 5 janvier 2018

~ Tu ne sais rien de l'amour, Mikaël Ollivier

tu ne sais rien

Thierry Magnier, 24 août 2016, 240 p.

miol

♥♥♥♠♠

Malina était toute petite lorsqu'elle a perdu sa mère. 
Son père, dépassé par les événements, a accepté que des voisins prennent la fillette chez eux et l'élèvent avec leur fils du même âge. Les deux enfants sont devenus comme des jumeaux - toujours ensemble, dans les mêmes classes...

Beaucoup de sujets graves dans ce roman pour adolescents. 
Trop, je crois. Même si, dans la vraie vie aussi, les problèmes peuvent se cumuler... 
Ici s'entremêlent : non-dits familiaux, sentiment de culpabilité, éveil à la sexualité, maladie grave d'un proche, sens de la fidélité conjugale, importance d'un chien dans un foyer. Bref, de l'Amour sous toutes ses formes, pour le meilleur comme pour le pire.
Avec, en fil conducteur : une histoire semi-incestueuse sur laquelle les adultes ferment les yeux, encouragent même, indirectement. Cet aspect m'a vraiment dérangée, comme quelques autres 'détails'. ** Un enfant plus ou moins témoin et caution malgré lui de l'adultère d'un de ses parents, par exemple... **
Du spectaculaire dont on se passerait bien. Les propos de l'auteur et le reste de l'histoire, déjà forts, y auraient gagné en subtilité et en crédibilité.

Je conseille quand-même aux ados à partir de 14 ans, pour les belles idées à retenir et les relations père-fils.

Lire aussi Le monde dans la main, du même auteur.

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18 au 23 déc. - emprunt mdtk

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jeudi 4 janvier 2018

~ Carnet du Pérou : Sur la route de Cuzco - Fabcaro

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Six pieds sous terre, coll. Monotreme, 17 octobre 2013, 96 p.

♠♠♠♠

Couverture splendide, carnet de voyage illustré sur un pays qui fait rêver, auteur qui a fait ses preuves (Zaï, zaï, zaï et Talk Show). 
Valeur sûre ? J'aurais dû penser que Pause m'avait laissée plus que tiède, voire beaucoup moins...
Même foutage de gueule ici, j'ai l'impression, sous couvert d'humour absurde. Vrai ou faux carnet de voyage du Pérou, Cuzco, Lima, lamas. 
Mais surtout : digressions sur le travail de dessinateur, états d'âme, affres de la création. Du Fabcaro pas inspiré, quoi.

D'ailleurs je lui laisse la parole - il est lucide, le bougre !
« Non mais c'est pas possible ce projet... Ça devient carrément ridicule... Tu peux décemment pas publier un livre où ** tu fais croire que tu es allé au Pérou ! Ça veut rien dire ! [...] Enfin bref, au final, tu te retrouves encore à faire un journal intime, quoi... » **
-> ah, j'avais donc bien pigé, l'auteur n'a jamais mis les pieds au Pérou ! il est d'ailleurs de moins en moins question du pays au fil de l'album. Oui 'ridicule', on peut le dire. 

« [...] les gens vont commencer à se dire : Fabcaro, c'est toujours pareil. [...] Ils vont dire que vous tournez en rond, que vous êtes fini... »
-> en effet.
« Ça part pas un peu en couille, ton Carnet du Pérou, là ? »
-> je confirme, et assez rapidement, en fait...

lama

Je déteste ce genre de lose et d'hypocondrie à répétition façon Woody Allen, enrobées de fausse modestie pour faire passer le truc.
Joli coup de l'éditeur : un beau « 2016 » comme date de publication en 2e page, pour un fond de tiroir (première parution en 2013).

PS : on dirait que je suis la seule, sur Babelio, à être de mauvais poil à l'issue de cette lecture et à cracher comme un lama pas content...

*   *   *

Mieux vaut écouter ça :

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mercredi 3 janvier 2018

~ Extases, tome 1 - Jean-Louis Tripp

extases

Où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un X.

Casterman, 6 septembre 2017, 272 p.

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♥♥♥♥

Extases. Ou secousses, orgasme, frénésie masturbatoire et copulatoire, émerveillement face à ce miracle de la nature, etc.

Tout est BON 😍 dans ce volumineux album où JL Tripp retrace sa sexualité sans fard mais sans vulgarité, du zizi de petit garçon coincé dans la fermeture de pantalon à l'orgie romaine entre vieux potes, via le premier french kiss avec une petite Anglaise - tiens, comme mes camarades de 4e !

Quelque part entre Pennac (Journal d'un corps), Tronchet et son JC Tergal (en plus subtil et plus travaillé), et Hugo de Bbl (en plus illustré), les confidences de l'auteur, drôles, franches, à la fois touchantes et émoustillantes, montrent bien les questionnements, tâtonnements, délices, déconvenues liés à la sexualité et à l'amour. Avec, en filigrane, l'influence de l'éducation - notions de consentement mutuel et de désir...

Deux mini-bémols : la couverture, et le fait qu'il y ait une suite, alors que la fin de ce premier opus s'essouffle un peu. Cela dit, comme l'auteur est né en 1958, je suis curieuse de découvrir sa sexualité de sexa-, s'il continue à ne pas tricher (honnêteté dans le propos, et pas de Viagra dans la mécanique - j'aime pas les vieux libidineux genre DSK)...

A faire lire à ses grands enfants ? Pour décomplexer les garçons, si besoin, et rassurer les filles sur les obsessions masculines qui peuvent sembler pathologiques quand on 'débute'. A vous de voir où ils en sont avec 'tout ça', car l'album est très explicite.

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27 > 30 déc - merci 🎅 🎄😋

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mardi 2 janvier 2018

~ The Autobiography of a Mitroll (intégrale) - Guillaume Bouzard & Philippe Ory

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Dargaud, 27 octobre 2017, 96 p.

  lu par  Canel

♥♥♥♥

Après les Sang-Mêlés à Poudlard, les Mitrolls à Brocéliande...

Guillaume Bouzard donne habituellement dans la BD humoristique. Mais là, on ne va pas rire, puisqu'il nous parle dans cet album autbiographique des derniers instants de sa maman et de ses confidences sur son lit de mort.
Ah si, en fait, on va se marrer, parce qu'elle lui fait une drôle de révélation qui va changer la vie du gars, l'entraîner sur la route, entre les Deux-Sèvres et la Bretagne. S'agit de vérifier si sa mère est mytho ou si son père est bel et bien ** un troll **.

Road trip tout mignon, gentiment déjanté, sur les traces d'un père pas comme les autres. L'auteur se moque gentiment de la Bretagne et de ses habitants, des délires mystiques soixante-huitards et caricature sans doute aussi la littérature 'fantasy'.

Un bon moment souriant.

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31 déc.


  et Mr

♥♥♥♥

Guillaume est dessinateur de bande dessinée. Juste avant de mourir, sa mère lui révèle qui est son père. Pour Guillaume le choc est rude, à tel point qu'il se demande si sa mère ne divaguait pas au moment de cet aveu. Intrigué, il décide de mener l'enquête.

Cette recherche autour du père présumé et du passé maternel le mènera au coeur de la Bretagne - une Bretagne où l'on croise des Bigoudens cueilleuses de choux-fleurs, et même des créatures encore plus étranges.

Dans cette fable, Guillaume Bouzard mêle subtilement humour et personnages fantastiques. Ses dessins et leurs coloris rendent la lecture facile et agréable. Bretonnes et Bretons sont gentiment moqués, à travers pas mal de clichés, mais aussi quelques vérités... 😏😉

Cette lecture fut un bon moment de détente, et je poursuivrai volontiers la découverte de l'oeuvre de cet auteur.

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lundi 1 janvier 2018

Bonne Année 2018 ! (et bilan 2017 en images)

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BA2018

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♥   retour  sur  quelques  moments  2017  intenses  

[ pour les billets, un petit clic sur les couv ]

un voyage entre icebergs et banquise

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un polar vertigineux et habile

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qu'est-ce qui fait courir les soldats et les terroristes ?

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le sort réservé aux migrants 'chez nous'

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la guerre d'Algérie 

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la mine qui bousille des vies, elle aussi

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la Syrie avant

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la collection Sociorama (BD + socio)

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une série sympathique qui a réjoui toute la famille

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( la suite dispo dès le 17 janvier 2018 ! )

sf4

auteurs découverts et à suivre : Xinran, Mathieu Menegaux...

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trois films (je n'en ai guère vu plus cette année)

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une pièce dérangeante et géniale (dont j'aimerais savourer le texte écrit)

 

*   *   *

et  pour  la  détente  parfois  grinçante  -

le Canard, redécouvert assidûment grâce à l'affaire Fillon

 canard

 le site des Répliques

les répliques

 les Indégivrables de Xavier Gorce

xg

le moment Meurice sur France Inter, à voir en replay sur Youtube si on n'est pas dispo à 17h30 en semaine

une série qui nous amuse beaucoup, Cocovoit

 

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dimanche 31 décembre 2017

Bilan 2017 en chiffres et graphiques

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221 billets sur nos lectures en 2017

36 rédigés par Mr (mais davantage sur Babelio sous le pseudo Apikrus, pas tous reportés sur le blog),

et 196 par Canel (parfois nos deux avis sont publiés sur un même billet, ce qui explique pourquoi 36+196≠221)

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•  mes  billets  •

mois par mois, comparaison 2017/2016 :

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 Moins qu'en 2016 ! Environ 43 000 pages lues, soit 1h30 de lecture quotidienne, en moyenne.

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•  quoi  •

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•  d'où  viennent  ces  livres  •

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 Lecture du tableau : 68% des thrillers/polars dont j'ai parlé cette année sur ce blog sont à moi/nous - 67% des romans jeunesse chroniqués ont été empruntés à la médiathèque - même chose pour 53% des BD - 25% (19+6) des témoignages, biographies, documents, essais lus proviennent de partenariats (Services Presse d'éditeurs, et Babelio).

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•  parlons  sexe  •

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Livres par genre de l'auteur : une grande majorité de BD écrites/dessinées par des hommes (28, et 9 mixtes) - des polars/thrillers en majorité féminins - parité parfaitement respectée (par hasard) dans les romans pour adultes - plus d'auteurs femmes dans mes romans jeunesse et ados.

[ tous les graphiques et tableaux sont zoomables ]

★   ★   ★ 

Vous avez été 311 par jour en moyenne à passer ici en 2017.

•  un coup d'oeil dans le rétro ? bilans 2016, 201520142013201220112010  •

Un grand merci pour vos visites et nos échanges, ici ou en off - par mail, sur Babelio, de visu, etc. depuis 8 ans et demi.

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On vous souhaite une bonne soirée de St-Sylvestre.

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A  très  bientôt  !

bonne année 2018

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vendredi 29 décembre 2017

~ Tu tueras le Père, Sandrone Dazieri

tu tueras le père

Uccidi il Padre, 2014
sandronetraduit de l'italien par Delphine Gachet
Robert Laffont, 2015
Pocket, 13 octobre, 745 p.

♥♥♥♠♠

Un conflit oedipien mal résolu ? J'aurais bien aimé trouver un peu de Freud ou équivalent, là-dedans, mais non hélas. 
Juste une histoire de séquestration (une énième, pour ma part) et la nécessité, pour la victime, de tuer son ravisseur, celui qui se faisait appeler 'le Père'. 
D'aucuns prétendent qu'il est mort ; celui qui a réussi à lui échapper est persuadé du contraire, et lui attribue même une autre disparition d'enfant, vingt-cinq ans après sa propre évasion.

Tâtonnement et profiling, voilà qui rappelle L'Aliéniste (Caleb Carr).
Enquête officieuse, odeurs de complots, duo de 'fêlés' sympas - hop, un petit air des Millenium de Stieg Larsson.
Intrigue aux accents italiens, et on pense au Chuchoteur (Donato Carrisi).
Du suspense ? Oui, comme dans les ouvrages cités ci-dessus. 
Mais aussi des longueurs, un côté Fantômette, de l'action à gogo, des héros qui se relèvent de bastons sévères et reprennent leurs courses-poursuites sans faillir, qui se jettent dans la gueule du loup et en réchappent in extremis, moult rebondissements et une fin à la con, où on n'a pas toutes les clefs, et où il s'avère que le coupable n'est autre que *** ... Tout ça sur plus de 700 pages. Pfiou, je suis sur les rotules, à bout de souffle et de patience. 
Tu tueras l'Ange*, VOUS tuerez l'ange, je n'en doute pas. De même que vous survivrez aux imprudences les plus folles pour quelques épisodes encore.
Mais je ne vous suivrai pas. 

* titre du 2e opus, paru en VF en mai 2017

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25 > 28 déc.

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mercredi 27 décembre 2017

~ Bacha Posh, Charlotte Erlih

bacha

Actes Sud Junior, 2 mars 2013, 185 p.

  lu par Canel

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♥♥♥♥

Deux préoccupations majeures dans la vie de ces huit ados de quinze ans :
- guetter le développement de leurs signes de virilité,

- espérer représenter l'Afghanistan aux JO à l'épreuve d'aviron.
Elément moteur de l'équipe, Farrukh est quand-même un peu à part. Et pour cause...

A ceux qui ne savent pas ce que sont les 'Bacha Posh' et qui préfèrent les surprises, je conseillerais de ne pas lire la 4e de couverture. J'avais beau connaître vaguement le sujet de ce roman, je suis tombée de haut en découvrant cette coutume afghane et pakistanaise, vieille de plusieurs siècles, et encore pratiquée aujourd'hui. Elle soulève un tas de questions - évidemment sur la place (toute petite) des femmes dans certaines sociétés, mais aussi sur le 'fonctionnement' de l'amour parental dans ces familles. Comment changer radicalement du jour au lendemain la façon de voir et élever son enfant, renier des années de complicité, et lui imposer de telles perturbations...

afghaA part l'aspect sportif, qui m'a semblé longuet, j'ai beaucoup aimé ce roman dépaysant, instructif et dérangeant. Mon petit détour par Wiki en cours de lecture a un peu calmé mon indignation : « [Cette pratique] aurait commencé avec les femmes qui se déguisaient en hommes pour combattre ou pour être protégées, pendant les périodes de guerre. L'historienne Nancy Dupree a déclaré à un journaliste du New York Times qu'elle se souvenait d'une photographie datant du début des années 1900, sous le règne d'Habibullah Khan, dans laquelle des femmes habillées en hommes surveillaient le harem du roi, parce qu'officiellement, le harem ne pouvait être surveillé ni par des femmes, ni par des hommes. 'La ségrégation appelle à la créativité', a-t-elle dit. 'Ces gens ont la capacité d'adaptation la plus étonnante'. » Oui, mais...

A faire lire à nos filles ados, entre autres...

agenda2

24 déc.

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  et Mr

Le jeune Farrukh vit à Kaboul, capitale Afghane. 
Son père lui a transmis deux passions : l'aviron, qu'il pratique en tant que barreur avec ses amis, et la lecture. 
La vie semble donc lui sourire et Farrukh sait l'apprécier, mais le rappel du mensonge sur lequel elle s'est construite met brutalement fin à ce bonheur factice. 
Pour qui connaît la définition de 'Bacha Posh', le titre est probablement trop évocateur. Pour les autres (comme moi avant cette lecture) évitez d'aller la chercher avant de lire ce livre et ne lisez pas la quatrième de couverture. Vous n'en apprécierez que mieux ce roman instructif et sidérant, qui traite remarquablement bien le sujet de l'identité et de l'image de soi. 
Je conseille cette lecture aux adolescents, qu'elle puisse un peu les aider à relativiser certaines de leurs préoccupations, mais aussi aux adultes, qui y découvriront des aspects méconnus des cultures afghane et pakistanaise.

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