Canel

lundi 22 mai 2017

~ Le jour où le bus est reparti sans elle - Beka, Marko & Cosson

le jour oùBamboo, août 2016, 70 p.

♥♥

La jeune Clémentine est en pleine crise existentielle. Elle pense pouvoir s'aider du yoga pour résoudre ses problèmes, mais elle loupe souvent sa 'salutation au soleil', et rien que ça, ça la mine.
Elle part un week-end en groupe de méditation. Là, bien encadrée, ça devrait mieux marcher.
Oui mais elle a la lose, cocotte, la lose qui lui colle à la peau, jusqu'au bout. Comme le titre l'indique, le bus repart sans elle après une pause-pipi, et rien ne se passe comme prévu.

On est prévenu en préface : « La plupart des histoires qui ponctuent ce récit sont adaptées de contes zen. »
De fait, je les connaissais, reçues de collègues sous forme de diaporamas avec des chants d'oiseaux, des bruits de cascade, et de la musique 'N & D'.

Racontées au fil des discussions par les protagonistes, ces leçons de sagesse sont bien incorporées à l'histoire ; cela ne sonne ni trop artificiel, ni moralisateur.
Comme Clémentine, on est censé sortir de ce séjour sylvestre apaisé, serein, et résolu à appliquer ces conseils pour prendre la vie comme elle vient, pour savoir tirer parti de tout, même des événements a priori négatifs.

Un bon moment de lecture, même si on fuit habituellement les ouvrages dits de 'développement personnel' parce qu'on sait qu'on n'arrive pas à changer de comportement, et ça énerve !

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agenda2

22 mai - emprunt mdtk

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dimanche 21 mai 2017

~ Plonger, Christophe Ono-dit-Biot

plongerGallimard, NRF, 2013
Folio, 29 janvier 2015, 464 p.

odb

Lettre d'un papa à son petit garçon de quatre ans. Il lui parle de sa mère, disparue.

Une histoire belle et riche, certainement, mais à laquelle je suis restée souvent insensible et que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises.
A cause du ton, d'abord, de la voix d'un narrateur tellement parisien-snobinard, à la fois bobo et réac, de ses sentences sur le déclin de l'Europe et sur ces gens - nous - qui ne savent plus communiquer... Son mode de vie, sa vision du monde et son nombrilisme m'ont rappelé ce que j'aime le moins chez Carrère, Djian, Beigbeder, Chalandon.
L'intrigue ne m'a pas embarquée non plus.
L'auteur nous invite au plongeon. J'ai regardé cette étreinte de plage de loin, détournant les yeux, gênée par cette description de la femme aimée qui m'évoquait régulièrement le sirupeux 'Elle' de Barbelivien.
J'ai apprécié les références à l'art, mais là encore, j'y ai juste trempé les pieds, connaissant mal cet univers.
Le côté Grand Bleu m'a coupé le souffle, non par sa beauté, mais parce que je suffoque quand j'ai la tête sous l'eau.

Seules m'ont touchée la douleur d'une femme en bout de course, et surtout les marques d'affection de ce père à son jeune enfant, à son 'petit mouflon' privé de maman. L'amour paternel est présent tout au long du roman, mais ce filigrane ne suffit pas à apprécier 450 pages quand le reste vous ennuie...

   De cet auteur, j'avais aimé Génération spontanée.

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15 au 21 mai

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samedi 20 mai 2017

Vive la semaine 21 !

Si on fait le pont, un WE de 4 jours en perspective (et même 5 pour les heureux glandeurs du mercredi).

Et ces deux sorties, tant attendues :

Vernon 3, deux ans après le deuxième volet (parution officielle le 24 mai)

'Celui qui aboie', 5e album de Soan, dans les bacs le 26 mai

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•  extrait : 'Celui qui aboie', en live  •

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vendredi 19 mai 2017

~ Le jour des morts, Nicolas Lebel

le jour des mortsMarabout, Marabooks, 10 juin 2015, 416 p.

♥♥♥♥♥

La Toussaint, le jour des morts, Halloween... Y a de quoi s'y perdre entre ceux qui font semblant de vouloir zigouiller pour le fun et ceux qui tuent pour de bon, entre qui est mort pour de vrai et qui ne l'est pas - ou pas tout à fait, on est quand même à l'hôpital, dans un service où les patients ne sont guère fringants.
C'est d'autant plus le souk quand le capitaine Mehrlicht délire empêtré dans un drap dans les couloirs de l'hosto pour dérider son pote en fin de vie...

Deuxième volet des aventures de Mehrlicht et de son équipe, encore meilleur que le premier. L'auteur s'y lâche davantage, son humour s'affirme. Ça pourrait alourdir la sauce, non, ça rend la lecture encore plus agréable.
On rit, mais pas seulement. Nicolas Lebel continue à nous mettre le nez sur les mesquineries et cruautés humaines, à dénoncer les travers de la société, à taper sur les politiques véreux (corruption, népotisme) et tous ceux qui leur mangent dans la main.
Le personnage principal, Mehrlicht, reste égal à lui-même : misogyne, bougon, sanguin mais généreux et facétieux, finalement très loin du gros con qu'on imaginait au tout début. C'est un régal de l'entendre répondre au commissaire Matiblout, et de voir son imagination à l'oeuvre pour bizuter ses 'pauvres' stagiaires.
Les contours de Dossantos et de Latour se précisent également dans ce deuxième épisode.

Avec ce Jour des morts, la série se construit, s'élève tranquillement et sûrement, prend de l'épaisseur, a parfois des accents de Pennac, Vargas, Magnan, et le lecteur est de plus en plus accro.
Quatre opus à ce jour, le dernier est sorti début mai.

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agenda211 au 14 mai - merci MaGi, vos conseils ont du génie ! ♪♫

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 42e  💀

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jeudi 18 mai 2017

~ Culottées, 1 - Pénélope Bagieu

culottées1Gallimard Jeunesse, 22 septembre 2016, 144 p.

péba♥♥

Sous-titre de l'ouvrage : « Des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent ».

Je dirais : des femmes qui en ont.
Qui ont de quoi ? De la poigne, du talent, des c*uilles mais veulent les supprimer, un grand nez ou des longs poils qu'elles assument et entendent bien garder.
Et surtout beaucoup de volonté, de courage, de ténacité dans des sociétés où les lois sont faites par les hommes, pour les hommes.

Dans cet album, Pénélope Bagieu présente quinze femmes 'culottées' du monde entier, du IVe siècle avant JC à aujourd'hui. Les portraits sont courts, brossés en trois à sept pages, ces résumés sont efficaces - on s'en rend compte avec consacré à Joséphine Baker - et donnent envie d'en savoir plus.

Une BD qui montre que cette auteur a du talent et sait se renouveler, après sa période girly où elle mettait en scène des trentenaires parisiennes aux préoccupations plutôt futiles...

Du féminisme sans hargne, instructif, cosmopolite et drôle.

Peut-être le premier opus d'une longue série ? Il en existe un deuxième, je l'ai déjà réservé à la bibli !

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agenda217 mai - emprunt mdtk - merci, Sandrine, pour l'idée !

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mardi 16 mai 2017

17 mai, Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie

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source : Pinterest

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source : les dessins de Bartik

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(rappel : la dame en question, une fervente catholique qui juge l'homosexualité 'contre-nature', a épousé son cousin germain - extrait de Wikipedia : un mariage catholique entre cousins germains étant invalide du point de vue du droit canonique, sauf dispense papale, l'existence d'une telle dispense a fait l'objet de commentaires, notamment dans le contexte de l'opposition de la présidente du Parti chrétien-démocrate au mariage homosexuel)

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source : La Naine masquée

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source : Rodho dessin de presse

Lire cet article du Monde : Le calvaire des homosexuels tchétchènes - Une vague de persécutions cible depuis plusieurs semaines les gays de ce territoire du Caucase. Quelques dizaines d’entre eux sont parvenus à fuir et témoignent. [...]

 

 

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source : Frédérique Moors sur FB

Voir cet article du Parisien (17/05/2017) : En France, les ravages de l'homophobie ordinaire.

Extrait : Le témoignage de Chloé, 26 ans. Femme, lesbienne et travaillant dans le conseil, Chloé a toujours écouté ses parents : « Il faut séparer la vie professionnelle et privée », lui disaient-ils. Mais cette diplômée de HEC, qui a toujours bien vécu son homosexualité, ressent un malaise dès qu'elle entre dans la vie active. « A l'école, ça ne posait aucun problème. Mais ce que j'ignorais quand j'étais étudiante, c'est que l'on parle beaucoup de sa vie personnelle au boulot. » Un homosexuel sur 5 ne veut pas révéler son orientation au travail, selon le sondage réalisé auprès de jeunes diplômés par le cabinet d'études BCG et publié il y a quelques jours. [...]

des petits mots de Guillaume Meurice, toujours pertinents et drôles

Et toujours plein d'infos sur le site onsexprime - voir en particulier cet article sur l'homophobie et tous les liens vers d'autres rubriques :

toi_autres_homophobie

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# 1 chanson, 4 versions (Mad World)

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l'originale de Tears for Fears (1982)

ma préférée : la reprise de Gary Jules (BO du film Donny Darko, 2001) 

en ce moment sur les ondes : la reprise de Jasmine Thompson

... et celle de Nicola Sirkis, 1992 (merci Cédric !)

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lundi 15 mai 2017

Au revoir...

 ... François !

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dimanche 14 mai 2017

~ Schmélele et l'Eugénie des Larmes, Claude Ponti

schmL'Ecole des Loisirs, octobre 2002, 44 p.

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Claude Ponti a ses admirateurs.
Si vous cherchez une idée de cadeau pour un enfant, les snobinards des 'vraies' Librairies de Littérature jeunesse avec des grands L, ceux qui froncent le nez devant Tchoupi, vous colleront sûrement un de ses albums dans les mains.
Je connais peu l'oeuvre de cet auteur, refroidie à jamais par ce Schmélele, offert à mon fils lorsqu'il avait un peu plus de cinq ans. Parents et enfant l'avions lu une et une seule fois, alors qu'à cet âge, les petits veulent qu'on leur relise indéfiniment les histoires qu'ils aiment. Etions-nous même allés au bout de cette lecture ? Pas sûr.
A vingt ans et des poussières, le jeune homme a gardé de cet album un souvenir cauchemardesque.
Hop, un emprunt à la bibli car notre exemplaire doit être bien caché, et on l'a relu.

Debriefing mère-fils après redécouverte :
- Alors, ton avis, maintenant ? C'est aussi terrible que dans ton souvenir ?
- C'est pas pour les enfants, c'est tout !
Bim ! J'espérais un bel argumentaire, mais il ne se foule pas, pas le temps, il révise, période de partiels... Il m'a quand même précisé que les béances entre les bandes du passage piéton, c'était bien vu, que les enfants se faisaient réellement ce type de trip.

Pour moi, Schmélele est le genre d'ouvrage que les adultes peuvent trouver beau, poétique et que je déteste. Parce que je l'ai lu la première fois avec un regard d'enfant, ressentant le malaise que pouvaient générer ces dessins, ces couleurs, ces métaphores, cette histoire poisseuse, d'une tristesse infinie malgré la fin optimiste.
Cela m'évoque L'Écume des Jours de Boris Vian et Alice au Pays des Merveilles (la version originale de Lewis Carroll), que j'ai beaucoup aimés, mais parce que je les ai découverts en fin d'adolescence, pas à cinq ans.
De même que Le petit Prince (Saint-Exupéry), présenté par mon institutrice de grande Section, m'avait fait flipper (un boa qui mange un éléphant, un enfant debout sur une planète...), cet album de Claude Ponti me met vraiment mal à l'aise...
Epargnons les jeunes enfants, laissons-les grandir à leur rythme et lire des 'conneries' ; des bouquins bourrins et/ou roses à paillettes valent parfois mieux que des trucs 'intello' !

PS : la femme à barbe ascendant yéti s'insurge 'Pourquoi les monstres sont-ils poilus, en littérature jeunesse ?' 😒

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agenda213 mai - emprunt mdtk

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samedi 13 mai 2017

~ Les carnets blancs, Mathieu Simonet

les carnetsLe Seuil, 11 février 2010, 190 p.

math♥♥

Pour s'installer chez son nouveau compagnon, Mathieu doit faire du ménage, se délester de tous ces 'papiers' encombrants.
Chiche, il va se défaire de ses journaux intimes, il en a des dizaines, puisqu'il a commencé à en écrire à l'âge de onze ans. Plutôt que les brûler tous afin que personne ne tombe dessus (le risque avec les poubelles de tri sélectif), il décide au contraire de les disperser un peu partout, d'en donner certains, quitte à ce qu'ils soient lus. Certains seront incorporés à des oeuvres (transformés en recette de cuisine, vêtement, parfum...). Certains iront à l'autre bout du monde. La 'disparition' de chacun répond à un scénario précis.
Mais avant de s'en défaire, Mathieu Simonet a relu ces carnets. Ils ont donc aussi servi de matériau à l'élaboration de cet ouvrage. Sans souci de chronologie, l'auteur en livre ici des fragments bruts, il les explicite parfois, revenant ainsi sur certains épisodes de sa vie et réfléchissant au travail d'écriture - qui n'est pas son 'métier', l'auteur est avocat de profession.

Même si l'ouvrage a des allures de patchwork, même si l'auteur s'y livre de façon très/trop personnelle, même si la démarche peut sembler nombriliste et prétentieuse, une trame intéressante à portée plus générale se dessine, notamment sur l'évolution des relations mère-fils. Et bien sûr, le fruit de ce travail de synthèse est passionnant, si l'on s'intéresse à l'écriture, pour soi ou pour les autres - et à la création artistique, de manière plus générale.
Il faut quand même aimer l'introspection pour apprécier pleinement ce texte, il me semble, et sans doute éprouver plus d'empathie pour le personnage que je n'ai réussi à le faire.

Une excellente idée, en fin d'ouvrage : quelques pages vierges invitent le lecteur à se lancer à écrire - je ne me sens pas prête.

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agenda210 & 11 mai - merci Laurence ! 🎁😊

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jeudi 11 mai 2017

~ Echos dans le temps, Pierre Bordage

échos dans le tempsEditions 84, J'ai Lu SF, 4 janvier 2017, 187 p.

pierreblu par Mr

♥♥

Jeanne souffre d'Insomnie Fatale Familiale. L'IFF est une encéphalopathie spongiforme incurable ; comme son nom l'indique elle entraîne de graves troubles du sommeil, et provoque la mort. Pour passer les quelques mois qui lui restent à vivre, Jeanne s'est réfugiée chez son père. Lors d'une de ses habituelles insomnies nocturnes, Jeanne porte secours à Kort, un homme allongé au sol non loin de la maison paternelle.
Jeanne comprend que Kort n'est pas un homme ordinaire. de fait, il vient du futur, pour accomplir une mission.

Depuis La machine à remonter le temps (1895) de Herbert Georges Wells, le voyage dans le temps est un thème rebattu de la science-fiction. Ce récit m'a cependant vite séduit, grâce à une écriture précise, à des personnages crédibles, et à une intrigue qui démarre rapidement et laisse place au suspense.
Outre un incontournable questionnement sur des paradoxes occasionnés par d'éventuels retours en arrière, l'auteur mène quelques réflexions sur l'évolution génétique de l'homme. A la manière de nombreux auteurs de romans policiers, l'auteur recourt fréquemment aux scènes dites d'action. Cette contribution facile (trop facile, à mon goût) à l'agrément de la lecture n'exclut toutefois pas les indéniables qualités précitées du roman, en particulier la fluidité du ton.

Un auteur que je revisiterai probablement...

• Merci à Babelio et aux éditions J'ai lu !

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mercredi 10 mai 2017

~ Sauveur & Fils (saison 3), Marie-Aude Murail

sauveur3L'Ecole des Loisirs, mars 2017, 320 p.

Une petite maison, à Orléans. « Côté ville, [le psychologue] Sauveur reçoit ses patients. Côté jardin, il mène sa vie privée. Une simple porte sépare les deux mondes. » Et cette porte n'est guère étanche ! Pour le plus grand bonheur de son fiston de neuf ans et de quelques patients qui usent et abusent de la bonne volonté de leur thérapeute, 24h/24, 7j/7. Louise, en revanche, se sent quelque peu délaissée...

C'est reparti pour un tour avec des personnages qu'on suit depuis le début de la série, et quelques nouveaux. Il y a tant à dire sur le mal-être des enfants, des ados, des adultes, des parents, des éducateurs, sur le poids qui repose sur les frêles épaules de nos petits - nos projets pour eux, nos bourdes d'adultes. Sujet inépuisable !
Cette fois encore, Marie-Aude Murail, via la voix de Sauveur, évoque intelligemment les problèmes individuels, conjugaux, familiaux et ceux de la société, sans nous culpabiliser. On s'y voit, on sent confusément ce qu'il faudrait changer pour lever quelques blocages. Et ça fait du bien, d'autant que les dialogues et les situations sont à la fois tendres, punchy, et pleins d'humour, parfois même dans les moments tragiques.

Même si vous êtes allergique aux psys et/ou aux hamsters, n'ayez pas peur : poussez la porte du cabinet de Sauveur, ou entrez dans la cuisine ou le salon-véranda de cet homme si généreux, si sage ! Il ne va assurément pas résoudre tous vos problèmes, mais il vous remontera le moral, ô mère, ô père, etc. C'est toujours bon à prendre, de pouvoir rire de ses (petits) malheurs, et de prendre du recul par rapport à ses difficultés.

Il paraît qu'un 4e volet est en préparation, alors que la postface du 3e tome ressemble à une conclusion définitive. Bonne nouvelle !

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6 au 8 mai - merci Laurence !

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- billets en cliquant sur les couv -

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lundi 8 mai 2017

~ Le triomphe des graines, Thor Hanson

le triomphetraduit de l'anglais (USA) par Cécile Leclère
Buchet-Chastel, coll. La Verte, 19 janvier 2017, 350 p.

thorlu par Mr

♥♥♥♥♥

L'immobilité d'une plante est un défi à relever pour assurer sa descendance. La plante doit conserver son propre espace vital, et tenir compte des variations saisonnières ou climatiques auxquelles ses rejetons seront confrontés. La graine tient efficacement compte de ces contraintes : récipiendaire du patrimoine génétique de la plante, elle le déplace en un lieu potentiellement favorable, et repousse la germination au moment opportun. Les moyens employés sont divers, et dépendent souvent du mode de dispersion privilégié (éolien chez le pissenlit, par flottaison, via les excréments pour des arbres fruitiers). Ainsi, des graines contiennent une réserve alimentaire pour la future plante, certaines attirent des consommateurs tandis que d'autres les dissuadent chimiquement (croquez dans un piment, vous verrez) ; certaines ont une coque protectrice (noix) mais d'autres en sont dépourvues…

L'auteur met bien en évidence la corrélation entre ces "stratégies" de reproduction et les habitats et caractéristiques de chaque plante. Il insiste aussi sur la place des graines dans l'histoire des civilisations et dans nos vies, d'abord dans l'alimentation humaine. Le propos ne s'adresse pas spécifiquement aux spécialistes ; il est clair et parsemé d'anecdotes intéressantes.
Ainsi, si l'on en apprend sur le café, le cacao, le coton (fibre assurant le transport éolien de graines), et diverses épices, on découvre aussi la cité antique de Massada. Le suicide collectif des habitants de cette cité antique, en 73 après le siège et l'assaut du général romain Flavius Silva, est regardé comme fondateur de la nation israélienne par certains habitants du pays (cet évènement donne aussi son nom au « complexe de Massada », représentation paranoïaque selon laquelle Israël serait condamné à l'isolement et à la survie dans un monde hostile cherchant sa perte).
Vous l'aurez compris, l'auteur quitte parfois le champ de la botanique, mais c'est pour pour moi l'un des intérêts de ce livre, que je recommande à tous les curieux.

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dimanche 7 mai 2017

~ L'heure des fous, Nicolas Lebel

l'heure des fousMarabout, Marabooks, 28 mai 2014, 352 p.

lebel♥♥♥♥♥

Cadavre d'un SDF retrouvé près de la gare de Lyon, à Paris. L'homme a été poignardé.
L'enquête est confiée au capitaine Mehrlicht, un vieux macho colérique au grand coeur qui mène son équipe à la baguette - le pauvre stagiaire Ménard, qui vient d'arriver, fait les frais du sadisme du bonhomme !
Du bois de Vincennes à la prestigieuse université de la Sorbonne via les troquets parisiens, de grilles de sudoku en visites à un ami mourant via quelques gueulantes, Mehrlicht ne s'en sort pas si mal et, avec ses coéquipiers, sait déjouer les pièges et affronter les obstacles qui leur sont tendus...

Une enquête classique, avec des ingrédients plutôt originaux, puisque l'auteur nous balade intelligemment chez des laissés pour compte, des sociologues, des universitaires. On apprend beaucoup, et les personnages sont truculents. J'ai retrouvé un je-ne-sais-quoi de Fred Vargas dans cette galerie, Mehrlicht n'est pas sans rappeler Adamsberg, même si leurs caractères sont très différents. L'auteur use à la perfection d'un humour discret, subtil, tout en recourant parfois avec brio à la répétition et aux effets plus appuyés (ah, le téléphone de Mehrlicht !)...

Pur délice de lecture, même si la fin action m'a un peu ennuyée. Un giga-merci aux MaGi pour la découverte de cet auteur qui renouvelle un peu le roman policier ! 👍

•  A suivre avec Le jour des morts, Sans pitié ni remords (en poche le 10 mai 2017), De cauchemar et de feu (3 mai 2017).

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23 au 27 avril

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 41e  💀

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samedi 6 mai 2017

~ Ma meilleure ennemie, Paula Daly

ma meilleuredalyKeep your friends close, 2014
traduit de l'anglais par Florianne Vidal
Le Cherche Midi, 2016

Pocket, 9 février 2017, 442 p.

♥♥♥♥♥

« Il faut prendre soin de son mariage, sinon il se fendille et quand il menace de s'écrouler, il y a toujours une femme dans les parages. Une femme cynique qui attend son heure pour fondre sur votre foyer et voler tout ce qui vous appartient. »

Natty a la tête dans le guidon, faisant fi du regard gourmand de son époux Sean à l'arrière du tandem, posé sur ses fesses. Soucieuse de faire prospérer l'hôtel qu'elle tient avec son mari, elle est également très occupée avec leurs deux filles adolescentes et l'entretien de leur belle maison. L'argent rentre à flot, mais il se pourrait qu'elle passe à côté de l'essentiel, Natty, oubliant d'entretenir son amour pour Sean comme un petit verger, en l'arrosant régulièrement...
mme-
Un thriller psychologique comme je les aime ! Parce que même si les méchants sont vraiment tordus et guère crédibles, on peut s'identifier au personnage principal et à ses préoccupations - amitié, couple, famille, relations avec les filles ados, gestion du quotidien, dosage entre carrière et vie intime...

Je me suis régalée à la lecture. Réflexions intéressantes, rebondissements, suspense, un air de Liane Moriarty (sans l'humour), de Barbara Abel (notamment 'Derrière la haine' et 'Après la fin') et de Laura Kasischke.

attention Encore une 4e de couv beaucoup trop bavarde ! 😠
  Et la couverture de l'édition poche est bien moche, je préfére celle du format broché...

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2 au 6 mai

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 40e  💀

logo sharon polar 201617

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vendredi 5 mai 2017

~ Race et histoire, Claude Lévi-Strauss

raceUnesco, 1952
clsFolio pour la présente édition, 127 p.

lu par Mr

♥♥

En 1952, l'Unesco a publié une série d'articles consacrés au racisme, dont Race et histoire fait partie.
Claude Lévi-Strauss écarte l'idée de supériorité intellectuelle d'une race humaine sur d'autres, cette absence de hiérarchisation ne pouvant scientifiquement "déjà" * pas se justifier.
Il montre aussi l'impossibilité de hiérarchiser les civilisations ou les cultures, excluant ainsi la réintroduction d'une forme de racisme indirect via la comparaison entre les groupes humains concernés. En effet, les critères mêmes d'un classement des cultures entre elles sont biaisés par l'ethnocentrisme qui caractérise nécessairement chaque individu ou chaque société (l'une des thématiques importantes du structuralisme en ethnologie tel que fondé par Lévi-Strauss).

L'auteur nous amène ici à nous interroger sur le sens de l'histoire des civilisations. Il apporte des éléments d'explication intéressants sur ce qui a permis à certaines sociétés de 'progresser' en technologie et en économie. Ainsi, la diversité culturelle et la capacité d'assimilation des différences sont des atouts.

En ce début du mois de mai 2017, un tel discours mérite d'être rappelé, contre les simplifications abusives avancées par une candidate à l'élection présidentielle qui prétend représenter le peuple en regardant le passé dans ce qu'il a de pire (mais pas pour elle, visiblement).

Malgré l'intérêt que j'y ai trouvé, la lecture de ce court essai (80 pages) a exigé de ma part un degré soutenu d'attention que je n'aurais probablement pas eu le courage de mobiliser pour un livre plus long.
Il est donc peu probable que je m'attaque un jour à T
ristes tropiques, autre ouvrage célèbre de cet auteur, que j'avais en partie découvert au lycée à travers des extraits (« Je hais les voyages et les explorateurs. Et voici que je m'apprête à raconter mes expéditions… »).

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* le mot "enfin" serait plus approprié, mais depuis 1952 les apports de la génétique ont confirmé l'unité du genre humain et le caractère secondaire des différences constatées, notamment dans les couleurs de peau

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jeudi 4 mai 2017

Le résumé du débat Macron-Le Pen - © Slate

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© Fournis par Slate

Cette soirée du grand débat de l'entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen commençait par un dilemme : le duel des finalistes de la présidentielle ou celui entre Monaco et la Juventus pour une place de finaliste de la Ligue des champions remporté finalement par les Italiens 2-0 ? (ou ni l'un ni l'autre, un autre genre de ni-ni que celui dont on discute beaucoup ces jours-ci).

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© Fournis par Slate

D'emblée, Marine Le Pen a dénoncé « le candidat de la brutalité » qui a, lui, souligné le manque de finesse de son adversaire. Marine Le Pen s'est largement appuyée sur un best-of des répliques des précédents débats (et une grosse pile de dossiers) pour faire passer son adversaire comme l'homme du passif du bilan du gouvernement sortant et l'ami des patrons. Emmanuel Macron, de son côté, a tenté de développer ses propositions sur l'économie et notamment le détail du financement de son budget. Les échanges très tendus qui ont marqué le début du débat ont semblé laisser muets les deux animateurs, Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn, qui avaient pourtant promis de ne pas jouer les passe-plats.

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© Fournis par Slate

À l'inverse, au même moment, du côté des rubriques fact-checking, on songeait à embaucher. Beaucoup embaucher. Les Décodeurs du Monde ont comptabilisé au moins 19 intox du côté de Marine Le Pen et 8 pour Emmanuel Macron. La candidate Front national s'est notamment pris les pieds dans le tapis concernant la bonne santé de l'économie britannique depuis le Brexit, le montant de la contribution française à l'Union européenne, l'euro, la GPA ou l'expulsion des fichiers S du territoire. Quant à l'ancien ministre de l'Économie, il a notamment fait des approximations sur le niveau de lecture en CM2 ou les taux de chômage en Europe.

Fidèle à sa ligne habituelle de dénonciation du laxisme gouvernemental, Marine Le Pen a réclamé une sévérité maximale de la justice sur les affaires. Presque toutes les affaires. Emmanuel Macron n'a pas manqué de rappeler à plusieurs occasions les démêlées de sa rivale avec la justice, attaquant le Front national sur son manque de probité. Le candidat En Marche ! a, lui, appelé à une justice appliquée avec plus de séverité et notamment la mise en place d'amendes à payer directement pour toutes les incivilités du quotidien.


© Fournis par Slate

Marine Le Pen a aussi prôné la fermeture des frontières, s'attirant le compliment suivant de son contradicteur : « C'est de la poudre de perlimpimpin. » Une expression qui a largement inspiré les internautes qui se sont largement plaints sur les réseaux sociaux de la pauvreté du débat. Emmanuel Macron n'a eu de cesse de renvoyer la candidate du Front national à ses « bêtises » et « mensonges ». Il a vilipendé le manque de réalisme et les contradictions de son projet tout en tâchant de ne pas se laisser emporter par les invectives de sa rivale à laquelle il reprochera son manque de dignité.

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© Fournis par Slate

La présidente du Front national n'a pas été en reste sur ce terrain, même si ses deux mots préférés étaient des plus classiques : « François Hollande ». Deux mots qu'elle répèta encore après la conclusion de Macron, ponctuant une étrange séquence malaise qui l'a vu ricaner et moquer de manière outrancière son adversaire [...]. Durant le débat, Marine Le Pen a surtout tapé sur la soumission supposée de Macron à Angela Merkel et aux terroristes islamistes, au risque de passer plus de temps à invectiver son rival qu'à défendre son propre projet. D'après les premiers retours de téléspectateurs, la stratégie avait échoué, une large majorité trouvant que le candidat En Marche ! s'en était le mieux tiré.

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© Slate pour tous les textes et graphiques ci-dessus

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soirée du 23 avril

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- cliquer sur les images pour zoomer -

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22h49 : le débat commenté par un journaliste anglais

Yo, for real, French debates aren't as nearly as fun without the angry leftist grandpa and the bored hot communist #2017LeDébat

traduction : Le journaliste britannique qui avait regardé le débat à onze candidats regrette l'absence ce soir du "grand-père gauchiste en colère" (Jean-Luc Mélenchon) et du "communiste sexy qui s'ennuie" (Philippe Poutou).
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merci Laurence pour cette info d'outre Manche (de pyjama) ! 😁 

Posté par Canel à 20:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 3 mai 2017

~ Morte parmi les vivants, Une tragédie afghane - Freidoune Sahebjam

morteEditions Grasset & Fasquelle, 2003
Le Livre de Poche, 19 avril 2006, 283 p.

♥♥

« Fâéché ! Sale putain ! »
Depuis qu'elle a été violée à douze ans par des soldats soviétiques, Bilqis est rejetée, méprisée, indésirable. Sa mère est la première à lui cracher dessus et à la répudier - il faut dire qu'un 'bon' mariage lui était réservé, quel gâchis ! Tandis que la jeune fille a souffert dans sa chair et se sent souillée, les autres considèrent qu'elle s'est offerte aux hommes. C'est comme ça pour les filles et les femmes violées, dans l'Afghanistan des années 1980 et 1990 (et encore aujourd'hui, ici ou ailleurs). Elles ne sont pas victimes, elles sont coupables. Et c'est une des forces de l'occupant - pénétrer le territoire par le corps des femmes, aussi :
« En nous offrant [par la force] leurs filles et leurs nièces ou leurs soeurs, nous obligerons peut-être ces salopards [...] à déposer leurs armes et à cesser de nous harceler. »

Le seul salut possible pour Bilqis : la fuite. Dès qu'elle arrive à mener une nouvelle vie un peu plus confortable (où les autres ne décident pas à sa place qu'elle sera bonniche et/ou putain), la crainte que son passé soit révélé l'oblige à repartir. C'est un des aspects le plus terrible de cet ouvrage : on connaît la fin, on sait qu'à trente ans Bilqis reste une paria, on est donc certain que les moments de répit, les jolies éclaircies dans son existence ne dureront pas.

Ecrit par un journaliste qui a rencontré la jeune femme, ce témoignage est dur et révoltant. Il rappelle le sort des femmes dans certains pays, qui ne peuvent même pas se montrer solidaires entre elles dès que l'opprobre est jeté sur l'une (question de survie pour les autres, qui seraient rejetées à leur tour). Il rappelle aussi, si besoin, la barbarie guerrière qui fait perdre à l'homme toute réserve, tout sens moral : au nom d'une patrie, d'un dieu, il tue, massacre, détruit, déchire, viole femmes ou enfants, qu'importe - des pulsions à assouvir ?

A lire.

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30 avril & 1e mai - merci Anne-Marie !

Posté par Canel à 15:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

mardi 2 mai 2017

~ L'inversion de la courbe des sentiments, Jean-Philippe Peyraud

l'inversionFuturopolis, 16 juin 2016, 192 p.

♥♥

Robinson, ses coups d'un soir, son vidéo-club qui périclite.
Mano, son copain-collègue qui n'ose pas le lâcher, tandis que sa petite amie le tanne pour ouvrir une boutique d'e-clopes.
La soeur de Robinson, en fauteuil roulant depuis un accident.
Le fils ado de celle-ci, qui a disparu avec une certaine F.
La barmaid du quartier, bonne copine, rien de plus, qui écoute les confidences.
Amandine, la fille aux seins généreux qui...
etc.

Beaucoup de personnages, un bel imbroglio dans leurs histoires qui se croisent. Heureusement, on parvient à s'y retrouver, même si certains visages se ressemblent un peu trop, ce qui nécessite quelques retours en arrière.
Moult rebondissements, pas forcément très originaux mais on se laisse surprendre. Des transitions habiles pour alterner les intrigues en brouillant les pistes quelques secondes, un dessin agréable - traits fins, nets et harmonieux, couleurs douces.

De quoi passer un bon moment.

agenda230 avril - emprunt mdtk

Posté par Canel à 21:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 1 mai 2017

~ Petit manuel pour passer à table, Paule Battault & Anouk Ricard

Seuil jeunesse, 9 mars 2017, 14 p.

♥♥

Album pour tout-petits lu en quelques minutes dans une librairie.
J'ai failli l'acheter pour mes grands ados (et pour moi).

Il rappelle des principes élémentaires de la vie en famille, en société : on vient manger dès qu'on est appelé, on ne se contente pas d'un vague 'Oui !' dans le vide pour faire patienter, qui oblige les adultes à redire x fois 'C'est prêêêt !', à s'énerver ('B*rdel, vous êtes sourds !?').
On se lave soigneusement les mains avant de passer à table.

On ne fait pas la tête en voyant et sentant les plats - ou alors on fronce un tout petit peu le pif discrètement, sans dire que c'est dégueu, et on met de la bonne volonté pour tout goûter :
- par respect pour celui/celle qui a fait la cuisine ;
- par hygiène alimentaire (parce que l'organisme a aussi besoin des trucs verts qui puent).

On pourrait ajouter d'autres conseils pour les plus grands : rester assis pendant tout le repas, au moins vingt minutes, manger lentement en mâchant bien, discuter calmement (voire se taire), oublier son téléphone, ne pas sortir consulter internet pour vérifier qu'on a raison lors d'un débat animé, etc.

Cet album s'adresse aux enfants qui commencent à rester à table avec les adultes, à partir de 2-3 ans donc. Mais on (ré)apprend à tout âge...

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24 avril - merci EL !

Posté par Canel à 17:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Bon d'achat à gagner pour un T-shirt... le résultat !

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Comme promis, 2e tirage au sort, puisqu'un bon d'achat de 30 euros offert par RueDuTeeShirt.com est resté en course...

Même consigne que mardi dernier : 5 jours pour me signaler ton adresse mail via 'contactez l'auteur', Laurence, et un petit signe en comm, au cas où la liaison buguerait. Passé ce délai, je remets en jeu...

Posté par Canel à 11:32 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

dimanche 30 avril 2017

~ Le groupe, Jean-Philippe Blondel

le groupeActes Sud Junior, 8 mars 2017, 125 p.

jpb♥♥

Ce groupe, c'est un atelier d'écriture animé par deux professeurs et suivi assidûment par dix élèves de terminale. Les enseignants ne se contentent pas de donner les consignes et de veiller à ce que les instructions soient respectées - notamment bienveillance et respect entre participants -, ils sont aussi membres du groupe et se plient aux exercices d'écriture comme les autres. Ces moments sont riches en émotions : on écrit, on sollicite son imagination, on se met à nu, on affronte le regard des autres et forcément leur jugement, même muet, on écoute à son tour...

Le talent de Jean-Philippe Blondel se déploie depuis près de quinze ans, pour le plus grand plaisir des lecteurs qui lisent tous ses romans.
Le seul problème (de taille, quand même), c'est qu'on a l'impression de retrouver les mêmes personnages et les mêmes thématiques - nostalgie du quadra-quinqua, regrets sur ses rendez-vous manqués, ambitions de jeunesse déçues, adolescence et son lot de difficultés (parents et vie provinciale étriqués, envie de fuir, triangles amoureux...). On peut trouver ça agaçant, ça occulte en partie les bonnes trouvailles et les éléments nouveaux que développe l'auteur - ici, une agréable sensation de vertige lorsqu'on a plusieurs versions de la vie d'un même individu (son propre témoignage, et la fiction imaginée par un tiers, camarade ou prof).

L'écriture de Blondel est toujours aussi agréable, on se reconnaît forcément dans les préoccupations des protagonistes (a fortiori si on est de la génération de l'auteur et/ou si l'on côtoie des ados au quotidien).

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27 > 29 avril - emprunt mdtk

Posté par Canel à 16:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]