Canel

mercredi 17 juillet 2019

~ Summer, Monica Sabolo

summer

JC Lattès, 2017
moniLe Livre de Poche, 2 janvier 2019, 220 p.

♥♥♥

Summer Wassner évolue dans le luxe et les paillettes d'une famille bling-bling en Suisse. Alors que tout semblait sourire à cette jeune fille riche & jolie, elle disparaît à dix-neuf ans.
Vingt-cinq années plus tard, son frère cadet la cherche encore. Lui qui s'est toujours vu comme le vilain petit canard de la famille ne parcourt pas le monde pour retrouver cette soeur gracieuse comme un cygne ; il sollicite sa mémoire dans le cabinet d'un thérapeute. Les souvenirs s'esquissent, s'étoffent. L'accouchement sera long et douloureux.

Cette énième histoire de disparition n'est donc pas un polar trépidant mais un thriller psychologique centré sur la famille, la place que chacun y trouve tant bien que mal, les relations parents-enfants, les rébellions adolescentes, le deuil.

Cette intrigue m'aurait sans doute davantage séduite sans cette impression de déjà lu. ** Notamment avec 'Quand vient la vague', de JC Tixier, et 'L'été circulaire', de Marion Brunet. **
L'auteur use et abuse d'images et de métaphores, ça devient vite ridicule/indigeste si on n'a pas l'âme lyrique. Une grande place est donnée aux rêves, également - psychothérapie oblige.

J'ai pensé malgré ces réserves à des auteurs que j'apprécie (Laura Kasischke, Joyce Maynard).
Et quelques échos douloureux sont revenus me frapper par intermittence, alors que je m'immergeais dans cette fiction - Lac Léman, Annemasse, dépaysement raté, dépression, conflits familiaux irrémédiables…
La preuve quand même que j'ai réussi à être touchée.

Avis mitigé, donc, comme pour beaucoup de lecteurs sur Babelio.

___

agenda2

16 juillet

Posté par Canel à 15:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


mardi 16 juillet 2019

~ Filles de la mer, Mary Lynn Bracht

filles

White Chrysanthemum, 2018
marytraduit de l'anglais (US) par Sarah Tardy
Robert Laffont, 2018
Pocket, 21 février 2019, 416 p.

♥♥♥

Nées vers 1930 sur l'île de Jeju - actuelle Corée du sud - Hana et Emi sont destinées à devenir 'haenyeo' (plongeuses en mer), comme toutes les femmes de la famille.
Bien que sœurs, elles auront des vies très différentes, mais seront toutes les deux terriblement marquées par l'occupation japonaise, puis par la guerre civile après la reddition du Japon en 1945 (occupations américaine et soviétique...).

Comme tant d'autres histoires de guerre côté civil, celle-ci nous montre qu'il ne fait pas bon être femme lorsque le soldat colonisateur
- assouvit sa libido en ayant perdu tout sens moral
- a des territoires à (re)conquérir : « Comme beaucoup de mes camarades, j'ai dû quitter ma maison dans le nord pour m'enfuir au sud de la ligne de combat avant que les communistes ne me tuent comme ils ont tué ma famille. Ils m'ont tout pris. Ils nous ont tout pris, à tous. C'est pourquoi nous nous marions avec vous, pour reprendre ce que nous avons perdu, mais surtout pour nous reproduire afin de dissuader les communistes d'envahir le sud. C'est pour ton bien... et pour le bien de la Corée. »

Ce roman est une page d'Histoire, qui nous instruit sur le contexte géo-politique de la Corée pendant et après l'occupation japonaise. Ce récit nous bouleverse et nous révolte comme d'autres récits de guerre où le corps des femmes est un autre champ de bataille.

J'ai un peu honte de dire que je me suis ennuyée dans ces 400 pages - trop de longueurs dans les chapitres consacrés à Hana et trop de vide dans ceux sur Emi.

___

agenda2

13 > 15 juillet

jeju

 

Posté par Canel à 11:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

samedi 13 juillet 2019

~ Tête de gondole, Didier Tronchet & Nicoby

tête de

Dupuis, 8 mars 2019, 160 p.

Bienvenue entre les rayons et dans les coulisses de l'hyper 'Cash', un des temples (fictif) de la conso à Dinan, Côtes d'Armor.
Tout y est pensé pour que vous bourriez vos caddies jusqu'à la gueule, chaque occasion est bonne à prendre. Là, la fête des pères approche. N'oubliez pas d'offrir un rasoir dernier cri à Papa. Cliché sexiste ? Un aspirateur, alors ?
Mais Mandon, le directeur du magasin, va devoir mettre ces préoccupations marketing de côté pour vivre malgré lui une aventure un peu loufdingue.

Une pastille sur la couverture promet 'Le renouveau de la comédie'.
Tronchet m'amuse généralement mais je n'aime pas son graphisme, carré et lourd. On n'a pas ce problème ici : c'est Nicoby qui dessine.

Oui, l'album égratigne l'univers sans pitié (pour les clients et les salariés) et sans scrupules (magouilles financières) de la grande distribution, mais ça reste trop léger.
Moins drôle, délirant, décapant que Zaï Zaï Zaï de Fabcaro.
Moins corrosif et instructif que Encaisser (Anne Simon & Marlène Benquet, collection Sociorama), Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses (Leslie Plée).
Et j'en oublie sur ce thème - pour ne citer que les BD.

Déçue. Je ne me suis pas gondolée comme je l'espérais. 

___

agenda2

10 juillet

Posté par Canel à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 10 juillet 2019

~ Le Manuscrit inachevé, Franck Thilliez

le manuscrit

Fleuve Noir, 2018
Pocket, 2 mai 2019, 600 p.

thi

♥♥♥♥

La couleur est annoncée d'emblée : la fin de l'histoire n'a pas été écrite.
Ah zut, pas de dénouement, pas de lecture. Je tiens à ma liberté de penser comme dirait l'autre, mais y a des limites : qu'on ne me demande pas d'être frustrée, ni de terminer le boulot d'écrivains grassement payés. Ni de participer à un jeu de piste cousu de fil blanc, plein d'incohérences (cf. Reverde Thilliez).
En fait si, une fin est proposée, mais imaginée par le fils de l'auteur - qui est Caleb Traskman, pas Franck Thilliez. Première mise en abyme. Il y en aura d'autres, plus ou moins. Que cela ne décourage pas le futur lecteur potentiel, ça reste simple. Et beaucoup moins ingénieux/vertigineux que dans un certain roman de Gilda Piersanti, en particulier.

De quoi est-il question ? de disparitions de jeunes filles, de perversions, de crimes atroces. C'est l'hiver, il fait froid, on se balade entre la Côte d'Opale et la région de Grenoble. Quelques fils d'Ariane : un xiphophore, un bonnet tricoté main, des coffres de voitures, une partie d'échecs célèbre.
Thilliez reprend des thèmes qu'il affectionne (et/ou qui font recette ?) : mémoire, chiffres, maths et énigmes, palindromes. Dommage que ces sujets soient juste effleurés ici car l'auteur m'enchante lorsque ses romans sont nourris de vulgarisation scientifique (Le Syndrôme E, Gataca...). 

A déplorer aussi des métaphores douteuses : « Tandis qu'elle jouissait (...) il grogna lui aussi, la bouche ouverte contre son épaule. Il frémissait comme un nouveau-né. Et quand ils eurent finis, épuisés, étourdis, il roula sur le côté, la poitrine ambrée dans l'obscurité, tel le sommet d'une dune (...). »

La lecture est agréable, le suspense bien entretenu, mais la pirouette finale est trop facile, et l'ensemble donne a posteriori l'impression d'avoir été lu/vu X fois.

___

agenda2

2 > 9 juillet

Posté par Canel à 11:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

dimanche 7 juillet 2019

~ 10 000 brèves de Comptoir, Jean-Marie Gourio

bdc

jmgJean-Marie Gourio a commencé à recueillir et compiler ses Brèves de comptoir en 1988.

Dans les années 1990, je me régalais à lire ces perles, petits échanges saisis dans des bars et retranscrits.
Ces paroles sont à la fois bêtes, touchantes, absurdes, sages. Souvent logiques et pleines de bon sens, en tout cas.
La restitution par l'auteur est très drôle, généralement plus bienveillante que moqueuse.

Trente ans plus tard, m'amusent-elles toujours autant ? Ont-elles bien vieilli ? Et moi ?
Oui, elles me font toujours rire, beaucoup. Certaines restent d'actualité, tout en témoignant d'une époque. On se replonge ainsi dans les années Mitterrand, le scandale du sang contaminé, la guerre en Bosnie, le référendum de Maastricht, Tapie, Cresson, etc.

Finalement, même si 'le monde bouge' d'après certains, rien n'a vraiment changé ici-bas (à part le climat 😓) et notre façon de voir et commenter les événements reste humaine, pour le meilleur (esprit critique, empathie) et le pire (raccourcis, mauvaise foi, bêtise…).

Posologie : quelques pages chaque soir, seul ou à deux, pour se coucher de bonne humeur et se marrer tout(e) seul(e) en repensant à certaines répliques, par exemple si la canicule chasse le sommeil…   re-😓 

 

Posté par Canel à 18:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


mardi 2 juillet 2019

~ Le Cid en 4e B - Véropée

le cid

La Boîte à Bulles, 2 mai 2019, 80 p.

♥♥♥♥

« Tout l'temps du français ! I' croivent on sait pas parler français ?
- Graaave. »

Est-ce une bonne idée de faire étudier Le Cid de Corneille à des collégiens de 4e dont le vocabulaire et les références littéraires sont assez restreints ?

▪️ Plutôt non, si on veut faire passer l'idée que la lecture est un plaisir accessible à tous.

▪️ Oui pour les élèves, si le prof explique bien, transpose, parvient à être patient. Et c'est pas gagné, parce que le texte de cette pièce n'est pas des plus abordables.

▪️ Re-oui, pour nous cette fois, si l'enseignant a des talents artistiques et témoigne de cette expérience dans une BD à la fois touchante, drôle et réaliste.

Ces gamins turbulents s'avèrent bien mignons, pour peu qu'on n'ait pas à les supporter plusieurs heures par jour et à gérer leurs débordements avec un savant mélange de fermeté et de zénitude.

Si on connaît des enseignants ou des adolescents qui racontent des anecdotes sur la vie en classe, on sait que les situations décrites ne sont pas exagérées - petits marioles, élèves dissipés et/ou peu motivés, réponses tous azimuts, trop spontanées, méconnaissance de l'usage du dico, etc.

Bravo à l'auteur, une enseignante de français qui nous fait partager son quotidien, et doit d'autant mieux surmonter les difficultés si elle les prend avec humour - au moins avec le recul, si ce n'est sur le moment.

___

agenda2

1er juillet - merci à Babelio et à La Boîte à Bulles ! 🙂

 

Posté par Canel à 18:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 1 juillet 2019

~ Voyage illustré en Transsibérien et Transmongolien, Pierre Macaire

voyage illustré

Moscou-Vladivostok et Moscou-Beijing
Le Plein des sens, octobre 2013, 162 p.

lu par Mr

♥♥♥♥

L'auteur nous convie d'abord à un voyage à travers l'Histoire, en nous faisant découvrir des aspects de la grande Russie à travers l'histoire de l'un de ses célèbres symboles : le Transsibérien, un train mythique qui relie Moscou à Vladivostok sur plus de 9 000 kilomètres.
La construction de cette ligne fut décidée à la fin du XIXe siècle et ne s'acheva qu'en 1916 avec l'ouverture du pont sur le fleuve Amour à Khabarosk. Les difficultés techniques et les obstacles physiques étaient nombreux : zones marécageuses, transformation de sols gelés en gadoue, cours d'eaux à traverser, et lac Baikal (700 km de long et 80 de large) à traverser (d'abord via des ferry, puis par contournement).
Le contexte politique fut parfois chaotique mais l'autoritarisme constant des pouvoirs politiques mit une abondante main d'oeuvre à la disposition des maîtres d'oeuvre.

L'auteur a emprunté le Transsibérien en 1982 en hiver, puis en 1986 en été. Son témoignage est pauvre en échanges avec la population du train ou des villes traversées. De fait, les voyages des étrangers à travers le pays ont longtemps été organisés et encadrés par les autorités soviétiques et la plupart des villes traversées ne pouvaient être visitées, tandis que celles dans lesquelles des étapes étaient possibles n'étaient montrées qu'à travers des lieux et aspects choisis.

Ce livre est à la fois très agréable à lire et très instructif sur la géographie et sur l'Histoire du pays. Les cartes sont bienvenues, et l'auteur n'omet pas les aspects les plus sombres de cette histoire (goulag). Ses dernières pages sont consacrées au Transmongolien.

   <  emprunt mdtk  >

Posté par Canel à 21:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 30 juin 2019

~ Les Chemins de la haine, Eva Dolan

les chemins de la haine

Long Way Home, 2014
eva dolantraduit de l'anglais par Lise Garond
Liana Levi, 2018
Points, janvier 2019, 528 p.

♥♥♥

Il était mort, mais « sa famille [en Chine] poursuivrait le cours de son existence en pensant qu'il avait dû trouver là-bas quelque chose de mieux, quelque chose qui faisait qu'il les avait oubliés. Une autre femme, peut-être. Une meilleure vie. C'était pour ça qu'on allait en Angleterre, après tout. »

peterL'Angleterre, Eldorado pour de nombreux migrants, notamment en provenance d'Europe de l'est.
Mais plus souvent qu'un bon job et le salaire décent qui va avec, on y trouve des marchands de sommeil, qui vous font travailler pour rien ou quasi, vous vendent/louent à des industriels, des employeurs du bâtiment, des exploitants agricoles, des proxénètes. Votre vie ne vaut rien, et si la façon dont vous êtes traité ne vous en a pas encore convaincu, la haine des sympathisants des mouvements nationalistes britanniques sera là pour vous le rappeler. De même que l'inertie des pouvoirs publics, qui ferment les yeux à double tour car cette économie souterraine est bien pratique : « Ceux qui avaient le pouvoir d'arranger les choses profitaient trop de la situation telle qu'elle était pour vouloir qu'elle s'améliore. »

longVoilà le contexte de ce polar social.
On y rencontre des exilé(e)s fraîchement arrivé(e)s au Royaume-Uni, des victimes, des bourreaux et leurs complices. Et deux flics enfants d'immigrés - l'une fille de Portugais, l'autre descendant de Croates. C'est sans doute grâce à leurs origines que ces deux-là se battront pour aller au bout d'une enquête aussi complexe que périlleuse.

Ce roman est un précieux témoignage sur les conditions d'accueil de certains étrangers en Occident et sur la xénophobie des populations locales - aggravée par la crise économique.
J'ai peiné à le lire malgré l'intérêt du sujet. Est-ce la chaleur, ou l'intrigue est-elle particulièrement lente ?
J'étais rassurée de lire cette phrase (p. 431/525, quand même) : « Enfin du mouvement dans cette enquête. »

A compléter avec le roman Les Echoués (Pascal Manoukian), la BD Chantier interdit au public (Claire Braud & Nicolas Jounin, collection Sociorama), etc.  

___

agenda2

 25 > 30 juin

Posté par Canel à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 29 juin 2019

~ 50 minutes avec toi, Cathy Ytak

50 min

1e édition : janvier 2010
Actes Sud Junior, 13 novembre 2015, 78 p.

yt♥♥♥♠♠

Leçon de secourisme, règle n°1 : si vous êtes témoin d'un malaise cardiaque, trouvez le défibrillateur.
Et après ? Aucune idée.
Appelez le Samu (15) ou les pompiers (18).
Pas la police, ils répondent trop lentement.

Cet adolescent a vu son père s'écrouler, mais il ne fait rien, il attend.
« Un coeur peut se remettre à battre. Mais avec toi, le mien bat dans la douleur depuis dix-sept ans, et jusqu'à présent, il y a peu de raisons que ça change. »
Pendant 50 minutes, le fils en colère monologue, vide son sac.
Cet homme respectable, époux aimant et attentionné, est/était un mauvais père, injuste et violent.

Malgré la gravité des sujets, je n'ai pas été vraiment touchée par cette histoire et je ne saurais dire pourquoi.
Peut-être trop de ressemblances avec d'autres livres (écrits après celui-ci) traitant des mêmes thèmes ?

___

agenda2

29 mai - emprunt mdtk

Posté par Canel à 14:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 27 juin 2019

# The Killing Moon, Echo and the Bunnymen

 

Trop chaud, pas le courage de lire. Mais j'arrive encore à écouter la radio.

canic

Posté par Canel à 22:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 25 juin 2019

~ Une femme entre nous, Greer Hendricks & Sarah Pekkanen

une femme

The Wife Between Us, 2017
traduit de l'anglais (US) par Corinne Daniellot & Pierre Szczeciner
Sonatine, 2018
Pocket, mai 2019, 540 p.

♥♥♥

 « Vous aviez une vie de rêve avec l'homme idéal. Vous n'aviez même pas besoin de travailler - vous n'aviez qu'à profiter de l'immense maison qu'il vous avait achetée. »

Waooow, elle est pas belle la vie de cette petite princesse oisive, choyée et couverte de cadeaux ?
Qui n'en veut ? Pas moi !
Ça déconne sévère, dans ce couple. Pourquoi ? Est-elle parano ? Est-il tyrannique ? Est-ce que les torts sont partagés ?
« Plus les questions s'accumulaient, moins je pouvais continuer à nier l'évidence : soit [il] avait un gros problème, soit c'était moi. Les deux éventualités étaient tout aussi terrifiantes. »

Un thriller psychologique conjugal pas totalement novateur, mais on s'y fait bien balader et on arrive à être surpris à plusieurs reprises, malgré des procédés déjà rencontrés ailleurs.
Les sujets et l'ambiance m'ont rappelé notamment 'La fille du train' (Paula Hawkins) - couple, trahison, jalousie, solitude, alcool & dépression, obsession…

Efficace et addictif !

 ■  si vous avez lu la 4e de couv, oubliez vite les détails - l'un en dit beaucoup trop long.  😒 

___

agenda2

 22 > 24 juin 

 

Posté par Canel à 21:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 24 juin 2019

Bac 2019

 

Fin des épreuves.
Y a plus qu'à attendre les résultats (le 05/07).

▪️  ▪️  ▪️

extraits de Brèves de Comptoir, Jean-Marie Gourio :

📌  « Il a raté son bac du premier coup. »

▪️  ▪️  ▪️

📌   « - Ça sert à rien ! Tu crois que Jésus il l'avait son bac !?
- C'était à une autre époque...
- Et alors ? Il a pas ressuscité pour venir le passer à ce qu'on sache ! »

▪️  ▪️  ▪️

bac12

bac3

bac11

bac6    bac4

bac5  bac13

bac7

 bac8    bac10

▪️  ▪️  ▪️

Baccalauréat : « L’exception française » - tribune de Roger-François Gauthier - Le Monde, 24/06/2019

« La France se distingue de presque tous les autres pays dans la façon dont elle vit l’examen et dans la fonction sociale qu’elle lui fait jouer », explique dans une tribune au « Monde » l’expert international en éducation et ancien inspecteur général Roger-François Gauthier.

L’université d’Oxford a récemment réalisé une étude comparative entre dix pays ou régions (Irlande, Afrique du Sud, France, Chili, Angleterre, Ecosse, Géorgie, Etats-Unis, Queensland et Suède) en posant la simple question de savoir comment sont construits les divers examens de fin d’études secondaires, les équivalents du baccalauréat français. En ces temps de mondialisation proclamée, les examens constituent souvent ce que les auteurs de l’étude appellent des « bastions locaux » : occasion pour chaque système de prendre conscience de ses spécificités, qui passent en général inaperçues tant la force de l’habitude empêche de voir.

Dans la plupart des pays, on demande simplement à un examen, au fond, de faire deux choses importantes : révéler et discriminer. Révéler les qualités ou compétences d’un candidat. Mais aussi discriminer, c’est-à-dire diviser la cohorte des candidats en groupes d’aptitudes potentielles pour telle ou telle poursuite d’études.

Il semblerait que les points d’équilibre auxquels la plupart des pays sont parvenus soient relativement consensuels, et que la population veille seulement à ce qu’une session ne soit ni plus difficile que la précédente ni laxiste. Car l’examen est affaire de confiance, en ce qu’il débouche sur un diplôme ou des certificats dont chacun doit reconnaître la valeur, comme s’il s’agissait de la monnaie d’une banque centrale. Or on ignore en général que dans ce concert, la France joue une partition bien spécifique : elle se distingue de presque tous les autres pays, sauf de ceux qui ont hérité d’une façon ou d’une autre du système français, dans la façon dont elle vit l’examen et dans la fonction sociale qu’elle lui fait jouer.

[...] 

Posté par Canel à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 23 juin 2019

~ Une fin de loup, Jérôme Camil

une fin

Alice, 2 mai 2019

♥♥♥

♪♫ Sautemoutons-nous dans les bois,
Pendant que le loup n'y est pas,
Si le loup y était,
Il nous mangerait. ♪♫

Oui, mais… s'il ne vient pas, c'est pas drôle.
Et pour le grand frisson de la peur, côté troupeau.
Et pour Super-Mouton, le mouton « super fort et super puissant qui jaillit de la brume » pour en découdre et épater la galerie.
Où est le loup, que fait-il ? Il met sa chemise, sa culotte, ses bottes ?
Même pas, il reste tout nu/poilu, comme un vrai loup.
Et se repose… ** dans sa loge, comme un vrai acteur. **

Encore un détournement de conte parfaitement réussi !
L'auteur bouscule les codes, l'intrigue rebondit et amuse.
On savoure l'humour, les surprises et la chute à la première lecture.
Et on relit l'album sans se lasser pour savourer les subtilités et les dessins.

___

agenda2

 19/06 - merci, Maman, pour les épisodes et les surprises involontaires... 😉

lou

lou6

(  . . .  )

 

Posté par Canel à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 22 juin 2019

~ La Saison des feux, Celeste Ng

la saison des feux

Little Fires Everywhere, 2017
celestetraduit de l'anglais (US) par Fabrice Pointeau
Sonatine, 2018
Pocket, 18 avril 2019, 472 p.

♥♥

Bourgeoisie vs bohème.
Aisance socio-culturelle et sentiment de supériorité vs précarité matérielle et modestie…

Lizzie, 14 ans, a mis le feu à la maison familiale. D'aucuns pensent que cette gamine a toujours 'eu un problème'. De fait, elle semble moins se couler dans le moule que sa sœur et ses frères. En réalité, elle est plus honnête, plus entière.
L'auteur rembobine et nous présente une histoire de famille, de voisinage, et d'amitié(s) aux multiples ramifications.

J'avais admiré la subtilité du premier roman de Celeste Ng, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit. Mêmes thématiques ici - zoom sur les relations parents-enfants, en particulier à l'adolescence.
Mais l'intrigue se disperse trop, cette fois. Et les personnages sont plus caricaturaux, notamment Elena Richardson, la quadra frustrée bouffie de certitudes, qui se mêle des affaires des autres et joue les redresseuses de torts, au lieu de balayer devant sa porte. L'emmerdeuse toxique, sous ses airs BCBG et altruistes.

Ai-je idéalisé le premier ? L'éditeur a-t-il posé des exigences pour que l'intrigue soit plus formatée, donc plus 'bankable' (avec l'optique d'une adaptation ciné) ? Ai-je trouvé trop de ressemblances avec les romans de Liane Moriarty lus entre-temps ? Est-ce que je sature avec le folklore lycéen/étudiant américain.
Ah, et les surnoms ! Ta fille est enregistrée à l'état civil avec le prénom Isabelle, tu ne l'appelles que Izzy ; l'autre, Alexandra, devient Lexie…

Quoi qu'il en soit, j'ai été déçue. 

___

agenda2

15 > 19 juin

Posté par Canel à 18:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

vendredi 21 juin 2019

Fête de la Zik 2019 : des titres qui chantent ! ♪♫


(bientôt) la fin du Bac, profitez bien ce soir,
détendez-vous, les jeunots ! 
😉😘

bac9
 

sony

 

Un clic clic sur la couv' et la chanson démarre  ♪♫

attention, on change de style sans transition !

cuprzik   0zik1

 cuprzik2    le vent

l'ile   un monde

je ne suis    comme

dernière danse

 

Posté par Canel à 21:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 19 juin 2019

~ Sauvages, Nathalie Bernard

sauvages

Editions Thierry Magnier, 12 septembre 2018

lu par Mr

 ♥♥

Comme d'autres jeunes autochtones du Québec, Jonas a été arraché à sa famille alors qu'il était enfant, pour être envoyé dans un pensionnat. C'est ainsi que les colons tentaient d'imposer leur culture à ces « sauvages ». Il ne s'agissait pas seulement de leur apprendre la langue française mais aussi de leur inculquer la foi chrétienne. A la violence de la séparation pouvait s'ajouter celle de nombreux Blancs qui considéraient les autochtones comme des êtres inférieurs.

Dans soixante jours, Jonas aura seize ans et pourra quitter le pensionnat. Pour survivre pendant les années ayant suivi son arrivée au pensionnat, Jonas a dû apprendre à ne pas manifester sa révolte, à courber l'échine, à se replier sur lui-même, à paraître insensible aux injustices commises autour de lui contre les plus faibles.
Dans soixante jours, Jonas devrait à nouveau être libre.
N'est pas compter sans quelques imprévus ?

Ce récit d'aventures, même s'il est fictif, illustre bien la manière dont la colonisation du continent américain s'est effectuée. Les adolescents pourront aisément s'identifier aux personnages principaux, et être émus par leur sort. Comme les adultes, ils seront sensibilisés à ce volet de l'histoire du Québec.

En préambule, l'auteure explique qu'au Québec, des pensionnats pour amérindiens ont existé de 1825 à 1996, et qu'il fallut attendre 2015 pour qu'un Premier Ministre canadien présente au nom de l'Etat fédéral des excuses aux populations autochtones pour ce qu'elles avaient subi. Cette reconnaissance, aussi louable soit-elle, ne résout d'ailleurs pas les difficultés auxquelles sont confrontés leurs descendants, parmi lesquelles l'exploitation destructrice de leur milieu naturel…

   Merci à Babelio et aux éditions Thierry Magnier.

et Canel

♥♥

De l'acculturation du 'sauvage', au nom de la prétendue supériorité de l'homme blanc chrétien.

« Je ne parlais pas algonquin mais français. Je n'étais plus un Indien, mais je n'étais pas encore un Blanc. Je n'étais plus Jonas, mais un 'numéro'. »
Le Département des Affaires Indiennes a encouragé les internats pour autochtones pendant près de deux siècles pour favoriser leur « assimilation » (1827-1996). Ces institutions étaient destinées à scolariser et évangéliser les enfants autochtones pour qu'ils s'intègrent mieux. Cette pratique a été décrite comme le fait de « tuer l'indien dans l'enfant ».

Ce récit en est une terrible illustration, à travers l'histoire commune de deux adolescents, l'un Indien, l'autre Inuit.
Jonas et Gabriel auront bientôt seize ans, et quitteront alors ce pensionnat du 'Bois Vert' où ils sont entrés de force à dix ans, enlevés à leur famille, à leur environnement.
Petits, faut pas craquer. ♪♫
Pas dans la dernière ligne droite...

Si la série Harry Potter a pu donner envie à des jeunes d'être scolarisés en internat, ce roman en présente une vision cauchemardesque, qui rappelle ce qu'ont pu subir (et subissent encore ?) des enfants pris en charge par des religieux (hommes ou femmes) : anonymisation (nom remplacé par un numéro), 'rééducation' linguistique et spirituelle, privations, brimades, sévices corporels, parfois sexuels.

Le sujet est aussi intéressant que révoltant, et le récit évidemment bouleversant. Je regrette que l'auteur donne autant de place à l'action et à l'aventure, au détriment des sentiments des protagonistes et de leurs échanges.
Junior m'avait davantage touchée que Jonas.
Cf. Le premier qui pleure a perdu, de Sherman Alexie.

___

agenda2

 12 > 15 juin 

Posté par Canel à 20:30 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

mardi 18 juin 2019

# Balance Ton Quoi, Angèle

-

Mais c'est vrai qu'il est excellent, ce clip. Merci Cédric ! Emoji

 

Posté par Canel à 18:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

lundi 17 juin 2019

Bon courage, bonne chance, etc.

 

bac2

-bac1

 

▪️ Tous les chiffres du bac 2019 (et un record) en un coup d'oeil ▪️

Les candidats au baccalauréat 2019, de 11 à 77 ans, noirciront quelque 4 millions de copies tout au long de cette semaine d’épreuves écrites, qui démarre lundi, dans plus de 4 600 centres d’examens.

Au total, 743 594 candidats passeront les épreuves terminales. C'est 1,27% de moins que l'an passé. 20 474 se présenteront en tant que candidats libres (2,74% des postulants).

     ▪️ plus de la moitié (53,5%) présentent le bac général,
     ▪️ 25,5% le professionnel,
qui compte 92 spécialités
     ▪️ et 21% le technologique (la série STMG représente 50,9% des candidats) 

Pour le bac général :
     ▪️ 15% des inscrits sont en série littéraire (L)
     ▪️
34% en économique et social (ES)
     ▪️ 51% en scientifique (S).

Le plus jeune candidat a 11 ans et 7 mois, c’est un garçon en terminale S scolarisé dans l’académie de Versailles. Il bat ainsi le record du plus jeune participant qui avait été établi l’année dernière par une candidate âgée de 11 ans et dix mois.
Le candidat le plus âgé a 77 ans et il passera l’examen dans l’académie de Dijon. Il ne bat aucun record : le doyen des prétendants au bac, qui a passé l'examen en 2014, avait 91 ans. Pour rappel, il n’y a pas d’âge légal requis, minimum ou maximum, pour passer le baccalauréat.

Au total, 174 331 personnes seront mobilisées pour surveiller ou corriger les examens, soit 4 millions de copies environ. C'est du moins sur ce chiffre que table le ministère, les enseignants ayant menacé de faire grève pour le premier jour du bac. Les examinateurs et correcteurs seront indemnisés à hauteur de 5 € la copie pour les épreuves écrites et à hauteur de 9,60 € l'heure pour les épreuves orales.

Le coût du bac 2019 s'élèvera à environ 80 € par candidat présent, comme l'an passé. Cette somme inclut la rémunération des professeurs, l'élaboration, l'impression et le transport des sujets, ainsi que la location de salles.

Infographie Visactu

 

Les candidats ont le choix entre 23 langues vivantes étrangères pour les épreuves obligatoires et facultatives, comme en 2018, et 23 autres langues pour les épreuves facultatives uniquement, 12 langues régionales et la langue des signes

Le bac a été institué par un décret du 17 mars 1808 et sa première édition, sous forme d’épreuves uniquement à l’oral, s’est déroulée en 1809. Les premiers titulaires de ce diplôme n’étaient que 31. La première bachelière, Julie-Victoire Daubié, a décroché son diplôme en 1861, à 37 ans.

  >>  source : Bien Public 

 

fb06162

 

Posté par Canel à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 16 juin 2019

Actus, début juin 2019

 

fb06082

fb06081

fb06102    fb06112

fb06083    fb06161

fb06085

fb06091

fb06165   fb06166

fb06101    fb06164

fb06103

fb06104

fb06152      fb06163

fb06121

fb06131

fb06151

fb06167

fb06111

 

Posté par Canel à 14:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 15 juin 2019

~ Ni vu ni lu - Jean-Christophe Mazurie

ni vu

Delcourt, 17 avril 2019, 80 p.

♥♥♥

Livres, films, émissions TV, matchs.
Il y en a pour tous les (dé)goûts.
On n'a pas vu/lu mais on a un avis, parce que ce truc, c'est pas son genre, c'est pour les nazes, les beaufs, les bobos, les pseudo-intellos, etc.

Une 'oeuvre' par page (environ 70).
Beaucoup d'humour, sur les auteurs, le public, le non-public, l'avis des médias.

On pense aux délires jouissifs de Fabcaro, aux délicieux pastiches de Pascal Fioretto, aux dessins de Jul sur les auteurs pour 'La grande Librairie' (cf. recueil BD).

L'aspect ratatiné du graphisme peut rebuter a priori, mais si on s'y arrête, certains portraits se révèlent vraiment drôles (celui de Michel Houellebecq, notamment).

Régal de détente ! 🙂😁

___

agenda2

12 juin

houe

source : actuabd 

 

Posté par Canel à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]