Canel

mercredi 7 décembre 2016

Pour réviser son anglais avec le sourire...

quelques dessins de l'australien Tim Whyatt

Tim Whyatt - Cartoonist

lady gaga   eau   why1

why2    why3    why4

why5     why6     why9

why8      why7

son site : Tim Whyatt

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mardi 6 décembre 2016

~ Je voyage seule, Samuel Bjørk

je voyage seuleDet henger en engel alene i skogen, 2013
traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
bjoPocket Thriller, 11 octobre 2016, 580 p.

♥♥

Un promeneur trouve dans la forêt une fillette assassinée, revêtue de vêtements de poupée, un cartable à ses pieds. Des détails semblent indiquer qu'elle n'est que la première victime d'une série de meurtres.
Les projets de suicide de la brillante inspectrice Mia Krüger* attendront un peu, il est urgent d'arrêter ce serial killer potentiel, et la perspicacité de la jeune femme a déjà fait des miracles par le passé. Le commissaire Holger Munch, son ami, se charge de la ramener à la ville et à la vie.

le hibouIci, comme dans beaucoup de polars récents : des disparitions d'enfants, une équipe d'enquêteurs à laquelle on s'attache et qu'on sera amené à revoir (un 2e volet, Le Hibou, est déjà disponible en VF), différentes pistes, des rebondissements et des surprises à la fin, pas de temps mort, mais pas d'action testostéronée pour autant (ouf). Malgré tous ces ingrédients rebattus, j'ai dévoré ce thriller, sans impression de déjà-lu. J'ai apprécié le rythme vif donné par l'alternance de chapitres brefs (une technique très utilisée, mais pas toujours subtilement), et particulièrement les portraits des personnages, leurs sentiments, leurs échanges, notamment ceux des enfants, vraiment bien vus.

Dans ma liste de Noël : Le Hibou.
Mr, si tu me lis... 😉

* tiens, encore une coquille sur la 4e de couv : il manque le tréma de Krüger

agenda 23 > 27 nov.

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 19e  💀

logo sharon polar 201617

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lundi 5 décembre 2016

~ Un Noël à la téci, Claire Nadaud

un noelLes Mini Syros, septembre 2002, 30 p.

♥♥

Soudain, un inconnu vous offre des fleurs, ça c'est l'effet magique d'Impµlse. Ou parfois, et je préfère, un proche vous offre des livres, ou des chocolats, comme ça, pour rien (OU PRESQUE 😒), un 24 novembre. C'est Noël avant Noël ! 🎄 

Pour Léa et ses copains de CE2 à la téci, le vrai Noël a lieu après l'heure, et pour tous, de manière équitable : à la rentrée de janvier, une superbe surprise attend toute la classe - les enfants de chômeurs, de Rmistes, ceux qui n'avaient pas reçu de cadeaux (ou alors des trucs pas chers tombés en panne aussitôt), ceux dont les proches n'avaient pas le coeur à la fête, ceux qui n'ont pas eu d'Arbre de Noël festif grâce au boulot de Papa/Maman...

Petit roman court et simple, pour les jeunes lecteurs (7-9 ans) qui aiment les histoires mais pas lire des trucs compliqués.
Le style, vif et drôle, rappelle ceux de 'La vie devant soi' (Ajar/Gary) et de 'Du vent dans mes mollets' (Moussafir).
Les plus âgés apprécieront la critique du barouf consumériste autour de Noël, partout, près de deux mois avant la date, et de l'immense gâchis occasionné.
En lecture accompagnée, cette histoire est l'occasion de rappeler que les must-have vantés par la pub ne sont pas les cadeaux qui font le plus plaisir...

agenda 30 nov - emprunt mdtk

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dimanche 4 décembre 2016

~ Le Journal de Mary, Alexandra Echkenazi

le journal de maryBelfond, 4 mai 2016, 278 p.

lejdm♥♥

Ces malades qui nous gouvernent ! Vive les présidents « normaux » - hélas, ils ne sont pas les plus populaires, et est-ce que ça existe vraiment, d'ailleurs ? Mais ceci est une autre histoire...

Journal fictif de Mary Pinchot Meyer, qui fut l'une des maîtresses avérées du président JF Kennedy.
Elle avait seize ans, lui dix-neuf, lorsqu'ils se sont rencontrés à un bal étudiant, en 1936. Coup de foudre, lettres enfiévrées de 'Jack' (John) à Mary. Leurs chemins se sont de nouveau croisés vingt ans plus tard, alors que Mary venait de perdre son dernier fils, âgé de neuf ans, et tentait de divorcer de son mari - un haut gradé de la CIA - et que Jack envisageait la présidentielle, poussé par son père Joe.

mpCe roman a parfois des allures de bluette, le vocabulaire employé ne ressemble guère à celui des années 50-60, cette Mary est plutôt agaçante, les coquilles sont fréquentes, mais qu'importe, il n'en est pas moins passionnant et instructif. Il nous immerge dans l'ambiance de la guerre froide, on apprend beaucoup sur la CIA, sur l'accession au pouvoir de JF Kennedy, sur l'arrivée de Fidel Castro à Cuba. Et, bien sûr, sur l'homme 'Jack/John' (sa maladie, son 'amour' pour les femmes et son addiction au sexe, son couple de façade avec Jackie...), sur le personnage de Mary Meyer - femme 'libérée' : mère de famille sex'n drug'n twist prônant l'émancipation féminine, la fin de la ségrégation, l'assouplissement des relations Est-Ouest...

MP1Et surtout, ce que j'ai apprécié par dessus tout : ce récit résonne de manière particulière quelques semaines après la victoire de Trump aux Etats-Unis, quelques jours après celle de Fillon aux primaires de la droite en France - comment un candidat peut être le premier étonné de se retrouver propulsé au sommet, le décalage entre les attentes d'une population et les faiblesses d'un homme, la parade et la représentation du personnage (poudre aux yeux dont personne n'est dupe mais qu'on attend quand même), la façon dont le sort de la planète dépend de 'caprices' ou de concours de circonstances, tout ce qui peut se passer en sous-main...

Prochaine étape : creuser le sujet, en savoir plus sur le clan Kennedy, sur la période, sur l'influence réelle de Mary Meyer dans les décisions politiques de JFK, sur les circonstances de tous ces assassinats et suicides...

L'avis de Mr.

agenda 30 nov au 3 déc. - merci aux éditions Belfond !

kennedy

... et pendant ce temps, Jackie et JFK posaient, radieux, donnant l'image du couple parfait...
(John F. Kennedy Jr., First Lady Jacqueline Kennedy, Caroline Kennedy, President John F. Kennedy - photograph by Cecil Stoughton, 04 August 1962)

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samedi 3 décembre 2016

~ Battues, Antonin Varenne

battuesPoints Policier, 25 août 2016, 309 p.

lu par Mr

-

Dans la commune de R., tout le monde se connaît, pour le meilleur et pour le pire. Amitié et haine s'y transmettent de génération en génération.
Des clans se sont constitués, notamment autour des familles Messenet et Courbier. Ces deux familles ont fait fortune, acheté la plupart des terrains environnants, et fournissent du travail à la population locale. Elles savent aussi s'entendre quand leurs intérêts sont communs... Les 'manouches' du coin font partie des sujets qui fédèrent la majorité de la population - contre eux, bien sûr...
Rémi, garde-chasse, a lui aussi beaucoup d'ennemis, même s'il sait composer avec les subtilités locales. Sa fonction n'est d'ailleurs pas le seul problème. Le lopin de terre que Rémi a préservé de la convoitise des familles Messenet et Courbier est sujet à conflits, mais c'est surtout son intimité avec la fille Messenet qui dérange : à R., on ne mélange pas les serpillères et les serviettes ! De son côté, Rémi a des comptes à régler avec ceux qu'il estime responsables d'un grave accident dont il a été victime, lesquels se sont en outre réjouis de la déchéance de son père. Dans ce pays de chasseurs, les ingrédients d'une tragédie sont là.
Le lecteur ne sera pas déçu…

L'ambiance de cette commune rurale et les clivages sociaux qui y règnent sont parfaitement mis en scène. Cet aspect du roman rappelle des livres de Franck Bouysse (les excellents Grossir le ciel et Plateau). Ici, la présentation des évènements ne suit pas leur ordre chronologique, mais les surprises sont néanmoins préservées. En effet, les faits sont souvent présentés via des interrogatoires de police, où chacun donne sa propre version des faits, pas nécessairement conforme à la réalité… C'est au lecteur de démêler le vrai du faux et de découvrir les tenants et aboutissants, page après page.

Un très bon moment de lecture, un excellent polar.

De cet auteur, j'avais apprécié Trois mille chevaux vapeur, mais ce Battues m'a paru bien meilleur.

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mercredi 30 novembre 2016

~ L'échappée, Alan Stratton

l'échappéeLeslie's Journal, 2000 - texte revu en 2008
traduit de l'anglais (Canada) par Sidonie Van den Dries

Milan, 7 septembre 2016, 256 p.

♥♥

Elle n'est pas en forme, Leslie.
Ses parents viennent de se séparer, elle vit avec sa mère dans un petit appart' miteux. La maman en question n'est pas en forme, elle non plus, alors c'est une cible facile pour se défouler, et Leslie, avec l'arrogance impitoyable de ses quinze ans, ne s'en prive pas.
Au lycée, c'est pas terrible non plus, la meilleure copine élargit son cercle d'amies, et parmi les nouvelles élues, une peste en veut particulièrement à Leslie.
Aussi, quand un nouveau, super beau gosse, arrive dans l'établissement et commence à s'intéresser à Leslie, c'est une aubaine : enfin la jeune fille compte pour quelqu'un ! Enfin de l'amour dans ce monde pourri !

Avec un tel début, on peut s'attendre à une bluette pour ados, ça commence comme 'La Boum' : trop beau, ce Jason, j'y crois trop pas, il m'a regardée, il me kiffe, moi ! moi et pas les autres, en plus c'est un 'vieux' de 18 ans ! waoow ! il m'aime, il m'offre des cadeaux, il est jaloux, il me protège, etc. Mais alors, « pourquoi ne me suis-je jamais sentie aussi seule depuis que je suis tombée amoureuse de lui ? » Pourquoi suis-je aussi mal à l'aise ?
Le conte de fées se transforme en film d'horreur. ** Le Prince charmant est un loup, un prédateur, de ceux qu'on étiquette sans doute comme 'pervers narcissiques'. **

A lire ! Parce que ce roman dérangeant rend bien compte de la spirale insidieuse du harcèlement moral et des violences physiques.
A faire lire aux adolescent(e)s, pour montrer les dangers de « l'amour ». Certes, on espère que nos enfants n'en connaîtront jamais une telle version, qu'ils/elles ne tomberont pas entre les griffes de ce genre de dingue. Mais mieux vaut prévenir que guérir, même si ça ne sert pas à grand chose - on se croit toujours plus fort, plus malin que les victimes.
Jeunes gens, sachez qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné. Ça fait mal d'entendre ça, oui, et de s'en convaincre. A tout âge, d'ailleurs. Mais surtout à quinze ans, où l'on est avide de reconnaissance, de bisous, de câlins, de tendresse, et de sexe éventuellement, mais dans un processus d'évolution de la relation, pas comme ça, tout de suite, abruptement - là je pense plutôt aux filles, mais c'est bien que les garçons le sachent...
Autre message : même si vous vous pensez affranchi(e) des autres qui vous pourrissaient la vie avant (parents, profs, vieux amis décidément trop crétins/gamins/coincés...), vous pouvez trouver de l'aide auprès de gens à l'écoute quand tout vous échappe. Vos parents, aussi 'vieux cons' vous semblent-ils être, pourraient même être de ceux-là.

agenda 28 au 30 nov.

Merci à Babelio et aux éditions Milan.

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mardi 29 novembre 2016

~ Frankenstein ou le Prométhée moderne, Mary Wollstonecraft Shelley

frankensteinFrankenstein or The Modern Prometheus, 1818
Le Livre de Poche, Classiques, 21 octobre 2009, 352 p.

lu par Mr

shelley♥♥

Alors qu'il dirige une expédition vers le Pôle nord, Robert Walton écrit à sa soeur. Il lui raconte l'histoire de Victor Frankenstein, un personnage tourmenté dont il a croisé le chemin par hasard. Pourquoi et comment Victor est-il venu en cette contrée inhospitalière, et quelles sont les raisons de son désespoir ?
Non, Victor n'est pas le monstre que la plupart imaginez : c'est un homme de science, créateur de l'horrible être fantastique à qui il a donné, et la vie et son nom.

Avant d'être adapté au cinéma, ce roman résulta d'un défi-jeu lancé par Byron à des amis : écrire une histoire de spectre(s). En 1818, Marie Shelley l'a remarquablement bien relevé, démontrant par le même occasion que jouer au démiurge est dangereux…

De Frankenstein je savais seulement qu'il s'agissait d'un monstrueux personnage fabriqué par un savant fou. C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai découvert cette histoire, d'autant plus que l'écriture est particulièrement soignée. La construction par récits enchâssés m'a aussi paru originale, même si, selon la Préface (Les Classiques de poche), cette technique était fréquente au XIXe siècle.
Malgré une intrigue qui manque parfois de crédibilité, la réflexion et le propos restent très modernes, à l'époque de certaines dérives scientifiques, notamment.
Quelques longueurs dans la description de paysages et des affres éprouvées par Victor Frankenstein ont cependant rendu la lecture parfois un peu fastidieuse.

Avec Jules Verne, Marie Shelley fait partie des grands précurseurs de la science-fiction (d'ailleurs, son idée centrale fut souvent reprise avec des robots).
A découvrir si vous êtes amateur du genre.

Merci Bamo ! 😊

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lundi 28 novembre 2016

~ Goupil ou face, Lou Lubie

goupil

Goupil ou face

loulVraoum ! - 12 octobre 2016, 164 p.

♥♥

Connaissez-vous des cyclothymiques (ou bipolaires, si vous préférez, voire bipo pour les intimes) ? Bon courage si vous les côtoyez au quotidien, en famille, au travail ! Imprévisibles, souvent colériques, bruyants, speed, euphoriques, parfois mollassons et tristes. En deux mots : déstabilisants et épuisants. Difficile de les accompagner sur leurs montagnes russes, ou même tout simplement d'attendre que leurs tempêtes se calment. Il faut raser les murs, être patient, diplomate, pas susceptible. Solide, quoi !

Dans cet album, Lou Lubie décrit cette maladie qu'elle connaît bien, puisqu'elle vit tant bien que mal avec depuis l'âge de seize ans. La représentant sous forme d'un renard qu'elle essaie de dompter, la jeune auteur raconte son long parcours, elle évoque les conseils des proches, l'impuissance de nombreux médecins - y compris les spécialistes -, les traitements régulateurs d'humeur, l'importance d'avoir une vie saine et équilibrée pour limiter les secousses...

bipoLe dessin a beau être tout rond, tout mignon, il rend parfaitement compte des tourments du malade, grâce à des symboliques judicieuses (noyade, nuage, monstre dévorateur, ombre menaçante...). Le propos est instructif : on voit que cette maladie connaît des degrés divers, car bien sûr, tout le monde a des sautes d'humeur. Alors où est la "norme" ? Quand consulter ? La réponse est simple : quand la personne et/ou ses proches souffre(nt) de la situation...

Attention, ne vous arrêtez pas à la couverture girly et joyeuse, le ton est globalement pessimiste malgré le sens d'auto-dérision de l'auteur. Comme souvent dans les ouvrages sur la bipolarité, on tourne en rond, on suit le malade dans sa spirale, on remonte la pente et on redégringole avec lui... C'est forcément décourageant, malgré les lueurs d'espoirs et les bons conseils.

agenda 20 nov.

Je conseille cette présentation de la BD et de la cyclothymie.

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dimanche 27 novembre 2016

Primaires OUVERTES* de la droite et du centre - 2/2

* ouvertes à TOUS

prim8
- dessin de Soulcié, Télérama -

A propos des 2 €, cet extrait du Canard Enchaîné du 23/11/2016 :

BP
- zoomable -

•  à 12h30 ce dimanche 27/11  •

À la mi-journée, la participation est en hausse de 10 à 15% (le parti dénombrait 1,217 million d'électeurs à la mi-journée sur 64% des bureaux, contre 1,1 million d'électeurs sur 67% des bureaux lors du premier tour).

•  à 14h  •

A Pontivy, dans le Morbihan, la journaliste du Monde Manon Rescan a constaté que le public de la braderie, qui se tient au palais des congrès, comme le vote, n'est pas le même que celui qui va glisser un bulletin dans l'urne pour la primaire. Elle est allée regarder ce qui coûte deux euros dans la braderie, la somme dont les électeurs doivent s'acquitter pour voter. (Le Monde)
-

prim9   prim10    prim11
un pull, une magnifique princesse D!sn3y encadrée, 50 nuances...

•  à 19h  •

A force d'être ouverte, la primaire de droite est en train de devenir la primaire de la gauche ! - Cette phrase est de Pierre Lellouche, député (Les Républicains) de Paris, sidéré de voir tant de gens de gauche en votant dans le 9e arrondissement de Paris, relate notre journaliste Ariane Chemin.

Les sympathisants d’Alain Juppé ont déjà déposé aujourd'hui au moins deux signalements auprès de la Haute Autorité de la primaire, selon les informations du site Mediapart :
• Le premier provient d'un bureau de vote de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Selon les témoignages de plusieurs électeurs, aucun bulletin de vote “Alain Juppé” ne figurait sur les tables. "Il y avait seulement deux piles “François Fillon”, raconte un membre de l’équipe de campagne. Les électeurs devaient demander le bulletin “Alain Juppé” qui était alors sorti d’un tiroir."
• Le deuxième signalement concerne un bureau de vote de Pantin, en Seine-Saint-Denis. D'après cette même source, "le président du bureau demandait aux gens qui arrivaient pour qui ils allaient voter".

Le Monde

•  à 20h30  •

soulcié
- dessin de Soulcié -

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samedi 26 novembre 2016

~ Quand ils avaient mon âge : 40 ans devant la télé (et autour...) - Gilles Bonotaux & Hélène Lasserre

qd ils avaientAutrement, 7 septembre 2006, 40 p.

Selon le même principe que les autres titres de la série « quand papy (ou mamie/papa/maman) avait mon âge », cet album est cette fois centré sur l'histoire de la télévision, depuis son arrivée en masse dans les foyers, dans les 60's.
D'abord en noir & blanc, puis en couleur.
D'abord une chaîne (l'Ortf), puis 2, puis 3, etc.
Rappel des émissions qui ont marqué les premières années du petit écran : Bonne Nuit les Petits, Belle et Sébastien, Le Manège enchanté, Aglaé et Sidonie, Colargol, La Maison de Toutou... pour les plus petits ; les informations, les Dossiers de l'Ecran, Belphégor... pour les adultes.
La publicité s'appelait la 'réclame', le programme du soir était annoncé par une speakerine...

Le genre de livre qui fait sourire, émeut, provoque des cris de surprise et de bonheur comme lorsqu'on ouvre de vieux cartons remplis de souvenirs oubliés. Nostalgie ! ♪♫
Je pensais que cette série était davantage susceptible de plaire à ceux qui ont connu les périodes évoquées qu'aux plus jeunes. Eh non ! Ma fille en a lu quelques uns en lecture accompagnée/commentée à l'école primaire et, depuis, elle se régale toujours lorsqu'elle en découvre d'autres, ça donne lieu en général à des échanges sympathiques et amusants (elle n'en revient pas que j'aie connu la TV en noir & blanc)...

agenda 20 nov. - emprunt mdtk

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Aglaé et Sidonie - La Maison de Toutou
Pépin la Bulle - Le Manège Enchanté
Kiri le Clown - Colargol

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- la mire ORTF -

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vendredi 25 novembre 2016

~ Moissons sanglantes, Peter Robinson

moissonsAbattoir Blues, 2014
traduit de l'anglais par Pierre Reignier
Albin Michel, 2 novembre 2016, 450 p.

Mystères dans le Yorkshire rural, des mystères épais comme le brouillard local : oink oink, bah, woof woof, moo [les animaux du décor] - plink plonk [la pluie].
« Damned, mon tracteur a disparu pendant que je bronzais aux States ! se plaint un néo-rural. Oui, j'avais laissé la clef accessible, mais bon, c'est pas une raison, twenty Gods ! »
Pendant ce temps, un ancien militaire trouve une tache de sang en promenant son chien, et on dirait bien de la cervelle en bouillie au milieu, foi de soldat... Dial 999... Ring ding : « Vous avez demandé la Police, ne quittez pas ! »
Ayé, l'enquête peut commencer. Quelqu'un a entendu des vroom vroom la nuit de la disparition du tracteur ? Knock knock, on va voir les voisins du gentleman farmer, certains offrent a cup of tea aux cops, d'autres pas, et de (long) fil en (grosse) aiguille, on remonte jusqu'à quelques guys au passé louche, au présent fumeux/enfumé et au futur incertain.
Police & thieves in the streets, oh yeaaaah... ♪♫ [The Clash]

Alléchée par le bandeau 'N°1 des ventes en Grande-Bretagne', espérant une ressemblance avec les délicieux polars britanniques de l'américaine Elizabeth George, j'ai eu envie de découvrir Peter Robinson via ce dernier titre paru. Je l'ai lu en compagnie virtuelle de Sandrine (alias SD49). Je me suis rapidement ennuyée, alors click click (tapotements fébriles sur le clavier), j'ai demandé à ma copine ce qu'elle en pensait. Elle aimait bien. Je me suis accrochée, renâclant de plus en plus pour m'y remettre. L'intrigue a failli rebondir vers le milieu : owouch (doigt salement écrasé), crash/bang (accident de la route). Faux espoirs, on a continué à piétiner.
J'ai fini par sauter du tracteur poussif en marche, p. 295, il en restait 140...
Le Yorkshire est une région très jolie, je connais, j'y suis allée IRL en 1981, mais bon... J'ai déjà perdu quatre heures à attendre que ça bouge - tick tock, tick tock (la pendule du living room, qui dit yes, qui dit NOOO !)... zzzzzzzz zzzzzzzzzz (sieste)...
Blam, j'ai refermé ce livre à tout jamais. Ma co-lectrice a tenu bon, jusqu'au bout, et m'a gentiment raconté le dernier tiers du livre et le dénouement (entre divers papotis, politiques, familiaux...) - merci !
Même si j'ai lu quelque part que les autres polars de l'auteur étaient meilleurs, je n'ai pas envie de vérifier. Ce dernier, lent, mou et prévisible, est le 22e (!!) de la série 'Inspecteur Banks', ceci peut expliquer cela.

NB : onomatopées en VO trouvées sur Wikipédia.

agenda 18 au 20 nov - merci aux éditions Albin Michel, et à Sandrine pour cette lecture commune !

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 18e  💀

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jeudi 24 novembre 2016

~ Les petites Reines, Clémentine Beauvais

les petites reinesEditions Sarbacane, 1e avril 2015, 270 p.

CB

Les romans 'bonbons acidulés', c'est bon... ou ça fait grincer des dents.
Les mélanges de genres, j'ai du mal, ça demande paradoxalement beaucoup de subtilité - sucre, graisse, poivre, sel, sable... par pincées, pas par louches.
Ici, on avance avec des gros sabots, des gros pneus.

L'auteur entend dénoncer les dégâts :
- du regard pas cool sur les "gens différents" (étrangers, handicapés, gros, moches...)
- du harcèlement moral
- du diktat de la beauté et de la minceur
- et même de la guerre
- et puis aussi des hommes qui abandonnent une femme enceinte.
C'est louable mais ça fait beaucoup. Surtout que Mireille, notre narratrice de quinze ans et demi, va pulvériser tout ça avec brio, humour, générosité, un sacré coup de pédale, beaucoup de panache, etc.

J'ai trouvé l'ensemble lourd, long, parfois drôle et bien vu, mais souvent niais. Le 'tout le monde il est beau, il est gentil'* de la fin, déjà pressenti dans la dernière ligne droite du périple, m'a achevée...

Ce roman a été élu « meilleur livre jeunesse 2015 » par le magazine Lire. Quels étaient les autres en lice ? Qui vote ? Cette revue est-elle indépendante ? (non, bien sûr que non, elle est pleine de pubs)...

* même un ministre, un président ? allons, allons ! le livre est paru un 1e avril, mais quand même...

PS : la majorité des autres lecteurs sont beaucoup plus enthousiastes (4.14/5 de moyenne sur 396 notes, sur Babelio)

agenda 22 & 23 nov - emprunt mdtk

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mercredi 23 novembre 2016

~ Le Loup en slip - Paul Cauuet, Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz

Dargaud, 4 novembre 2016, 36 p.

♥♥

Alerte ! Il y a un loup dans la forêt. Facile à reconnaître : regard fou, poils dressés, crocs menaçants.
La défense s'organise : pièges, alarmes, cours de karaté, noisettes anxiolytiques, brigade anti-loup.
Et IN-FOR-MA-TION, à gogo. On ne parle que de ça, partout. C'est important de savoir d'où vient le danger pour se préparer à l'affronter. C'est pratique d'avoir un coupable tout désigné, aussi, pour lui mettre les problèmes sur le dos. Et puis c'est bien de vendre des gadgets et des armes, ça fait marcher le commerce, les industriels vous remercient.

loupLorsqu'elle découvre le vrai visage de ce loup, ** et surtout ses vraies fesses, recouvertes d'un slip à rayures, ** la population est presque déçue de le trouver si normal, si peu effrayant.
Mais c'est quand même bien lui qui est à l'origine de la disparition des trois petits cochons, non ? Voire...


Une histoire qui, comme le célèbre Le loup est revenu (Geoffroy de Pennart), tourne en dérision les a priori, la peur, la rumeur, et bien sûr les médias qui les relaient, décuplant ainsi la terreur.

On retrouve l'humour et le talent scénaristique des auteurs (cf. Les Vieux fourneaux, t.1, t.2, t.3) dans cet ouvrage qui plaira à la fois aux petits et aux grands. Les plus jeunes aimeront l'intrigue, les dessins rigolos, les allusions aux fesses du loup et à son slip (cf. le succès de Ma culotte d'Alan Mets). Les adultes apprécieront les références à l'actualité - en vrac : terrorisme, stigmatisation de minorités, médias, sensationnalisme, politicien(ne)s et leurs discours sécuritaires démagos...

agenda 21 nov. - merci EL

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mardi 22 novembre 2016

LE GRAND SHOW des petites choses, Gilbert Legrand

Cette expo à la médiathèque voisine : LE GRAND SHOW des petites choses.

Ce n'était pas une très bonne idée de mettre ces ciseaux-araignée sur l'affiche de présentation, ça a dû en rebuter plus d'un(e).
Je suis passée plusieurs fois à côté de la salle d'expo sans avoir envie d'y entrer. Et ce n'est que le dernier jour, en entendant une dame s'écrier que c'était génial, que j'ai eu la curiosité d'y jeter un coup d'oeil.

En effet, Gilbert Legrand a du génie pour donner corps & âme à des objets, avec humour et poésie.

<  images zoomables en cliquant dessus  >

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D'autres oeuvres sur son site.

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lundi 21 novembre 2016

~ Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre & Christian de Metter

au revoirRue de Sèvres, 3 octobre 2015, 168 p.

Malgré les avis enthousiastes de nombreux lecteurs dont les goûts me paraissent proches des miens, je n'ai jamais été tentée par le roman signé Pierre Lemaitre qui a inspiré cette BD.
Parce que :
- l'auteur,
- la guerre 14-18 dont on nous rebat les oreilles depuis presque trois ans,
- le prix Goncourt,
- la taille du livre.

Les éloges m'ont rendu curieuse, j'ai pensé pouvoir appréhender le récit via sa version BD. Erreur ! Il me semble qu'il faut avoir lu le roman pour tout saisir. Aussi réussi, aussi fidèle soit-il à l'esprit d'un ouvrage (de 600 p. !), un album de 168 p. est forcément réducteur, donc frustrant si on ne connaît pas l'histoire.
Et peut-être même si on la connaît : je n'ai pas envie de me frotter à la version BD de Shutter Island, dont j'ai tant aimé l'original de Dennis Lehane et le film (Martin Scorsese, 2010). Une telle intrigue en 130 p. ?

J'ai souvent les mêmes réserves sur un film adapté d'un bon roman foisonnant. Ça m'apprendra à vouloir prendre des raccourcis !

PS : les critiques sur Babelio montrent qu'on peut apprécier cette BD sans avoir lu le roman.

agenda 21 nov. - emprunt mdtk

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dimanche 20 novembre 2016

Primaires OUVERTES* de la droite et du centre

* 'ouvertes' à TOUS

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source : L'actu en patates, Martin Vidberg

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source : Le Canard Enchaîné du 16/11/2016

extraits du Monde à 15h :

■  Rachid, 70 ans bordelais depuis 25 ans, ne vote pour aucun parti en particulier mais estime qu'il faut voter aujourd'hui car c'est "maintenant que ça se joue et pas en avril prochain". Il veut faire barrage à Marine Le Pen et souhaite soutenir celui qui sera le "plus armé pour la battre". Déçu de François Hollande, il souhaite voter pour quelqu'un qui ne dise pas "tout ce que l'autre a dit, un président ne devrait pas dire ça". (envoyée spéciale Sarah Belouezzane à Bordeaux, fief d'Alain Juppé)
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■  En 2011, la primaire du PS avait attiré 2,6 millions d’électeurs au premier tour et 2,8 millions au second. Avec plus d'un million de votants comptabilisés à la mi-journée, le président de la commission d'organisation de la primaire de la droite Thierry Solère, a estimé que "les trois millions de votants" seront dépassés au terme de cette journée.
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■  Journaliste Alain Beuve-Méry, dans l'un des bureaux de vote du 7e arrondissement de Paris. Extraits de ce qu'il a vu et entendu : 
 
   Sur la charte :
"Quand est-ce que je dois signer la charte ?"
- "Mais vous l'avez déjà fait, Monsieur, maintenant vous devez émarger".
Les trois quarts des votants signent la charte de la primaire sans s'en rendre compte, pensant qu'ils avaient émargé. [je confirme : je m'en suis étonnée, puis j'ai entendu cette question et cette réponse]
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   Sur les bulletins :
Aux questions régulières sur l'ordre des bulletins, la réponse est invariablement la même : "Il a été tiré au sort, au niveau national. Rien n'a été laissé au hasard".
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   Sur la participation des jeunes :
- "C'est dommage, parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui ne viennent pas voter"
- "C'est la faute aux 2 euros, c'est trop cher"
- "Les jeunes ne veulent pas donner deux euros pour aller voter"
- "Ils ont bien toujours deux euros pour aller boire une bière"
- "Votre raisonnement est primaire, Monsieur".
[je connais des jeunes qui "ne se sentent pas concernés" par la Présidentielle de 2017 (sic) 😒  - ce ne sont pas les 2 € qui posent problème - quand les parents proposent de les donner]
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   Embouteillage pour les noms de A à M :
A plusieurs reprises, un des organisateurs de la primaire remonte la file d'attente, pour demander s'il y a des personnes dont le nom ou le nom de jeune fille va de N à Z. "Dans le quartier, il y a beaucoup de particules, et elles sont classés à D", note un des responsables. "Regardez votre carnet d'adresse et vous verrez que les premières lettres de l'alphabet sont les plus remplis", renchérit immédiatement, son voisin.
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- résultats (provisoires) à 22h30 -
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samedi 19 novembre 2016

~ Silence, t.1 : L'Initiation - Didier Comès

silenceCasterman, 24 octobre 2001, 62 p.

Tandis que je vantais Tout seul de Chabouté à des quasi-inconnus, évoquant un tout petit peu de quoi il était question, on m'avait conseillé Silence de Comès - un chef-d'oeuvre ! Oui mais 'on' ne savait pas que c'était pas mon truc, les histoires de règlements de compte à coup de sorcellerie dans des patelins où les croquantes et les croquants rient de l'idiot du village et l'exploitent.

L'intrigue se déploie sur 120 pages bien chargées d'une BD dont j'ai trouvé le trait peu engageant, les couleurs pâlichonnes et la graphie trop dense.

Je n'ai aimé ni le fond, ni la forme, j'ai parcouru d'un oeil dégoûté les dix dernières pages du premier opus, la vue du crapaud et des dizaines d'araignées devenant vraiment insupportable - pour le bestiau pustuleux, j'étais pourtant avertie dès la couverture.
Je n'ai même pas feuilleté le second volet pour connaître la fin de l'histoire.

agenda 19 nov. - emprunt mdtk

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vendredi 18 novembre 2016

~ En douce, Marin Ledun

en douce

Ombres Noires, 24 août 2016, 251 p.

ML

Elle danse bien, Emilie, et elle est sexy. Elle a envie de ramener un type chez elle, ce soir : Simon, un bûcheron qu'elle a repéré au feu d'artifice du 14 juillet et chauffé en boîte dans la foulée. Il est un peu tiède, il bosse tôt le lendemain, il aimerait bien rentrer dormir. Elle se fait câline. Il cède. Arrivé chez Emilie, le monsieur va avoir une drôle de surprise. Le terme 'partie de jambes en l'air' va prendre un tout autre sens.

Encore un thriller ** à base de séquestration et de vengeance, ** façon Karine Giébel, Pierre Lemaitre, Sandrine Collette - pour ne citer que ceux que je connais.
Découragement en découvrant ces thématiques (je n'avais pas lu la 4e de couv, « qui est encore un modèle du genre », comme dirait Lolokili) : je continue ou pas ? y aura-t-il du nouveau ? d'autres sujets de réflexion que dans les dizaines d'autres romans noirs que j'ai déjà lus sur ces sujets ?
En avançant, j'ai trouvé également des ressemblances avec les atmosphères sombres et les univers bouchés décrits par Pascal Dessaint, mais aussi avec certains personnages ruraux-rugueux de Franck Bouysse.

Plaisir et intérêt très fluctuants en cours de lecture. L'idée « dans quelle mesure les autres sont-ils responsables de nos échecs ? » m'a plu, mais l'intrigue et ses rebondissements m'ont souvent ennuyée.

De cet auteur, j'ai aimé Les visages écrasés, mais pas du tout Dans le ventre des mères.

agenda 16 & 17 nov - merci, Sandrine, pour le prêt !

💀 challenge polars & thrillers 2016-2017 chez Sharon - 17e  💀

logo sharon polar 201617

• rentrée littéraire 2016 •

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jeudi 17 novembre 2016

~ Amin, sans-papiers - Sylvie Beaussier & Frédérick Mansot

aminElan Vert, Poil à Gratter, 3 octobre 2007, 32 p.

♥♥

Pour ses copains d'école, Amin est un petit garçon comme les autres.
Pour l'administration, Amin et ses parents ne devraient pas être là, ils sont sans-papiers.
Sans-papiers ? Ça veut dire quoi ? se demandent Julie, Clément et Clarisse en entendant les adultes évoquer cette situation et s'indigner de la menace d'expulsion.
On pourrait lui en donner, nous, on en a plein dans nos cartables, du papier !
Non, c'est un peu plus compliqué : Amin n'a pas de carte d'identité, il n'est pas français.
Ah !! Il est né où, Amin, alors ?
En France !
Ben alors !?

Bel album, utile lorsqu'on entend, ici ou là, que des étrangers viennent « chez nous » pour « nous piquer nos richesses ». Il est important de rappeler qu'ailleurs, il y a la guerre, la famine, qu'on risque la mort...
Les illustrations - des personnages collés sur de 'vrais' décors photographiés - me semblent plutôt moches, mais ce mélange de naïveté et de réalisme donne un peu de légèreté au propos, tout en soulignant son actualité.

agenda 12 nov. - emprunt mdtk

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mercredi 16 novembre 2016

~ Dites aux loups que je suis chez moi, Carol Rifka Brunt

dites aux loups

aaTell the Wolves I'm Home, 2012
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Axelle de La Rochefoucauld
Libella, 2015 -
10/18, 2 juin 2016, 500 p.

♥♥♥♥♥

A la fin des années 80, on commençait à voir des proches mourir du Sida. La maladie ne touchait plus seulement des people « aux moeurs dissolues » qui « couchaient avec n'importe qui » et se déchiraient la tête avec toutes sortes de substances. Mais ce nouveau virus, aux modes de transmission alors mal identifiés, restait assimilé à l'homosexualité et à la toxicomanie. Le Sida était donc honteux pour beaucoup, certains y voyaient un châtiment divin ('divin', 'de Dieu', pas 'délicieux', et quand Dieu se met en colère, ça ne rigole pas)... Je parle au passé, mais trente ans plus tard, les amalgames sont tenaces (sida = homosexualité et/ou toxicomanie, mais aussi homosexualité et/ou toxicomanie = honte)...

tell theFinn, l'oncle de June, succombe à cette maladie. La jeune fille de quatorze ans est très proche de cet homme. Le deuil va être douloureux, d'autant plus que sa soeur, de deux ans son aînée, est une vraie peste, et que leurs parents ont leur idée sur la façon dont Finn a contracté le virus, et que cette interprétation bloque pas mal de choses.
Grâce à une amitié inattendue, June va être accompagnée dans ce 'travail' de deuil, poursuivre un petit bout de chemin avec cet oncle disparu trop tôt.

Le titre de cet ouvrage m'évoquait un thriller, et comme je ne lis pas les quatrième de couverture, j'ai été surprise en découvrant l'histoire.
'Dites aux loups que je suis chez moi' (pour une fois le titre est bien traduit, littéralement) est une chronique familiale, où l'on suit plus particulièrement une jeune adolescente en souffrance.
Beaucoup de sensibilité et d'émotion dans ce roman initiatique, qui m'a parfois fait penser à Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee). Et si l'on peut s'étonner du comportement d'un des adultes et le trouver irresponsable, il s'explique de façon très touchante au fil du récit.

Subtil, triste, beau.

agenda 9 au 14 nov.

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