bon rétablissement

Rouergue, 2012

Lu par Mr

♥♥♥♥

Jean-Pierre, retraité depuis sept ans, se réveille sur un lit d'hôpital. Il est en piteux état, et un policier attend son réveil pour l'interroger. Mais Jean-Pierre ne se souvient pas de ce qui a précédé sa venue en ce lieu sinistre. Par ailleurs, Jean-Pierre vit seul, sa famille est restreinte et distante, et il a peu d'amis. Il faut dire qu'il est plutôt acariâtre le gaillard, souvent indélicat, et peu patient de nature (dommage ici, où c'est ainsi qu'il est désigné). Ce bardage de défauts laisse cependant parfois apparaître des valeurs humanistes chez cet homme de gauche, ainsi que de la tendresse. Finalement, Jean-Pierre semble surtout bourru et maladroit. 

Ce récit d'une hospitalisation et des rencontres qu'elle induit (médecins, infirmières, patients, « proches » ou censés l'être, et ce policier…) est l'occasion de réflexions sur les thèmes de la maladie, de la mort (et de la vie). Un tableau désabusé, parfois cynique, de la société et de l'être humain y est peint. Des touches d'optimisme sont cependant aussi présentes. le regard de l'auteure sur ses personnages est celui d'un sociologue et/ou d'un psychologue. Sans pouvoir être qualifié de drôle, le récit est plein d'humour, et raconté du début à la fin avec un admirable sens de la formule.

J'ai beaucoup apprécié ce livre, même s'il m'a légèrement moins emballé que « Trente six chandelles » de la même auteure. Ce léger décalage s'explique peut-être tout simplement par l'ordre de lecture - effet de surprise émoussé.

L'avis de Canel.

< emprunt mdtk >