la légende des fils

Flammarion, 2011, 189 p.
J'ai Lu, août 2013, 247 p.

♥♥♥♥♥

Arizona, fin 1962.
La guerre est omniprésente dans la vie de Scott : la troisième guerre mondiale semble imminente, et son père, ancien combattant en Europe et en Corée, en porte les stigmates. Il est rentré aux Etats-Unis infirme et brisé, est devenu alcoolique et brutal.
A l'aube de l'adolescence, Scott est encore très proche de sa mère. Cet amour fusionnel et lumineux les aide tous deux à endurer la folie et les violences paternelles.

Le début du roman m'a charmée. L'écriture est belle, poétique, le contexte socio-historique intéressant. Le triangle familial m'a rappelé celui que l'auteur met brillamment en scène dans Le cas Eduard Einstein : amour inconditionnel entre une mère et son fils, soutien mutuel face à un mauvais père - déficient et toxique.
Mais un peu trop de nature-writing, de religion et de lyrisme m'ont finalement engluée.

Ennui et déception, donc.
A lire de préférence comme un récit initiatique, une fable oedipienne, pour ne pas être trop agacé par l'invraisemblance de certains comportements et événements.

Horloge 11 & 12 mars - emprunt mdtk