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Les Fourmis Rouges, 24 mai 2018, 32 p.

dp

Ne jamais s'avouer vaincue !
Mon échec avec Harley McKenna (Mon Territoire, Tess Sharpe) ne m'a pas découragée : je me confronte de nouveau au western. En douceur : un petit singe 🐵 et une banane sur la couverture, c'est à ma portée, même si y a écrit 'cow-boy', je fonce.

Si on ne lit que le texte des pages de gauche, aïe ! C'est violent, ça décoiffe : bébés lapins en guise de petit déj', braquage de banque, baston avec le shérif, blessure, cavalcade, crasse et odeur de bad boy. A couper le souffle.

Si on lit soigneusement dans l'ordre, avec la page qui illustre le texte en vis-à-vis, ça va beaucoup mieux.
Et surtout, on s'amuse et s'émerveille du génie de l'auteur ! Elle réécrit l'histoire en politiquement correct, ne dessinant que ce qui est 'acceptable' : une banane pour remplacer le Colt, un chewing-gum pour le whisky et la clope, UNE autruche pour respecter la parité, etc.
Et parfois, selon le principe du mouton du Petit Prince dans sa boîte : ça se passe derrière les portes.

Conclusion officielle du livre : « C'était une super histoire de cow-boy, non ? »
Et là je dis : « Oooh yeah, a fuuucking good story ! »
Mais comme il faut éviter les termes anglais et la vulgarité, je remplace par « Oui, alors, une excellente histoire !' »

Pied de nez au politiquement correct ? Pas que.
L'art de contourner les règles avec humour.
Avec, en prime, un graphisme adorable.

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