la sirèneDargaud, 29 janvier 2021, 64 p.
(1e édition en 2006)

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« La Bretagne (...) est une terre où fleurissent les légendes. Toutes ne sont pas sans fondement. »

Gustave Gélinet est un peintre sans talent, un 'laborieux barbouilleur' que le critique Fulmel se fait un plaisir de piétiner dans ses articles. Ses portraits ont l'oeil morne, et même les petits clébards qu'il peint sont grotesques.
Jusqu'au jour où l'un de ses tableaux, représentant une jolie sirène, fait fureur. Gélinet devient un 'jeune homme fort prometteur'.
Fulmel fulmine, c'est de lui qu'on se gausse désormais.
Surpris d'un tel sursaut d'imagination de la part du peintre, il enquête : 'Un mulet ne se transforme pas en étalon'…

Encore une fois, sous la plume de Hubert & Zanzim, les hommes sont minables, veules et fats. Même ceux qu'on croit meilleurs parviennent à décevoir par leur égoïsme.
Les femmes sont leurs victimes, mais elles sont patientes & futées, savent rebondir et renverser les situations, retrouver leur liberté, leur identité, se faire une place.

Les dessins sont toujours superbes, la couverture annonce bien la couleur. Les auteurs soignent les détails, restituent à merveille des ambiances et des époques.
Les rayures & carreaux des vêtements, indépendants des plis de l'étoffe, m'amusent toujours.

L'intrigue m'a quand même paru un brin en-deça de celles des autres albums de Hubert et/ou Zanzim, plus élaborées, plus surprenantes. Ils m'ont trop gâtée jusqu'alors, peut-être. Ou je ne les ai pas lus dans le bon ordre.

La postface, subtilement drôle, m'a fait rajouter une étoile (de mer).

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3 avril