lâcher prise

Letting It Go, 2013
traduit de l'anglais par Sidonie Van den Dries
Futuropolis, janvier 2014, 152 p.

♥♥♥♥♥

Miriam Katin, d'origine juive, est née en 1942. Avec sa mère, elle a fui les troupes allemandes puis l'armée russe à travers la Hongrie et la Pologne. Installée aux Etats-Unis depuis 1963, elle vit aujourd'hui à New York, écrit des témoignages en bandes dessinées après avoir travaillé pour Disney.
Dans ce "Lâcher prise", elle évoque le départ de son fils adulte pour Berlin, la difficulté pour elle d'accepter qu'il adopte la nationalité hongroise et s'installe en Allemagne. Du sel sur une plaie encore à vif pour cette femme exilée... Miriam ira néanmoins lui rendre visite, et va, malgré ses réticences et son hostilité, apprivoiser le Berlin d'aujourd'hui. Un "Berlin nouveau" (sic) qui respecte les victimes de la Shoah et celles du régime soviétique de l'après-guerre.

Cet album-témoignage est intéressant, honnête. L'auteur s'y présente sans complaisance, apparaissant comme une femme torturée, agaçante, capricieuse, mais finalement attachante. Le graphisme peut rebuter : le trait et les tons sont fouillis, tristounets, ternes, vieillots - parfaitement en phase avec l'image que j'ai eue de l'auteur, cela dit. 

L'avis d'Edea.

Horloge  05/11 - emprunt mdtk