les orpailleursGallimard, 1993
Folio Policier, 1998, 400 p.

Le saigneur de l'anneau.
A laisser au masculin et au singulier ? Vous verrez.

Des mains de femmes coupées, et comme fil rouge : une bague de la même couleur.
Une enquête entre Paris et la Pologne, entre les années 90 et la seconde Guerre mondiale - pendant et juste après.
Plein de prénoms féminins en -a (Nadia, Martha, Helena, Aïcha, Olga, Jadwiga) et de noms polonais. Trop.
Trop de pistes aussi, surtout quand on connaît la fin, la toute fin (dévoilée dans un autre livre de cet auteur, lu récemment), et qu'on a horreur des spoils.

Cette histoire basée sur des faits tristement réels nous parle de misère, de marginaux, de victimes, de cupidité - images des laideurs de notre société, de notre Histoire. Thierry Jonquet en connaît un rayon, et ne lésine pas sur les détails.
On retrouve son excellent style, qui fait passer tant d'horreurs presque en douceur - acuité, cynisme et humour.

Mais cent pages de trop, sans doute, comme tous les romans que je lis depuis trois semaines.
Lecture gâchée par le contexte, assurément.

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