un ami parfaitEin perfekter Freund, 2002
traduit de l'allemand par Olivier Mannoni
Christian Bourgois Editeur, 2002

♥♥

Lorsque Fabio se réveille à l'hôpital, il est surpris d'apprendre qu'il n'était pas dans le coma. Les cinquante derniers jours se sont 'seulement' effacés de sa mémoire et chaque matin, il repart à zéro.
Quand il peut enfin rentrer chez lui, Fabio enquête pour savoir dans quelles circonstances il a reçu le coup responsable de cette amnésie, et comment il a vécu ces dernières semaines avant que sa mémoire se mette en pause. Plus il recherche & trouve, et moins il comprend. Sa vie semble être un vaste chantier (de démolition plus que de reconstruction) sur les plans amical, sentimental, et professionnel : 'Je suis devenu un contraire absolu de moi-même.' Soit l'opposé du copain fiable, du compagnon fidèle et du journaliste sérieux qu'il était avant.

Martin Suter est doué pour raconter des histoires et rendre ses dialogues vivants, parfois drôles.
Au moins dans ses autres romans, et au début de celui-là, qui m'a rappelé les tons de Boileau-Narcejac et de Japrisot. Je me suis cependant vite ennuyée : c'est long, lent, l'enquête piétine, tandis que se multiplient les dates, les noms de personnages & de lieux (villes, cafés-restaus). Comme si on n'était pas assez perdus.

Je gardais un bonne impression du film (Francis Girod, 2006), avec Antoine de Caunes dans le rôle de Fabio. Je me demande pourquoi, après cette lecture, et en voyant les moyennes faiblardes sur Allociné (presse & lecteurs).

Le premier roman de l'année ne peut pas être un abandon, et même si la lecture me met de mauvais poil, je vais au bout. Un petit fond de superstition me souffle que je manquerai de ténacité en 2021 si je ne finis pas. Je n'ai terminé ce thriller que pour cette raison idiote.

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29 déc. > 2 janv.