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THC

The last talk with Lola Faye, 2010
traduit de l'américain par Gérard de Chergé
Seuil, Points, juin 2014, 352 p.

♥♥♥♥

Luke est né et a grandi à Glenville, un patelin minable, aux côtés d'un père loser qui tenait une boutique miteuse. Son avenir était tracé : continuer là. Encouragé par une de ses enseignantes, il a nourri d'autres rêves qu'il a réussi à réaliser : rejoindre la prestigieuse université de Harvard. Il est devenu prof et écrivain - un écrivain médiocre, selon ses dires et au vu du succès très limité de ses livres.
Plusieurs années après le meurtre de son père, Luke est abordé par Lola Faye, qu'il a toujours supposé être la maîtresse de son père. Elle prétend vouloir une dédicace, mais leur échange se prolonge, et la lumière se fait lentement sur les drames en cascade qui ont suivi la mort du père de Luke.

Comme dans la plupart de ses romans noirs, Cook dissèque ici les relations entre un père et son fils adolescent - incompréhension mutuelle et malentendus, maladresses et difficultés à communiquer. L'exercice est brillant, Cook montre un homme qui reconsidère avec un regard adulte des événements qui étaient restés figés dans une version bornée d'adolescent intransigeant... Je me suis parfois engluée dans ce récit, quand même. On prend souvent connaissance deux fois des mêmes faits, lorsque le narrateur se souvient, et lorsqu'il parle avec Lola Faye. Quoi qu'il en soit, je trouve qu'il s'agit d'un très bon thriller psychologique, le suspense est bien là grâce à la complexité du personnage de Lola. Mais je n'avais pas l'esprit suffisamment disponible au moment où je l'ai lu.

Les brillantes critiques sur Babelio de Marple et de Gildas.

De cet auteur, j'ai beaucoup aimé Les feuilles mortes.

Horloge 7 au 10 janvier

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