une bonne intention

Bragelonne, 14 mars 2018, 384 p.

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Quand les enfants sont en difficulté, les adultes sont là pour les aider. Dans un monde idéal, en tout cas, et à condition qu'ils ne soient pas eux-mêmes responsables de leurs souffrances.
Depuis la mort de sa maman, la petite Mathilde va mal. En silence, parce que son père est trop occupé à dégringoler copieusement, et ses autres proches sont trop lâches ou égoïstes pour lui venir en aide. Seule son institutrice compatit de loin en loin, mais ça ne suffit pas.

Tiens, ces thématiques évoquent beaucoup le dernier roman de Delphine de Vigan, 'Les Loyautés'. On pense aussi à la façon dont Barbara Abel met en scène des enfants victimes de l'égoïsme et des maladresses adultes. Cette 'Bonne intention' est également proche des ouvrages écrits en parallèle par Solène Bakowski et Amélie Antoine : 'Avec elle' et 'Sans elle'. On y voit la nécessité d'expliquer aux enfants les drames qui les touchent de près, sous peine de les voir culpabiliser et être écrasés sous le poids d'une telle responsabilité.

Courbe en cloche pour cet ouvrage lu juste avant Pâques : début bordélique (donc bof), intérêt croissant notamment grâce à l'angoisse, à l'émotion et au suspense, et déception grandissante avec une fin dont le développement est de plus en plus rocambolesque et inutilement chargé. ** le rôle joué par la grand-mère, l'inertie du père et celle de la victime quand elle a compris qu'on la tuait **

Trois étoiles : pour le plaisir de lecture, pour la finesse et la beauté de certains passages, et pour cette couverture toute mignonne - parfaite pour exprimer la tristesse d'un enfant.

Des mercis à :

1/ Mr qui m'a pour une fois laissé choisir sa MC Bbl... 😉😘
2/ Sandrine pour la lecture commune !  lecteur lecteur  (oups, je suis encore en retard pour le billet...)

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