la dame deragDimma, 2015
traduit de l'anglais, d'après l'islandais, par Philippe Reilly
Editions de la Martinière, 2018
Points, 5 mars 2020, 312 p.

Plus au nord que la dame de Haute-Savoie de Francis et que la dame de pique d'Alexandre : la dame de Reykjavik. Cette inspectrice de police Hulda est un peu à l'ouest, depuis que son chef Magnus lui a annoncé son départ en retraite anticipée. Un jeune collègue prometteur la remplace, il est déjà installé dans son bureau, elle n'a que quelques jours pour plier bagage. Magnanime, Magnus l'autorise à reprendre une affaire non résolue pour "s'occuper" avant de partir. Elle choisit d'enquêter sur le décès d'une jeune femme russe, survenu un an plus tôt.

Que de drames et de victimes, dans cette intrigue !
Des enfants traumatisés, des 'justiciers sauvages', des demandeurs d'asile, des flics tire-au-flanc (ou ripoux ?), et en leitmotiv, une sexagénaire blessée d'avoir été mise sur la touche, et angoissée à l'idée de partie en retraite. Tellement angoissée qu'elle fait un peu n'importe quoi...

Lecture poussive et décevante : trop de digressions, trop de drames intimes et trop de pistes à la fois théâtrales et à peine esquissées.
Je n'ai pas réussi à m'attacher à Hulda, malgré ses blessures (trop geignarde ? de mauvaise foi ?). Quant à la fin, elle m'a rappelé ces bons vieux Mary Higgins Clark où... *** le coupable est l'un des moins probables, à chercher parmi les gentils ***

Je n'adhère décidément pas aux polars islandais, à leur ambiance plombante... J'ai abandonné Arnaldur Indriðason après trois titres lus, et Le crime d'Arni Thorarinsson m'avait laissée complètement abattue aussi.

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12 > 14 juin