lundi 14 septembre 2020

~ Sale Gosse, Mathieu Palain

L'Iconoclaste, 2019, 350 p. ♥♥♥♥♥ Où j'ai appris ce que signifie Miskine - le nom du chien 🐶 de Pierre-Emmanuel Barré, dont le journal de confinement fut l'un de mes plaisirs de cette période. De l'arabe مسكين (miskīn) : pauvre, pauvre type, malheureux, triste, loser. Dans ce roman : du foot, mais pas que. Sinon j'aurais abandonné. Entre les films Polisse (Maïwenn) et Hors normes (Toledano & Nakache), des histoires d'enfants mal partis dans la vie, d'adoption, d'ados en colère (pléonasme ?), d'adultes qui y croient, même si... [Lire la suite]
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dimanche 6 septembre 2020

~ Ce qu'il faut de nuit, Laurent Petitmangin

La Manufacture de livres, 20 août 2020, 190 p.- ♥ -Les bons parents, ça existe ? Les très mauvais, oui... Et encore, il n'y a pas d'absolu, puisque certains sont aimants avec une partie de leur progéniture et maltraitants avec un mouton noir, un vilain petit canard, ainsi désigné on ne sait pourquoi (cf. La maladroite d'Alexandre Seurat). Et puis aimer ne suffit pas, d'façon, on nous l'a assez répété (cf. Winnicott et la 'mère suffisamment bonne'). Le père de cette histoire me semble exemplaire. Après le décès de son épouse, il... [Lire la suite]
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samedi 29 août 2020

~ Térébenthine, Carole Fives

Gallimard, 20 août 2020, 176 p. ♥♥♥♠♠ Quand Trust tutoie l'antisocial qui perd son sang-froid, j'aime. J'aime aussi quand Téléphone me dit familièrement que quelque chose en moi ne tourne pas rond. Jean-Louis, si tu savais... 🙃 Et je suis toute chose quand on me chante ça : 'Je te vois toute nue sur du satin. Et j'en dors plus, viens me voir demain.' * Bref, je ne suis pas à cheval sur les principes : tutoie-moi si tu veux. Par contre, quand un auteur emploie la 2e personne du singulier dans son roman, au mieux, je suis déroutée,... [Lire la suite]
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vendredi 28 août 2020

~ L'anomalie, Hervé Le Tellier

Gallimard, 20 août 2020, 336 pages ♥♥♥♥♠ Blake : tueur à gages Miesel : auteur Lucie : mère célibataire et monteuse (ciné) André : amoureux de Lucie Sophia : petite fille intelligente et curieuse, passionnée par les batraciens Slimboy : chanteur au Nigeria... J'en passe, il y a pléthore de personnages, présentés en alternance sur près de 130 pages.   Si on manque de patience, d'attention, c'est vite lassant et on se demande quand l'auteur va passer à l'intrigue, ou s'il va poursuivre en mode catalogue (je ne lis pas les... [Lire la suite]
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dimanche 2 août 2020

~ Une vie de Gérard en Occident, François Beaune

Verticales, 3 janvier 2017, 290 p. ♥♥♥♥♥ Le temps d'une soirée, en attendant une réception, Gérard raconte 'son' Occident à Aman, jeune réfugié érythréen. L'Occident de Gérard, c'est la Vendée et ses spécificités socio-économiques, en lien avec son Histoire. Un monde à part, vraiment. La Vendée de Gérard, ce n'est pas le littoral avec ses grandes plages pour bronzer et surfer, ni les tribunes du parc du Puy du Fou où tu en prends plein la vue pour plein de ronds. C'est celle du bocage, rurale, ouvrière, agricole, et sa 'capitale',... [Lire la suite]
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jeudi 2 juillet 2020

~ Il est des hommes qui se perdront toujours, Rebecca Lighieri

P.O.L. Editeur, 5 mars 2020, 384 p. ♥♥♥♥♠ Qui peut encore croire que la misère est moins pénible au soleil ? Avec ce roman, on oublie l'idée, si elle nous a effleuré un jour. Nous sommes à Marseille, dans les années 80-90. La famille Claeys vit dans une cité défavorisée. Mais peut-on parler de famille, d'ailleurs ? Karel et Hendricka, les deux aînés, sont superbes avec leurs yeux clairs, leurs grands cils, leur teint de pêche et leurs jolies boucles - mélange parfait d'ancêtres belges et kabyles. Mohand, le petit dernier, souffre... [Lire la suite]
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lundi 1 juin 2020

~ Ciao Bella, Serena Giuliano

Le Cherche Midi, 2019Pocket, 5 mars 2020, 270 p.♥♠♠♠♠ Je pense [qu'il pourrait arriver le pire à mes enfants],donc je suis [la plus inquiète des mères, alors sûrement la plus aimante]. Vraie angoisse mâtinée de mauvaise foi et de fausse modestie ?Ciao Bella, c'est l'histoire d'une jeune maman qui doutait, qui paniquait, qui crise-d'angoissait et qui allait voir une psy pour apprendre à vivre avec toutes ces entraves, voire à s'en libérer. Elle a découvert qu'elle aimait écrire, a donc ouvert un blog, et avec leurs petits... [Lire la suite]
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samedi 30 mai 2020

~ Le Violoniste, Mechtild Borrmann

Der Geiger, 2012Editions du Masque, 2014Le Livre de Poche, 6 janvier 2016, 312 p. ♥♥♥♠♠ L'Armée rouge a contribué à libérer l'Europe du nazisme, mais Staline n'était pas un philanthrope. Il avait même beaucoup de points communs avec Hitler (et d'autres dictateurs que je 'connais' moins) : arrestation et torture d'indésirables, lesquels étaient envoyés dans des camps, spoliés de leurs biens, condamnés arbitrairement à 10 ou 20 ans de travaux forcés - pas de CDD, chez Hitler, on était censé garder son 'poste' à vie... Ce roman de... [Lire la suite]
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mercredi 6 mai 2020

~ Dans la gueule de la bête, Armel Job

Robert Laffont, 6 février 2014, 312 p. ♥♥♥♥♥ « Il n'est nullement nécessaire d'avoir un coeur mauvais pour causer de grands maux. » Hannah Arendt (in 'Considérations morales') Nous sommes à Liège en 1943. La menace nazie grandit pour les Juifs résidant en Belgique, et des 'Justes' s'organisent pour les cacher. Parmi eux, une organisation catholique. Grâce à ce réseau, la petite Annette/Hanna est placée chez des religieuses, Grégoire/Volko exerce clandestinement ses talents de tailleur chez une veuve, et Nicole/Fannia est accueillie... [Lire la suite]
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samedi 2 mai 2020

~ Le Cerbère blanc, Pierre Raufast

Stock, 4 mars 2020, 275 p. ♥♥♠♠♠ Y aura-t-il un avant et un après ? Oui ! Avant, je me régalais des livres de Pierre Raufast. Maintenant, je les éviterai. Ses talents de conteur sont toujours là. C'est juste l'histoire qui déconne. Plan-plan sur 150 pages (c'est long), drôle de mélange ensuite. Pas de récits tiroirs, de poupées russes, d'effet K!nder surprise et d'inventions de génie (les voix antiques sur la terre cuite, par exemple)... qui faisaient le charme de ses précédents romans. Par contre, toujours des anecdotes et des... [Lire la suite]
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