dahlRoald Dahl revisite six contes pour enfants, pour le plus grand bonheur... des adultes. Dans la plupart des cas, les méchants n'ont pas le temps de le devenir, ou alors ils sont punis de façon immorale et c'est particulièrement réjouissant pour le lecteur, gniark gniark !

Je me suis régalée, d'une part pour le politiquement incorrect, d'autre part avec le style qui alterne langage soutenu et mots familiers. Mais c'est là que je m'interroge sur le conseil de lecture à partir de huit ans  : beaucoup de mots sont de ce fait à expliquer aux plus jeunes, et si la présentation en rimes rythme la lecture, elle la complique aussi par l'emploi de subjonctif passé... Je salue le travail de la traductrice : s'agissant de rimes, elle a dû en fait tout réécrire, et c'est très réussi !

Contes à lire dans l'ordre de préférence, pour la surprise dans le dernier chapitre.

Extrait :

Sa mère suffoquée devient désagréable

Et maudit son garçon d'une voix d'outre-tombe :

"Je suis abasourdie ! C'est trop ! Les bras m'en tombent !

Espèce de crétin ! As-tu eu le culot

De vendre notre Prune pour un maigre fayot ?" (p. 18)

Un conte peut en cacher un autre, Roald Dahl (traduit par Anne Krief), Gallimard, Folio Cadet, mars 2003, 64 p.

Merci, Biblio, pour l'idée !