plateauLa Manufacture de Livres, 7 janvier 2016, 300 p.

lu par Mr

♥♥

Le Plateau est un lieu sauvage. Ici, les difficultés de la vie des hommes modèlent leurs caractères. Leur rudesse cohabite parfois avec une grande profondeur d'esprit. Quand le destin s'en mêle, la tragédie se met en place...

Si ce livre était un cocktail, je le verrais avec un fond de Pierre Magnan (pour le cadre bucolique et les intrigues complexes), une rasade de John Steinbeck (pour ses dialogues concis et percutants), et un zeste de tragédie antique. Avec d'aussi bons ingrédients, il n'y a plus qu'à siroter !

De fait je me suis régalé pendant presque 300 pages, avec ces personnages sombres mais attachants. En peu de mots, ils échangent des réflexions profondes, parfois percutantes, à l'image des coups de poings que Karl lance dans son sac de boxe.
La simplicité jubilatoire des dialogues est d'autant plus évidente que le reste du texte est écrit dans un style riche et très imagé - qui implique d'ailleurs l'attention permanente du lecteur.

Seule ombre au tableau, mais de taille, les deux dernières pages de l'épilogue m'ont donné le désagréable sentiment d'avoir raté quelque chose dans la compréhension du livre. Cette dernière impression gâche mon appréciation globale d'un roman qui m'a pourtant procuré d'excellents moments de lecture.

Spoil sur l'épilogue ** j'ai compris que Martial indique à Virgile, venu de débarrasser de ce vieil homme gênant, qu'il n'aurait pas informé Georges de la provenance de l'argent que lui aurait légué Virgile. Soit mon interprétation est erronée, soit l'information que cet épilogue donne ainsi m'apparaît trop insignifiante pour mériter de figurer à cet endroit du roman.**

L'avis de Canel.